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Ambiances Magnétiques

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  • Joane Hétu, Ambiances Magnétiques in SOCAN — Paroles & Musique

    “D’un avant garde à l’autre”, Nicolas Houle, SOCAN — Paroles & Musique, no. 9:1, March 1, 2002
    Friday, March 1, 2002 Press

    Au début des années 80, un groupuscule de musiciens travaillait d’arrache-pied en vue de doter le Québec d’une avant-garde musicale qui lui serait propre. Improvisations pures et dures, expérimentations bruitistes, ses créations, sises quelque part entre musique contemporaine et free jazz, en effrayaient plus d’un.

    Vingt ans plus tard, la scène de ce qu’on appelle désormais la musique actuelle a considérablement évolué. Se donnant des moyens à la hauteur de leurs ambitions, les Jean Derome, René Lussler, Pierre Tanguay et consorts ont fait connaître leurs musiques bien au-delà du Québec, acquérant au passage une réputation des plus enviables.

    Les rouages du genre Le Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV) est l’un des moteurs importants du développement de l’avant-garde québécoise. Créé en 1983, il a été — et demeure toujours — une vitrine internationale pour les musiciens, en plus d’être la pierre d’assise du genre grâce à la tradition qu’il a su instaurer. Cela tient beaucoup à la vision du directeur artistique et fondateur du festival, Michel Levasseur, pour qui tradition et avant-garde n’ont rien d’antinomique: «Je ne crois pas au rejet de la tradition ou des anciennes valeurs, on construit toujours à partir de quelque chose, explique-t-il. À Victo, on a cette préoccupation-là depuis les débuts, on a commencé par inviter les anciens comme Sun Ra et Terry Riley pour ensuite établir un lien avec des musiciens de tous les pays.»

    Outre le FIMAV, le milieu a su se doter d’infrastructures particulièrement efficaces afin de permettre aux musiciens de diffuser leurs créations malgré leur peu de moyens. C’est ainsi que divers labels comme le vétéran Ambiances magnétiques ou le récent Alien 8 sont nés, que la compagnie de production Supermémé-Supermusique a vu le jour, ainsi que la compagnie de distribution DAME, qui assure la production, la promotion et la diffusion internationale des diverses étiquettes qu’elle chapeaute.

    «Je soutiens autant les bons coups que les mauvais coups, indique la musicienne Joane Hétu, qui est à la tête de DAME depuis sa création, ii y a 10 ans. Mon but n’est pas mercantile, je bâtis une collection de disques. La dernière parution m’intéresse, mais je garde actif dans mon catalogue celui que l’artiste a sorti il y a 10 ans, car si je ne le fais pas, c’est fini et on passe ça dans le broyeur de l’oubli. Et comme c’est de l’avant-garde, il faut voir ça à long terme: le disque que je sors présentement, je n’en vendrai presque pas. Je vais en vendre dans trois ou cinq ans.»

    Un public grandissant Avec les années, il semble que la musique actueile effarouche moins les gens. Ils sont en effet de plus en plus nombreux à s’intéresser au genre et les albums des artistes de l’avant-garde québécoise, qui ne s’écoulaient naguère qu’à l’étranger, se vendent beaucoup mieux au Québec. Même un dialogue s’instaure entre les diverses scènes: on a récemment vu le guitariste Bernard Falalse (Minodor, Klaxon Gueule) travailler auprès de Marie-Jo Thério, tandis que René Lussier faisait paraître son album Tombola Rasa sur une étiquette grand public (La Tribu).

    Les Québécois s’intèresseraient-ils davantage à l’avant-garde? «C’est indéniable, croit Joane Hétu. Les choses que l’on pouvait faire dans les années 80 et qui pouvaient passer pour des choses incroyables comme mettre une cymbale à l’envers ou mettre une voix dans un mégaphone, on retrouve ça partout dans la pop d’aujourd’hui. L’oreille bouge, les gens bougent et les gens s’habituent à ces sonorités là. L’avant-garde est toujours récupérée.»

    Cette récupération de l’avant-garde et de divers éléments de la musique actuelle cause bien des maux de têtes à certains artistes qui s’interrogent à savoir s’ils sont en train de se faire dépasser par la présente vague de musique électronique. Crainte non fondée selon Michel Levasseur: «Il y a présentement une tendance à valoriser la nouvelle technologie qui, d’après moi, est erronée, explique-t-il. Car en bout de ligne on parle de musique et de sons, et pour moi la source sonore n’est pas si importante que ça. On peut atteindre l’extase du son par n’importe quelle sorte de moyen, que ce soit par une instrumentation dite conventionnelle ou non.

    Une relève en parfalte santé

    En plus de son public qui va grandissant, le milieu de la musique d’avant-garde compte un bassin de musiciens de plus en plus important. Provenant d’horizons aussi divers que le jazz, le postrock ou la musique électronique, ils sont nombreux à suivre les voies tracées par les Robert Marcel Lepage, Diane Labrosse, et Jean Derome et même à collaborer avec eux, qu’il s’agisse d’Alexandre St-Onge, de Dave Kristian ou de la formation Interférence Sardines. La prochaine édition du FIMAV, qui se déroulera du 16 au 20 mai, devrait d’ailleurs en témoigner avec éloquence.

    Selon l’auteur-compositeur et guitariste Sam Shalabl (Shalabi effect, Detention), l’une des figures de proue de la relève, l’effervescence que l’on trouve dans le milieu s’explique en partie par l’esprit d’équipe qui y règne: «Le dialogue entre les différentes générations de musiciens est excellent et ce qu’il y a de nouveau, c’est l’éclatement du cloisonnement de la langue et de la culture. Les scènes anglophone et francophone ne se mélangeaient pas avant et depuis quatre-cinq ans ça semble vraiment changer.»

    Malgré un creux de vague du côté de la diffusion et des tournées à l’étranger, il apparaît indéniable que la musique actuelle québécoise est en excellente santé et que les conjonctures actuelles laissent présager un avenir des plus prometteurs. Shalabi, qui a quitté l’Île-du-Prince-Édouard il y a dix ans pour s’installer à Montréal ne cache pas son optimisme: «Quand je suis arrivé à Montréal, il ne semblait pas y avoir tellement de musiciens et de gens qui s’intéressaient à cette musique, mais depuis, il y a vraiment eu un boom. Je crois que ça va continuer à être en santé, car beaucoup de ces jeunes musiciens apportent quelque chose de neuf à cette scène et à cette pratique musicale. Je crois que ça n’ira que mieux, peut être pas sur le plan monétaire, mais sur le plan créatif, assurément!»

    Improvisations pures et dures, expérimentations bruitistes…

    volume 5: Chante! 1985-2000, Ambiances Magnétiques in Ici Montréal

    “Guide CD”, Catherine Perrey, Ici Montréal, December 6, 2001
    Thursday, December 6, 2001 Press

    La musique actuelle, c’est aussi une façon toute particulière d’envisager la chanson. Aux antipodes des univers plates et ronronnants, voici des chansons naïves, des chansons trash, des chansons tordantes et même des chansons romantico-ravagées, qui cohabitent sur ce disque haut en couleur. Dix-huit grands succès, dont aucun n’aura tourné sur les ondes sourdes des radios sans âme.

    Dix-huit grands succès, dont aucun n’aura tourné sur les ondes sourdes des radios sans âme.

    volume 5: Chante! 1985-2000, Ambiances Magnétiques in Hour

    “Spins”, Mike Chamberlain, Hour, August 16, 2001
    Thursday, August 16, 2001 Press

    As the title suggests, a set of vocal performances, 18 in all, from the last 15 years of the remarkable Ambiances Magnetiques crowd. One normally associates musique actuelle with avant-garde work in the area between contemporary classical and jazz, but this group of songs comes mainly from the Québécois folk tradition. And if they aren’t classics, pieces like La bombe (Les Granules), Esti qu’est belle ta peau (Nathalie Derome), Trains, Trains (Andre Duchesne) and. P’tit pain (Jean Derome and René Lussier) should be. Beautifully packaged, an aid for the linguistically challenged, and an open invitation, to… chante! 4/5

    Beautifully packaged, an aid for the linguistically challenged, and an open invitation, to… chante!

    volume 5: Chante! 1985-2000, Ambiances Magnétiques in Mouton Noir

    “Le Noir compact”, Annie Landreville, Mouton Noir, June 1, 2001
    Friday, June 1, 2001 Press

    Cinquième compilation pour le regroupement de musiciens d’Ambiances Magnétiques, cet opus est composé de 18 chansons pigées dans le répertoire des enregistrements parus ces quinze dernières années. C’est éclectique, ludique, jamais banal et souvent très drôle. La plupart des musiciens qu’on entend ici ont fait partie de plusieurs formations au fil de ces années: les Jean Derome, Pierre Tanguay, Joane Hétu, René Lussier, Diane Labrosse et plusieurs autres se retrouvent ici, dans quelques instantanés glanés dans le catalogue d’une étiquette qui est devenue au fil des ans la référence la plus importante en musique actuelle au pays. Abordée par la chanson, cette musique qu’on n’entend à peu près jamais à la radio pourra amadouer les plus timides; les autres auront envie d’entendre la suite sur les albums originaux. On y retrouve des accents country, avec La Bombe, des Granules, beaucoup de sensualité avec Nathalie Derome et Geneviève Letarte, ou avec l’impudique Ah! les beaux jours, de Joane Hétu et des chansons étonnantes, comme la Salade du chef de René Lussier et Pierre Tanguay ou la schizophrénique Liberté de Diane Labrosse. Une rétrospective délirante de chansons inconnues.

    … une étiquette qui est devenue au fil des ans la référence la plus importante en musique actuelle…

    volume 5: Chante! 1985-2000, Ambiances Magnétiques in Revue & Corrigée

    “Disques”, Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 48, June 1, 2001
    Friday, June 1, 2001 Press

    Geneviève Letarte présente son deuxième opus, dix ans après le premier, tandis qu’une nouvelle venue, Nathalie Derome, offre à nos oreilles ses chansons parodisiaques. N’étant en général que peu sensible aux chansons proprement dites — tout en étant en mesure de les apprécier pour elles-mêmes mais sans forcément chercher à les réécouter — j’y cherche d’autres points d’appui: une voix, un accompagnement, des arrangements susceptibles de motiver une réécoute. À l’évidence, et au-delà des textes eux-mêmes qui méritent dans les deux cas d’être entendus, ce sont les chansons parodisiaques de Nathalie Derome qui m’accrochent. Alors que l’accompagnement des Chansons d’un jour reste délicieusement sans surprise, celui de Les 4 ronds sont allumés fourmille d’effets, de trouvailles, enrobant le texte d’un halo un peu mystérieux suscitant une interactivité renouvelée pour chaque pièce entre les instrumentistes (René Lussier, Guillaume Dostaler) et l’accent si typique de la chanteuse.

    … ce sont les chansons parodisiaques de Nathalie Derome qui m’accrochent.

    volume 5: Chante! 1985-2000, Ambiances Magnétiques in Outsight

    “Review”, Tom Schulte, Outsight, May 23, 2001
    Wednesday, May 23, 2001 Press

    Unexpected and quirky songwriting make up the singular assembly of tracks on this compendium. The French-Canadian art-pop gems here are strange and wonderful approaches to songwriting by artists largely of the Montréal electro-acoustic scene known for tape collages and musique actuelle. Here they produce experimental Arcadian folk songs, bizarre transmogrifications of French pop and more. Among the artists present are Pierre Tanguay, René Lussier, André Duchesne and more. (4. 5)

    … art-pop gems here are strange and wonderful approaches to songwriting…
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