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  • Elle a son mot à dire dans Take Effect

    «Review», Tom Haugen, Take Effect, 17 mars 2026
    samedi 28 mars 2026 Presse

    The conductor, vocalist and alto saxophonist Joane Hétu brings her avant-pop background to these experimental tracks that employ the Ensemble SuperMusique.

    The distinct title track opens with Sarah Albu’s inviting voice that acts like an instrument amid Julie Houle’s well timed tuba, and Elle n’est pas un animal arrives soon after with Luzio Altobelli’s bright accordion that suits the many voices and ‘found object’ type noises.

    Landing in the middle, Avoir le motton welcomes Émilie Fortin’s animated trumpet and Noam Bierstone lively percussion to a very rich album highlight, while Lumière benefits greatly from Michel F Côté’s electronic manipulation alongside Albu’s expressive pipes.

    Further still, Elle a dit oui has the voices layered strategically and Hétu’s colorful sax present with much creativity, and Elle qui est-elle? exits with a very animated demeanor that blends the wind, brass and percussion with distinct singing.

    Mostly new but some older pieces are present, as Hétu fleshes out harmonics, rhythm, and strong attention to tonality with an iconoclastic spirit.

    Hétu met en valeur les harmoniques, le rythme et accorde une grande importance à la tonalité, le tout avec un esprit iconoclaste.
    9/10

    Dream of Heat dans Sonograma Magazine

    «Crítica», Núria Serra, Sonograma Magazine, 28 février 2026
    samedi 28 mars 2026 Presse

    Certaines œuvres cherchent à remplir l’espace, d’autres à l’écouter. Dream of Heat («Rêve de chaleur»), un cycle de six pièces, appartient clairement à cette dernière catégorie: c’est une œuvre née du silence, de la distance et du besoin de communiquer par le son lorsque le contact physique est limité. Le duo formé par Ida Toninato et Jennifer Thiessen, déjà bien établi après des années de complicité musicale, fait ici un pas décisif vers un langage plus large et plus ambigu que dans leurs œuvres précédentes.

    Toninato a construit une grande partie de son identité artistique en travaillant avec des espaces réverbérants et la dimension presque rituelle de l’acte d’écoute. Dans ses projets précédents, souvent enregistrés dans des cadres architecturaux distinctifs, le son n’est pas seulement un matériau musical, mais une présence physique. Cette sensibilité est clairement perceptible dans Dream of Heat: chaque souffle du saxophone semble mesuré, chaque résonance porte un poids émotionnel. Thiessen, quant à elle, vient d’un univers qui combine musique contemporaine, improvisation et répertoire historique pour alto et viole d’amour. Son écriture et son jeu ont une qualité narrative, façonnée par une texture et une direction expressives. Ici, l’alto devient un fil qui assemble les couches sonores avec une délicatesse constante.

    L’album est né de la rencontre de ces deux artistes et, en partie, de l’échange de «cartes postales sonores» pendant le confinement hivernal de 2021. C’est là qu’intervient la figure de Jason Sharp. Ses synthétiseurs élargissent le champ harmonique et spatial du duo. L’électronique agit comme un brouillard: elle brouille les contours, relie les couches et crée de la profondeur. Grâce à cela, l’album fait un bond en avant par rapport au caractère plus strictement acoustique de leur premier opus.

    De même, la voix est un autre élément clé. Les interventions parlées et chantées — en français et en anglais — transforment les morceaux en une sorte de chanson abstraite. Ce dispositif apporte fragilité et intimité.

    Les œuvres s’articulent autour du cycle hivernal de la mort et de la renaissance. Ce qui nous est présenté est une métaphore traduite en processus sonores. Des sons qui s’évanouissent, d’autres qui réapparaissent transformés, des couches qui germent lentement dans une mer de résonances et d’ombres harmoniques, où chaque vibration semble laisser une trace et un souvenir.

    La musique se déploie comme un processus presque géologique, dans lequel chaque couche sonore révèle une petite mutation de ce que nous avons déjà entendu, mais jamais exactement la même chose. C’est dans ce jeu de persistances et de disparitions que Dream of Heat trouve sa force poétique.

    La musique se déploie comme un processus presque géologique, dans lequel chaque couche sonore révèle une petite mutation de ce que nous avons déjà entendu, mais jamais exactement la même chose. C’est dans ce jeu de persistances et de disparitions que Dream of Heat trouve sa force poétique.

    Dream of Heat dans AnEarful

    «Review», Jeremy Shatan, AnEarful, 13 février 2026
    samedi 28 mars 2026 Presse

    This second collaboration between Canadian composers Ida Toninato (baritone sax, voice, synthesizers) and Jennifer Thiessen (viola, voice, synthesizers) arose from a live show called Winter[City]Speaks, which they developed during a period of lockdown in the winter of 2021. A string-driven lament, I need warmth opens the album with an ancient, droning feeling that pulls you right into the narrative of “death and rebirth as manifested by the experience of winter.” Working with producer Jason Sharp, who also contributes synthesizers, they maintain a compelling tension throughout the six tracks, resulting in a song cycle that feels very complete. Even if you’re not connecting with the lyrics, in this long, cold, murderous winter of 2026, I think we can all relate when Toninato unleashes wordless shrieks in I am suffocating. Fortunately, the consolation of Change is the next song, ending the album with a feeling of peace, well-being, and community.

    … une tension captivante qui imprègne les six titres, donnant naissance à un cycle de chansons qui semble très abouti.

    Dream of Heat dans Anxious

    «Recenzje», Artur Mieczkowski, Anxious, 12 février 2026
    samedi 28 mars 2026 Presse

    L’album Dream of Heat du duo Toninato & Thiessen est un récit sonore sur le cycle de la mort et de la renaissance, inspiré par l’expérience de l’hiver comme période d’hibernation, de retrait et de transformation intérieure. L’arc narratif de l’album conduit l’auditeur d’un état de conscience isolée, plongée dans les peurs et les espoirs inconscients des rêves hivernaux, vers un réchauffement progressif, un réveil et un renouveau de la vie.

    Le projet a initialement vu le jour en tant que partie musicale de la performance Winter[City]Speaks, créée par Ida Toninato et Jennifer Thiessen. Il s’agit de leur deuxième publication commune après l’album The Space Between Us (Ambiances Magnétiques), nominé aux prix Juno et Opus en 2019. Le nouveau matériel a commencé à prendre forme à l’hiver 2021, pendant le confinement lié à la pandémie, sous la forme d’une série de «cartes postales sonores» échangées entre les artistes dans des conditions de solitude et d’isolement.

    Ces enregistrements embryonnaires ont ensuite été développés en compositions à part entière, élargissant la palette acoustique initiale du duo — comprenant l’alto, la viole d’amore, le saxophone baryton et des espaces de réverbération — avec des voix parlées et chantées, des textes originaux en français et en anglais, de l’électronique, des effets et des enregistrements sur le terrain. Le chemin qui a mené à la création de Dream of Heat était aussi personnel que créatif: c’est l’histoire d’une amitié, de l’ouverture de nouvelles portes et de nouveaux portails, et du courage de découvrir des formes transformées de présence artistique.

    La collaboration avec le performeur et compositeur Jason Sharp pour la production de la version studio de l’album a donné aux six morceaux expérimentaux une profondeur et une ampleur supplémentaires, tout en conservant leur ancrage dans le savoir-faire instrumental et l’imaginaire sonore qui définissent l’œuvre de Toninato & Thiessen.

    La collaboration avec le performeur et compositeur Jason Sharp pour la production de la version studio de l’album a donné aux six morceaux expérimentaux une profondeur et une ampleur supplémentaires, tout en conservant leur ancrage dans le savoir-faire instrumental et l’imaginaire sonore qui définissent l’œuvre de Toninato & Thiessen.

    Dream of Heat dans Europa e cultura elettronica

    «Recensione», Fabio Leggere, Europa e cultura elettronica, 3 février 2026
    samedi 28 mars 2026 Presse

    Le label Ambiances Magnétiques présente le deuxième album de Toninato & Thiessen, qui marque un tournant significatif par rapport à leur célèbre premier opus. The Space Between Us était sans conteste un album en duo acoustique mêlant les saxophones d’Ida Toninato et l’alto de Jennifer Thiessen; le prochain Dream of Heat (sortie prévue le 13 février en vinyle et en numérique) enrichit leur instrumentation principale de synthétiseurs et, surtout, de leurs voix pour produire une collection de chansons sombres et hypnotiques qui retracent le cycle de mort et de renaissance de l’hiver. Avec Jason Sharp aux synthétiseurs et à la production, ces six morceaux acquièrent une riche qualité orchestrale qui fusionne divers courants d’expérimentation avec une écriture de chansons exploratoire, d’une manière qui pourrait plaire aux auditeurs de Bark Psychosis, du Scott Walker de la fin de carrière, de Nico et de divers artistes du catalogue de Constellation Records.

    … ces six morceaux acquièrent une riche qualité orchestrale qui fusionne divers courants d’expérimentation avec une écriture de chansons exploratoire, d’une manière qui pourrait plaire aux auditeurs de Bark Psychosis, du Scott Walker de la fin de carrière, de Nico et de divers artistes du catalogue de Constellation Records.

    Le buffet dans Sorties Jazz Nights

    «Critique», Arnaud G Veydarier, Sorties Jazz Nights, 1 janvier 2026
    samedi 28 mars 2026 Presse

    L’année commence en force avec Le buffet (2025), quatrième offrande aussi loufoque qu’irrésistible du bassiste et compositeur Hugo Blouin. Après avoir mis en musique la commission Charbonneau sur Charbonneau ou les valeurs à’ bonne place volumes 1 (2018) et 2 (2022) et l’univers du hockey sur Sport national (2023), le musicien montréalais explore cette fois les conversations autour de la bouffe avec un ensemble de haut vol formé d’Eugénie Jobin Tremblay (chant), Marianne Trudel (piano), John Hollenbeck (batterie) et Aurélien Tomasi (vents).

    Au fil des dix nouvelles pièces de Le buffet (2025), Hugo Blouin exalte nos jasettes culinaires et obsessions gourmandes au son d’un jazz exubérant et plein d’esprit.

    Soupe pragmatique, Un art du temps et La sauce

    Soupe pragmatique met la table avec son humour perché, ses éclats vocaux, son piano funky et ses vents espiègles, le tout tenu avec aplomb par le bassiste. Plus loin, Un art du temps explore des accents latins aérés et effervescents, alors que La sauce s’amuse à tirer la recette vers un jazz plus classique, mais jamais prétentieux, où l’on sent que le groupe prend véritablement et collectivement son pied. Preuve que la mayonnaise prend, l’écoute est sans effort et le sourire nous vient spontanément.

    Du jazz sérieux et Plantée de chemin

    On retrouve également l’humour décalé du bassiste sur Du jazz sérieux, des textes loufoques jusqu’au solo de balloune gonflable (brillamment exécuté) de la trompettiste invitée Émilie Fortin. Les textes chantés par Eugénie Jobin Tremblay embrassent pleinement la langue d’ici, la tordant et la chantant, toujours de manière très théâtrale. À travers ces détours, Hugo Blouin revendique un jazz qui refuse la prétention, comme sur Plantée de chemin où le groupe prend visiblement plaisir à faire déraper chaque convention au moment où on la croit établie.

    Après tu manges et Pain-beurre-chocolat — l’humour d’Hugo n’est pas sans rappeler Frank Zappa

    Pourtant, Le buffet (2025) n’est pas qu’une rigolade à prendre au cinquième degré. Il dévoile aussi de tendres bouchées, comme la ballade Après tu manges ou Pain-beurre-chocolat, souvenir sucré-salé chargé d’émotion sur fond de jazz feutré. À la fois absurde et satirique, l’humour musical de Hugo Blouin n’est pas sans rappeler celui de Frank Zappa, qui se plaisait à déconstruire les codes musicaux tout en livrant une performance impeccable. De même, le bassiste nous rappelle que la musique nourrit tout autant le cœur et l’esprit qu’elle peut dilater la rate.

    Véritable festin pour qui aime un jazz aventureux, conceptuel, mais étonnamment accessible, Le buffet (2025) nous plonge dans un univers décalé à souhait, d’où l’on ressort le sourire aux lèvres avec l’envie de se resservir.

    Véritable festin pour qui aime un jazz aventureux, conceptuel, mais étonnamment accessible, Le buffet (2025) nous plonge dans un univers décalé à souhait, d’où l’on ressort le sourire aux lèvres avec l’envie de se resservir.
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