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  • Ayaya Moses dans Le Devoir

    «Une cuvée magnétique», Mario Cloutier, Le Devoir, 20 septembre 1997
    samedi 20 septembre 1997 Presse

    On ne pouvait imaginer mieux comme cerise sur le sundae de cette cuvée magnétique que ce quatuor à cordes qui réinvente l’expression «maîtrise de l’instrument». On les a vus ensemble sur la scène de Victoriaville en mai et en pleine apogée. Les quatre lascars (Fred Firth, René Lussier, Nick Didkovsky et Mark Stewart) jouent une musique ne pouvant devenir chose du possible qu’uniquement entre les mains de virtuoses. Plusieurs moments forts—du rock de Lussier avec son Ayaya Moses à l’émouvant Freedom is your friends Il de Frith en passant par Pulau Dewata de Claude Vivier—ponctuent cette route traversée à dos d’archet, de stridences, de pincements et de feedback. Une musique méticuleuse, improvisée et très écrite, violente et douce, ensorcelante et minimaliste, véhicule d’émotions et de réflexions. D’une rigueur inégalée tout en célébrant une liberté de chaque instant. Un grand disque et de grands musiciens. On en parlera encore dans 50 ans. Oyé, oyé, Montréalais, Montréalaises! Frith vous a compris. Accompagné de ce quatuor essentiel, il vient donner ce spectacle tout aussi essentiel le 5 octobre au Club Soda. L’événement sera le clou du Festival Guitarevolution, organisé par l’infatigable guitariste montréalais Tim Brady. Allelluia!

    … un grand disque et de grands musiciens.

    volume 2: Hourra pour la bastringue, Ambiances Magnétiques dans Le Devoir

    «Une cuvée magnétique», Mario Cloutier, Le Devoir, 20 septembre 1997
    samedi 20 septembre 1997 Presse

    Pour ceux et celles qui n’ont pas encore pris pied sur le coloré continent d’Ambiances Magnétiques, voilà une occasion en or. Une heure de musique et une quarantaine de musiciens qui interviennent en solo, duo, trio, quatuor et grands ensembles; ce qui donne un petit aperçu de la face cachée des choses d’une musique souvent exigeante mais toujours accessible. Un morceau de choix qui ravira toute oreille le moindrement disponible à la nouveauté, à la musique qui pose les vraies questions: les clarinettes ont-elles un escalier de secours?

    Un morceau de choix qui ravira toute oreille le moindrement disponible à la nouveauté…

    Les fleurs du tapis dans Le Devoir

    «Une cuvée magnétique», Mario Cloutier, Le Devoir, 20 septembre 1997
    samedi 20 septembre 1997 Presse

    Cet inédit d’un enregistrement réalisé dans une église en 1989 réunit Jean-Denis Levasseur, sax soprano, Jean Derome, sax alto, Pierre Cartier, basse et direction musicale. L’écriture de Cartier sait voyager de façon raffinée à travers un jazz aux tons pastel. Usant au maximum des qualités exceptionnelles des musiciens du quatuor, notamment lors des magnifiques échanges de saxos, cette musique, la pièce titre et Kimm entre autres, annonce déjà les plus belles pages du compositeur, celles de Chansons de Douve. […] Les fleurs du tapis séduit subtilement. L’enregistrement ne trébuche à aucun moment dans la banalité ou le cliché. Pierre Cartier possède une voix où pointe une solennelle mélancolie accentuée par les habiles spirales que décrivent ici les instruments des sieurs Derome et Levasseur.

    Les Fleurs du tapis séduit subtilement.

    Le temps des bombes dans Le Devoir

    «Une cuvée magnétique», Mario Cloutier, Le Devoir, 20 septembre 1997
    samedi 20 septembre 1997 Presse

    La maison de disques Ambiances Magnétiques continue son travail inlassable de promotion de la musique actuelle québécoise, incontournable, urgente, de plus en plus ouverte, tentaculaire. Au début de l’été, la petite étiquette indépendante dirigée avec flair et de main de maître par Joane Hétu nous a proposé un éventail éloquent de son savoir-faire, une panoplie éclatée et éclatante des sentiers multiples explorés depuis plus de dix ans par les créateurs québécois de sonorités inventives et inusitées. Cinq disques: une réédition sur compact, un inédit, une œuvre radiophonique, une compilation et une nouveauté d’un quatuor international composent cette magnifique — salade d’été, qui reste toujours verte, démontrant notamment la renommée des nôtres dans un domaine où l’on n’est jamais prophète, pas plus que l’on ne faits de profits, en son pays.

    Jamais à la mode, jamais démodé, pourrait-on dire d’André Duchesne en écoutant ce disque pré-Locomotive et post-Conventum. Sorti en 1984, Le Temps des bombes n’a pas perdu de sa pertinence à une époque où l’absurde tue toujours: en Algérie, en Israël ou sous le pont de l’Alma. «Comment voulez-vous qu’un homme qui était là par hasard ait l’air tranquille et relaxe?», demande fort justement le guitariste. Moins rock et plus Kurt Weill, ce disque qui tombe aussi bien qu’une bombe procède d’une acuité sans pareille dans le regard et dans le verbe. Sans violence mais avec précision, Duchesne sait tourner le fer dans notre paix d’Amerloques français. Sa nourriture musico-poétique paraîtra indigeste aux dictateurs des ondes radiophoniques commerciales, mais, pour les aventuriers des «chansons à texte», elle laisse agréablement trotter, longtemps après l’audition, tout plein de points d’interrogation dans notre cervelle ankylosée. «Quand viendra le temps des bombes papa, est-ce qu’on pourra encore sortir dehors?»

    Ce disque qui tombe aussi bien qu’une bombe procède d’une acuité sans pareille dans le regard et dans le verbe.

    Navré dans Coda Magazine

    «Review», Stuart Broomer, Coda Magazine, no 275, 1 septembre 1997
    lundi 1 septembre 1997 Presse

    Lussier serves as the major sideman

    With Jean Derome’s sextet, Les Dangereux Zhoms, on Navré. This group, playing compositions by the leader, specializes in odd sounds. The opening notes of the first tune, Anchive, resemble the cacophony of various farm animals. Such sounds continue more or less throughout the piece being solos by the leader on altosaxophone and by bassist Pierre Cartier. The next selection begins with flatulent sounds which may or may not have an anti-Nazi meaning— because of the title, Munich —akin to that by Spike Jones on Der Fuehrer’s Face, a possibility reinforced by the title of the next composition, Train pour Nuremberg, which includes a brief but ironically poignant allusion to reveille. Animal and flatulent sounds recur throughtout this CD, especially on Casse-cou, which seems an exercise in goofiness.

    Pantin evokes a Spanish feeling, while Lindau brings to mind Scottish music. The leader excels on the most traditional of his compositions. The shifting moods and tempos of the impressionistic and occasionally ruminative Navré remind me of some of Carla Bley’s compositions for the Liberation Orchestra in the late 1960s.

    I applaud this group’s effort because Derome succeeds in creating new sounds. If I had to express reservation about this music, however, I would say that some of it does not seem entirely serious.

    Ayaya Moses dans Cadence

    «Review», Michael Rosenstein, Cadence, no 23:9, 1 septembre 1997
    lundi 1 septembre 1997 Presse

    For his enlire career, Fred Frith has effectively bridged (or maybe just turned his back on) the gaps between rock, improvisation, composition, folk musics, and anything else that caught his fancy. He has continually forged intriguing combinations and syntheses, whether in his own playing, or in compositions he has written for olhers. Though released under his leadership, for this recording Frith has joined with three equal, like-minded guitarisis for a meeting that draws on antiphonal compositions, free improvisations, skronking guitar blasts and delicate interactions. Compositions by Olivia Bignardi and Claude Vivier, along with pieces by each of the members are woven into a suite-like whole with short collective interludes. The notion of an eleciric guitar quartet brings immediate visions of a bombastic blowout, but each of these players brings both a personal voice and sensitivity to the proceedings. The four effectively wend their way through the 7 pieces and 7 entree acts, moving from intricate counterpoint to slashing bluster with concentrated precision. Each of these players has developed an improvisational voice that blends rock vocabulary and electric squalls with flowing articulations, free electronic abstractions, and a strong Iyrical sense. The centerpiece here is certainly Claude Vivier’s Pulau Dewata. “Vivier is a Québécois composer whose work incorporates massed voicings, insistently repeated rhythms, quirky melodic fragments, and textural juxtapositions for a music that builds elegant structural depth from what seems disarmingly simple on the surface. The four decipher the piece with poised energy, stepping quietly through hushed sections of simple looping, rhythmic paltems that ring like gamelan music, then attack percussive punctuations with chiming vigor. In the hands of these four, the grouped electric guitars move from organ-like, hovering chords, skittering collective interplay, and massed rock squall as the pieces are threaded together, flowing from one to the other. These four are opening up the possibililles for electric guitar through intriguing compositions, thoughtfull improvisations, and keep group interaction.

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