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Ambiances Magnétiques

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  • Ambiances Magnétiques in Octopus

    “Facteurs d’ambiances”, Vincent Lecoeur, Octopus, no. 27, March 1, 2004
    Monday, March 1, 2004 Press

    Plongée au cœur du catalogue du label et collectif d’artistes Ambiances Magnétiques, référence en matière de musiques improvisées. Au confluent des musiques bruitistes, improvisées et free-rock, le label Ambiances Magnétiques a révélé depuis près de vngt ans, outre Martin Tétreault, une galerie de musiciens aussi épatants que Diane Labrosse ou Tim Brady. Pour s’en rendre compte, Octopus a sélectionné, parmi quelque 130 références, une poignée de disques marquants.

    Le Québec recèle des trésors d’ingéniosité, fertiles en déraisons et propices à toutes expérimentations tout simplement surréelles, du fait d’initiatives reconnues internationalement aujourd’hui comme le festival de Victoriaville; les précurseurs quinquagénaires comme Fred Frith ou Chris Cutler semblent bien avoir engendré d’autres terres d’asile pour d’autres générations de musiciens complices, héritiers de mystères à la Desnos, Tzara ou du Grand Jeu. Au croisement des musiques bruitistes, improvisées et du free-rock, l’argument de ces démarches poétiques et affranchies est largement soutenu, depuis une vingtaine d’années, par des institutions nationales. Ainsi, Radio-Canada a toujours témoigné d’une ouverture et de la farouche volonté de décloisonner les genres. Son équivalent est incarné par le collectif d’artistes Ambiances Magnétiques, lancé en 1986 et dirigé aujourd’hui par la musicienne Joane Hétu. Humour, optimisme forcené et corrosif sous-tendent un catalogue qui compte aujourd’hui quelque 130 publications, et dont l’éthique n’a cessé d’évoluer, tout en restant plus homogène que les parutions des disques Victo.

    Les pratiques improvisées des musiciens les plus reconnus et prolifiques se sont donné pour objectif de puiser dans le patrimoine littéraire, théâtral ou cinématographique francophone afin de refléter l’aspect le plus contemporain de la créativité de la langue. De nombreux artistes, tels Jean Derome, René Lussier ou Robert Marcel Lepage, sont passés maîtres dans l’art de décomplexer de façon réellement démocratique les postures bavardes des musiques improvisées européennes, et ce en abordant souvent de manière irrévérencieuse le soi-disant «patrimoine» des cultures officielles: détournements de swing, images rêvées de music-hall… Cette déferlante imprévisible se rattache néanmoins à une époque dont les piliers affectent naturellement une nostalgie, acoustique le plus souvent, bricolée avec bonheur. Si le cadre des «chansons» constitue la meilleure introduction à ce style québécois, les «turntablists» comme Martin Tétreault proposent de nouvelles directions, de nouveaux défrichages géographiques, souvent américains d’adoption, ou des diasporas… Ambiances Magnétiques apporte enfin un soin particulier au design, conférant par le blais de la photographie une valeur non négligeable à ces objets-traces, seules alternances au piratage MP3.

    Plongée au coeur du catalogue du label et collectif d’artistes Ambiances Magnétiques, référence en matière de musiques improvisées.

    Sautons ce repas de midi, Ambiances Magnétiques in Mouton Noir

    “Le Noir compact”, Éric Normand, Mouton Noir, December 1, 2003
    Monday, December 1, 2003 Press

    Avec à leur tête (le poète) Frank Martel, ménestrel verbulateur, les hors-la-loi de L’Ouest Céleste sont de retour. Au programme: «chansons-comptines, rock poignard et pastiches country». La première formule est sans doute la plus heureuse pour décrire les quatorze (dont 12 ont moins de 3 minutes) courtes pièces qui composent Sautons ce repas de midi. On pourrait parler de chansons-boutades tellement les textes fonctionnent en emboîtements et évitent tout verbiage. M. Martel connaît bien l’art de la phrase, du jeu de mot et du non sens. En fait preuve le choix du nom de son groupe: L’Ouest céleste, référence ironique à la dynastie Martel? Les airs de Martel s’inspirent néanmoins des musiques américaines: folk, guitare surf, country, rock et blues autant que de la chanson. Afin de concocter ces petits univers pastichés, Martel s’adjoint les services de musiciens hors-pairs: Bernard Falaise (guitare, direction musicale), Michel F Côté (batterie) — que l’on retrouve aux côtés de Marie-Jo Thério et dans divers projets d’improvisation (Klaxon Gueule, Buire…) — et Éloi Déit (Urbain Desbois) à la basse. Malgré une voix au registre limité, Martel sait nous entraîner dans ses fantaisies ludiques avec des intonations qui, au passage, rappellent Claude Dubois, André Duchesne ou Faulkner. Musicalement difficile à étiqueter, Martel propose une chanson rock poético-absurde, une sorte de mélange risqué entre Thomas Jensen, Urbain Desbois, Sttella et Bobby Lapointe: plus maîtrisé et moins international que le premier, plus absurde que le second et moins barbu que le dernier.

    On pourrait parler de chansons-boutades tellement les textes fonctionnent en emboîtements et évitent tout verbiage.

    Risque et pendule, Ambiances Magnétiques in Mouton Noir

    “Le Noir compact”, Éric Normand, Mouton Noir, October 1, 2003
    Wednesday, October 1, 2003 Press

    Encore peu connu de l’amateur de disques, Pierre Labbé (saxophone) présente ici un premier opus surprenant en tant que «leader». Membre du groupe (prog-rock-fanfare) de Claude St-Jean Les Projectionnistes et collaborateur du sculpteur sonore Jean-Pierre Gauthier, Labbé nous présente maintenant son propre ensemble: Bernard Falaise (guitare électrique), Frédéric Alarie (contrebasse), Claude Lavergne (batterie) ainsi que Nathalie Bonin (violon) et Julie Trudeau (violoncelle). Le saxophoniste signe ici une musique hybride où rock, jazz (clin d’œil à Ornette Coleman), musique contemporaine alternent et se mélangent dans un dialogue soutenu entre composition et improvisation. De beaux thèmes — tantôt vaguement, mélos (Le blanc des yeux), tantôt franchement ludiques (Bloops) — servent de point de départ à ces agiles constructions: véritables jeux de blocs qui font s’emboîter agilement les styles autant que la variété de l’instrumentation. Étonnamment inventive et accessible, la musique de Pierre Labbé saura plaire aux amateurs de musiques rock et jazz éclatées. À ceux qui sont tombés sous le charme des musiques de chambre de John Zorn (Masada, etc.), je recommande fortement ce disque qui vous entraînera plus avant dans l’éclectisme tout en vous faisant découvrir un créateur original de chez nous qui se fait définitivement une place unique dans le monde des musiques actuelles.

    Étonnamment inventive et accessible, la musique de Pierre Labbé saura plaire aux amateurs de musiques rock et jazz éclatées.

    Ambiances Magnétiques in Le Devoir

    “Musiques émergentes — Non conforme et fier de l’être”, David Cantin, Le Devoir, August 23, 2003
    Saturday, August 23, 2003 Press

    Encore cet automne, les musiques émergentes retiennent l’attention. La scène indépendante québécoise se démarque et revendique plus que jamais sa différence face à l’industrie dominante. À quoi peut-on s’attendre au cours des prochains mois? Quels seront les artistes ainsi que les albums à surveiller? De l’électronique au rock expérimental, on dresse un portrait des sorties importantes et attendues.

    Du côté de DAME, on prévoit neuf titres d’ici la mi-novembre: Speaking In Tongues d’Anandan, Golstein et Wiens, Luminance de Marilyn Lerner, Risque et pendule de l’ensemble Pierre Labbé. Également, des nouvelles sorties pour le duo Langevin-Tanguay, Robert Marcel Lepage, les jeunes musiciens de Sang9, de même que Frank Martel, Tom Walsh, ainsi que Guido del Fabro.

    All Is Bright, But It Is Not Day, Ambiances Magnétiques in Shzine

    “Review”, Tom Schulte, Shzine, March 3, 2003
    Monday, March 3, 2003 Press

    In the performing trio, Fred Frith plays guitars; Jean Derome is on reeds instruments and more and Pierre Tanguay provides the percussion. The trio extemporaneously creates sound experiments which are so artfully used by recording and mixing engineer Myles Boisen that he is credited as a fourth member. Using real-time processing, this album is a string of sparse and languid improvisations where episodes of sound appear on the horizon to grow in clarity as they draw near only to receded making room for the next site on this post-psychedelic journey.

    … they draw near only to receded making room for the next site on this post-psychedelic journey.

    Les Poules, Ambiances Magnétiques in AllMusic

    “Portrait: Les Poules”, François Couture, AllMusic, November 21, 2002
    Thursday, November 21, 2002 Press

    Les Poules began as a side project for Joane Hétu (vocals, sax), Diane Labrosse (keyboards) and Danielle Palardy Roger (drums), three members of the feminist collective Wondeur Brass. The release of their first LP in 1986 cemented the relationships and the musical approach of this trio: a partly improvised form of synthetic avant-pop. The members went on to participate in many other projects. In 2000 the trio itself was resurrected as a free improv unit and a new CD came out in 2002.

    The year is 1986, the location Montréal. A group of avant-rock feminists has been active for a few years under the name Wondeur Brass. Started as a political music theatre, it has evolved into a provoking experimental pop group. At that point Hétu, Labrosse and Roger, the three most avant-gardist elements of the collective, felt the need to retract from the large ensemble (which has counted as many as nine members at one point) to work on their own small-scale project, christened Les Poules — “the chicks,” a bitter name for feminists. The music on Les contes de l’amère loi, released in 1986, shows a sharper focus than Wondeur Brass’ Ravir (1985): post-new-wave in spirit, cold and chaotic, the songs left more room to improvisation and yet packed more punch. Instead of bringing back the other members of WB, on hiatus, the trio decided to sack them and hire bassist Marie Trudeau. This quartet recorded Simoneda, Reine des esclaves under the moniker Wondeur Brass before switching to Justine and releasing two more albums in the 1990s. Hétu, Labrosse and Roger continued to work on each other’s solo projects and co-run the production company SuperMusique, but everyone believed Les Poules was a project of the past.

    In 2000, Hétu, Labrosse and Roger performed in Victoria and Vancouver (Canada) as a trio again and the use of their old group name came naturally. A year later, Ambiances Magnétiques reissued Les contes de l’amère loi on CD and the trio presented a concert in Montréal. No nostalgia is involved, the old repertoire has been buried. The new Poules play quiet free improvisation. Lyrics have devolved into abstract vocalizations, the keyboard licks have become treated samples, the beats have turned into textural percussion work. Prairie Orange came out in 2002.

    Lyrics have devolved into abstract vocalizations, the keyboard licks have become treated samples, the beats have turned into textural percussion work.
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