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  • The Squiggle Game dans Blow Up

    «Waves. Impro Rock», Stefano Isidoro Bianchi, Blow Up, no 204, 1 mai 2015
    vendredi 1 mai 2015 Presse

    Qualcuno ricorderà, nove anni fa, l’unico album dei canadesi Foodsoon che potremmo definire “band collaterale” dei Klaxon Gueule; ecco, a distanza di tanto tempo ritroviamo il batterista Alexander MacSween all’esordio a nome personale dopo una carriera andata avanti per anni e anni alla corte di molte delle migliori formazioni di imrpo-jazz/rock attive a Montréal. Con lui (batteria, programmazione, sampler e tastiere) ci sono Corinne René (marimba, timpani, gong, vibrafono, percussioni), Nicolas Caloia (contrabbasso) e Sam Shalabi (chitarra elettrica) e al centro di tutto c’è, inutile dire, il (senso del) ritmo. Guidato però più da Shalabi che da MacSween: è la sua chitarra rigurgitata e singultante che dà l’abbrivio a quasi tutti i pezzi, ora più decisi (That Gum You Like, DCVI), ora più astratti (Eleanor Bone, la jazzata Crocodiles), ora vagamente technoidi (Uncle Flabbius, Onward), ora completamente sfasciati e disgregati (Scarsdale, The Poacher’s Dream). Il responsabile primo programma tempi e controtempi (Love Me On Tuesday) e con gli altri “comprimari” aggiunge sample, rimbrotti, botte, rimbalzi. Tutto è essenziale fino ad apparire spartano e talvolta interrogativo: bel disco. (7/10)

    7/10
    7

    The Squiggle Game dans Bad Alchemy

    «Kritik», Rigobert Dittmann, Bad Alchemy, no 85, 1 mai 2015
    vendredi 1 mai 2015 Presse

    Beats’n’Bass? Beats’n’Guitar? Beides. MacSween gibt mit Rhythm Programming & Sampler und seinen Erfahrungen mit Bernard Falaise und Martin Tetreault den Ton an, Nicolas Caloia (Ratchet Orchestra) spielt Kontrabass & Korg, Corinne René klopft und streicht Marimba, Woodblocks, Tympani, Gongs, Cymbal etc., Sam Shalabi, MacSweens Duopartner in Detention und rundum einer von Montréals umtriebigsten Köpfen, etwa mit Shalabi Effect oder Land Of Kush, spielt E- & Nylonstringgitarre. Zusammen wildern sie Eisbären oder Krokodile, sie kauen Gummi oder Pflaumen und krakeln, wie es der Phantasie beliebt. Wobei das erste Klangbild eher einem Tüpfeln gleicht, mit seinen punktuellen Gesten und Kürzeln, die in straightes Drumming von René münden, während Shalabi frei drauflos improvisiert. Nach ähnlicher Rezeptur entstanden so 11 Tracks, jedoch mit jeweils besonderer perkussiver Finesse und Klangfarbe, mal mit qualliger Pauke und geschraubtem Knarren, mal mit dadaistischen Spracheinwürfen und krumm genagelten Bluesnoten. Shalabi lässt sich jedenfalls immer ein bisschen was anderes einfallen und trumpft sogar mal als ironischer Coq-Roqer auf. In Zweifelsfall ist es meist MacSween, der einem ein X für ein U vormacht, mit Automatengetickel zu Marimageklöppel und Knarrbass bei ‘Uncle Flabbius’, mit seltsamen Wooshes, U U U U-Kampfrufen und systemwidrigem Verhalten von Krokodilen bei ‘Crocodile’. Wenn es komisch flötet oder rauscht, ist er der Haupt­verdächtige. Wenn es nicht wie bei ‘Scarsdale’ doch der gestrichene Gong und eine aufbrausende Gitarre ist. Die dann auch fies jaulende Schlingen legt. Caloia streicht Pflaumenmus, bei ‘Onward’ ticken Sekunden zunehmend groovy und stompy. Auch das Finish ist groovy, mit Korg und Marimba und einem schnellen, treibenden Shufflebeat. Ich fühle mich bestens besquigglet.

    Time of the Sign dans Camuz

    «Critique», Maxime Bouchard, Camuz, 29 avril 2015
    mercredi 29 avril 2015 Presse

    … je fus agréablement surpris par le disque Time of the Sign (Ambiances Magnétiques, 2014), troisième opus de la formation ontarienne Vertical Squirrels. Ça sonne comme une sorte de mélange entre le jazz, l’improvisation libre, le post-rock, le jazz-rock et du field recordings. Difficilement classable, ce groupe est formé de Daniel Fischlin, Ajay Heble, Lewis Melville et Ted Warren. S’ajoutent les invités Jane Bunnett, Ben Grossman, Scott Merritt et Larry Cramer.

    Ça sonne comme une sorte de mélange entre le jazz, l’improvisation libre, le post-rock, le jazz-rock et du field recordings.

    Jean Derome dans Le Devoir

    «Jean Derome, homme de la Renaissance», Serge Truffaut, Le Devoir, 25 avril 2015
    samedi 25 avril 2015 Presse

    Le saxophoniste, flûtiste, compositeur et oulipien Jean Derome est un homme de la Renaissance. Rien de moins. Il est ainsi car il civilise le monde depuis des lunes aussi antiques qu’indiennes. Bref, depuis le temps long de l’histoire. C’est d’ailleurs pour cette raison, et beaucoup d’autres, qu’une année Derome débutera en mai prochain et se conclura en juin 2016. Au ras des pâquerettes comme du bitume, sachez, ami lecteur, que le détail de ce marathon gréco-musical sera décliné le 28 avril dans l’enceinte de la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal. C’est dit.

    En attendant l’amorce, à 17 h pour être aussi exact qu’une montre suisse défiscalisée, de ce rendez-vous très singulier, on va, pour notre part comme de notre côté, déposer une requête auprès du Conseil de sécurité des Nations unies. Quand? À l’ouverture des marchés le lundi 27 avril. L’objectif? Que l’année Derome soit métamorphosée, toutes affaires cessantes, en décennie Derome. On a fumé de la moquette à l’acrylique? Pas du tout! Si cela avait été commis, on aurait fait une faute de goût augmentée d’une injure à l’égard, et non à l’endroit, dutapis persan, qui en verlan se mue en «pi-ta sans père». Comme quoi les ayatollahs sont des freudiens qui s’ignorent.

    Si satisfaction n’est pas accordée par le CS de l’ONU, alors on déclenchera illico la troisième guerre mondiale. On exagère? Pas du tout! On l’a déjà écrit, on va le répéter pour mieux le souligner: Jean Derome est un homme de la Renaissance. À l’instar des ancêtres italiens, il est d’une immense culture. Aussi musicale que livresque. On se souvient, par exemple, qu’il y a une vingtaine d’années il avait consacré tout un album à la purée de Vie, mode d’emploi de Georges Perec. On se souvient qu’il a accompagné des danseurs, des cinéastes, des poètes. Bref, tout ce qui fait la beauté de la vie sans recours à un mode d’emploi.

    On a toujours été épaté, subjugué, séduit par l’aisance comme par l’à-propos avec lesquels il fait résonner les chants d’oiseaux tant chéris par Eric Dolphy, avec lesquels il met en relief les rythmes chaloupés si chers à Duke Ellington et à Billy Strayhorn. On a toujours été ce qu’on a confié avoir été par le génie — oui! le génie — avec lequel il décline les oraisons «bluesées» de ce cher Roland Kirk comme par sa manière de commenter les déambulations de Thelonious Monk dans le territoire du chaos sans jamais avoir sombré.

    Jean Derome est un homme de la Renaissance comme un grand homme. Si d’aventure on conjugue ce constat, qui n’est donc pas une opinion, avec une limitation géographique ou nationale, alors on déclenchera la quatrième guerre mondiale. Car étant ce qu’on dit qu’il est, Derome est de facto universel. C’est clair? Eau quai! Ave et surtout pas amen. […]

    … Derome est de facto universel.
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