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  • Nous perçons les oreilles, Jean Derome, Joane Hétu, Nous perçons les oreilles dans Ici Montréal

    «Improvisation sur un t’aime», Michael D Hogan, Ici Montréal, no 1:25, 12 mars 1998
    jeudi 12 mars 1998 Presse

    Les saxophonistes Joane Hétu et Jean Derome, complices dans la vie comme en musique, présentent une série de quatre concerts en deux parties, pour lesquels ils ont invité des artistes de différentes disciplines à improviser, par paires, en leur compagnie. «Méme si c’est un spectacle qu’on ne présente pas souvent, c’est un projet très vivant pour nous, raconte la musicienne. Ce n’est pas quelque chose qui est dans l’agenda. Nous sommes conjoints dans la vie et on se retrouve parfois le soir, quand les enfants sont couchés, pour improviser et composer. A la diffêrence de Castor et compagnie[son dernier CD], où l’on retrouve mes musiques et mes textes, ici, le résultat se développe à la faveur de notre rapport. C’est une façon de travailler qui me permet beaucoup de liberté et qui suppose énormément de complicité. Nous perçons les oreilles, ce sont des chansons très courtes, naïves et humoristiques. accompagnées de musiques bruitistes radicales. Ça porte bien son nom.»

    Chaque soir, un autre duo se joindra aux musiciens en deuxième partie. Pierre Hébert et Sylvie Massicotte, dans une rencontre musique-cinéma-littérature, ont déjà travailié ensemble et avec Derome. Louise Bédard et Andrew de L Harwood sont rompus à l’improvisation en danse. De leur côté, Danielle Palardy Roger et Pierre Tanguay sont deux percussionnistes bien connus de la scène de la musique actuelle. «Nous trouvions intéressante l’idée de réunir différentes disciplines artistiques pour montrer comment elles peuvent influer l’une sur l’autre. Par exemple, la musique ne sera pas reçue de la méme façon si elle est mise en rapport avec la danse ou l’image cinématographique. On pourrait dire que le duo de saxophones reste le pilier du spectacle, mais qu’il prend un éclairage dffférent chaque soir. Tout dépend du rapport qui s’installera avec les autres. L’improvisation, qu’elle soit musicale ou multimédia, reste un art de la conversation, Chacun doit être à l’écoute des autres et ne pas avoir d’idées préconçues. Sinon, on prend le champ dès le départ.»

    On peut faire confiance à Hétu et Derome, férus de musique improvisée depuis plus de vingt ans, pour bien s’entourer et s’organiser pour se faire entendre. A preuve, cette série de concerts est le prélude à la sortie d’un album, et le premier de trois événements qu’organisent cette année Les Productions Super Mémé, la boïte qui met en scène les musiques audacieuses à Montréal.

    On peut faire confiance à Hétu et Derome, férus de musique improvisée depuis plus de vingt ans, pour bien s’entourer et s’organiser pour se faire entendre.

    Ayaya Moses dans Everybody’s News (Cincinnati)

    «Disc Review», Chris Corner, Everybody’s News (Cincinnati), no 494, 6 mars 1998
    vendredi 6 mars 1998 Presse

    This is simply amazing. A bit of novelty, perhaps, with a quartet of electric guitars playing some serious-type chamber music of a rock-style ensemble. I’ll bet the Fred Frith Guitar Quartet is great live—these guys are four of the most outside electric guitar players this side of Sonic Youth, all playing at the same time, sometimes scraping the strings with rocks, whatever, just goin’ to town on 24 strings. Sometimes cacophonous, sometimes brilliantly melodic, this is serious “art” music designed for listening. Sometimes you can party to this record, cuz they jam, too. I don’t know where the compositional process ends and the improvisational parts begin, and that makes the FFGQ listening experience all the more fun. The compositions are credited to all the members of the ensemble, not just to Mr. Frith. René Lussier, Nick Didkovsky, Mark Stewart round out the quartet that dables in rock, jazz and avant garde noise. Some call this kind of music “deconstruction”, but I don’t. The compositions are complex and the melodic material can be difficult.

    Some of the most compelling music comes out of quartet settings. Bartok. The Beatles. Four Hand Grenades. If you like your music jittery, academically respectable and action-packed with a cartoon-esque appeal, you’ll dig the FFGQ. Sometimes they take you to the rings of Saturn as well. You’ll have to special order the CD from your local record store, though. Its an import from Canada, eh? So here’s the dope hoser.

    This is simply amazing.

    Les clarinettes ont-elles un escalier de secours? dans The Globe and Mail

    «Review», Mark Miller, The Globe and Mail, 5 mars 1998
    jeudi 5 mars 1998 Presse

    If John Zorn plays off two traditions on Het, then the Montréal clarinetist Robert Marcel Lepage takes on a dozell or so with Les clarinettes ont-telles un escalier de secours?. (En anglais: Do clarinets have a ladder of escape?) It’s quite brilliant in a whimsical sort of way. But the humour here, both in the music and in tho wonderful cartoons that Lepage has drawn for his insert notes, belies the gentle desperation of his larger plaint: Whal does one do with this curious instrument in ]998? Lepage reviews the possibilities, applying his clarinet(s) to familiar rock, R & B and classical settings as well as a variety of ethnic song and dance forms. Some of the titles of his tunes tell the story: Mustang Dimitri, Zorbanlieu, Tintin au Rajasthan and Sahararinette. Wisely, he does not belabour these odd notions; the 22 tracks, some less than a minute in length, draw to a close well before their cleverness turns against them. And quite apart from the issues that they raise about the clarinet, they put Lepage himself on very impressive display. Among Canadian clarinetists, Vancouver’s François Houle gets all the press these days, but Lepage is equally worthy of notice. Indeed, he goes Houle one better this time, demonstrating how well the clarinet can be played with tongue planted firmly in cheek.

    … it’s quite brillant in a whimsical sort of way…

    La plante humaine dans Zona Tóxica

    «Discos», Toño Sánchez Uribe, Zona Tóxica, no 3, 1 mars 1998
    dimanche 1 mars 1998 Presse

    Otro cd que captará tu atención. En él Lepage presenta el Soundtrack del filme de animación: La plante humaine del realizador Pierre Hébert. Paquete sonoro de ritmos que atraviesan rutas que van desde el jazz, hard rock, ritmos modernos y percusiones africanas que podriamos clasificar (dado el tratamiento musical de Lepage), como una ópera contemporanea.

    Le temps des bombes, André Duchesne dans Revue & Corrigée

    «Critique», Paul-Yves Bourand, Revue & Corrigée, no 35, 1 mars 1998
    dimanche 1 mars 1998 Presse

    Originellement paru en 1984, ce disque, dont la réédition est plutôt bienvenue pour remplacer les vinyles rendus transparents à force d’usure, permet de retrouver avec plaisir le jongleur Duchesne et ses fertiles chassés-croisés poétiques.

    Tout au long des huit plages (dont quatre proviennent de la bande sonore d’un film de Jean et Serge Gagné, consacré à van Gogh), les alternances d’humour et de gravité conservent toujours le ton juste.

    Colossales ripailles gargantuesques La dictature dure, résistance à l’arbitraire Case Ta Case, souvenirs d’enfance heureuse d’avant l’ère nucléaire, Le Temps Des Bombes. menées d’un marginal «camélidophile», jouxtent des Corbeaux Noirs où la prose emportée d’Antonin Artaud cisaille les toiles de Vincent v. Partout un cœur gros comme ça. avec des tripes à la mesure, fait vibrer cet assortiment de chansons et compositions patiemment rodées ou Limées avant d’être couchées sur la bande magnétique.

    Le personnel recruté pour une bonne part dans les caves du Conventum (Pierre Cartier, Bernard Cormier, Jean Derome, Michel Dupire, Jean Coriveau et un René Lussier particulièrement prolixe) s’attache autours d’arrangements somptueux qui combinent instruments acoustiques (violon, clarinette basse, contrebasse et percussions) et électriques (casio, guitares; comme s’il en pleuvait pour les secondes).

    Un album de couleurs donc qui, 13 ou 14 ans après, est toujours aussi empli de vitalité. Foulquier, ie pape de la chanson dite française, va s’en retourner dans sa tombe. Laissons le donc à ses insomnies.

    Dur Noyau Dur dans Rubberneck

    «Review», Rubberneck, no 28, 1 février 1998
    dimanche 1 février 1998 Presse

    The abstract guitarism of René Lussier proves a better foil to Tétreault’s repertoire of textured sounds. In fact Lussier often gets a long way from the “musical” in the course of the collaboration. He plays both acoustic and electric guitars and is particularly impressive exploiting the tonal range of the former. His suggestive harmonics and strangulated lines bring a desicated Iyricism to bear on work which is always pushing in the direction of noise. Tétreault uses a broader set of sounds than on the Callas album, coming across at times like a kind of lo-fi real-time sampler. There’s a terrific scratchiness to the noises the two make even when they rub each other up the wrong way it feels right.

    … even when they rub each other the wrong way it feels right.
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