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  • La Bête / The Beast Within in Rubberneck

    “Review”, Declan O’Driscoll, Rubberneck, no. 27, January 1, 1998
    Thursday, January 1, 1998 Press

    Derome’s music for the dance La Bête is again wide ranging in its sources, intograting woven moments of minimalism, declamatory pained voices, a gentle waltz and, on Jean-Joseph, a phone ringing, voices arguing, knocking, a plangent melody, a siren and a jackhammer.

    La théorie des nerfs creux in The Wire

    “Soundcheck Review”, Phil England, The Wire, no. 167, January 1, 1998
    Thursday, January 1, 1998 Press

    Avatar’s director is Jocelyn Robert. His The Hollow Nerve Theory uses sound as a metaphor for the electrical activity of the brain, as activated by all manner of external stimuli. The set of four pieces starts off in high-activity beta mode with juxtapositions of mechanical, electrical and digital noise at a velocity approaching the cuts on John Oswald’s Plexure. there is a gradual thinning of materials (towards alpha) which only reveals further complexities: a chaos of independent activities running simultaneously and at different speeds. “Thinking is a noisy process” is the legend on the artwork. The paradox being that this CD is best experienced without the mediation of linguistic or analytical thought. Direct visceral stimulation. he sound of synapses firing. Excellent.

    Direct visceral stimulation. he sound of synapses firing. Excellent.

    Compost in CFLX 95.5 FM

    “Délire actuel: Critique”, François Couture, CFLX 95.5 FM, January 1, 1998
    Thursday, January 1, 1998 Press

    La nouveauté de la semaine est un disque étrange que seuls les milieux d’avantgarde peuvent offrir. Première constatation: le disque n’est pas rond! En effet, il est découpé de façon à épouser la forme d’un homme assis dans une chaise. Ensuite, il n’y a pas de livret. Enfin, le disque porte seulement deux mentions. D’abord ce titre: Compost. Puis cette note: Pas de noms, pas de titres, pas de copyright. Pour nous éclairer, l’étiquette Ohm éditions (de Québec) présente la chose comme une combinaison d’odeurs provenant de différents fonds de tiroirs qui “par processus biochimionumérique” se trouvera sur un disque intitulé tout simplement “Compost. “ Alors qu’est-ce? Il s’agit d’un disque de trente minutes divisé en trente plages de trente secondes chacunes. Mais cette manipulation est artificielle: il s’agit en fait d’une seule et même pièce. Nous sommes dans l’art audio. Pendant trente minutes, on nous présente un collage de différents fragments, des échantillonnages, des fragments de musique, des manipulations électroacoustiques, etc. Le tout donne une bouillie (ou un compost) consistant, d’un fort intérêt. Du kitsch à la sculpture sonore, des extraits télé aux bruits de mastication en passant par Dave Brubeck sur orgue de Barbarie, Compost crée un monde sonore éclectique et complexe. Et maintenant, qui doit-on remercier?

    Maison douce maison in AllMusic

    “Review”, François Couture, AllMusic, December 20, 1997
    Saturday, December 20, 1997 Press

    Maison douce maison is a literal translation of “Home Sweet Home.” On this second album, L’Orkestre des Pas Perdus’ sound has crystallized into something more powerful, driving and accessible. A better sound, a tighter rhythm section, a enhanced in-your-face approach, and more focused writing from leader Claude St-Jean all make this CD superior to the band’s first effort. The recipe remains essentially the same: a cross between fanfare instrumentation and hot funk licks. The more avant-gardist elements found on T’auras pas ta pomme have been rerouted to St-Jean’s other outfit Les Projectionnistes. Rémi Leclerc’s drumming is inventive and precise, Jean Sabourin has better control over his sousaphone (not the easiest instrument to establish a groove). Each track will get you on your feet, but when the music’s over, you probably won’t remember a single melody from it. That’s because all tunes sound pretty much alike. Nevertheless, Maison douce maison is thoroughly enjoyable toe-tapping brass funk. Fun for the whole family.

    Maison douce maison is thoroughly enjoyable toe-tapping brass funk. Fun for the whole family.

    Bavards in La Presse

    “Michel-F. Côté et Bruire: hommage aux musiciens de la préhistoire”, Jean-Christophe Laurence, La Presse, December 11, 1997
    Thursday, December 11, 1997 Press

    Après un automne-plutôt chargé à écrire pour le théâtre (Combat de nègre et de chiens au TNM) et la danse (Giselle avec la troupe Brouhaha Danse) le compositeur/percussionniste Michel-F. Côté revient sur scène au Théâtre de La Chapelle avec ses groupes Bruire et Klaxon Gueule. Nouveaux concerts, nouveaux concepts: l’artiste explique le pourquoi et le comment de ce double projet où il sera question de peintures rupestres et de free rock «électrolyptique».

    On le rencontre dans un café du plateau, aussi jasant que le titre du premier disque de Klaxon Gueule, Bavards qui doit justement être lancé ce soir. Fébrile, Michel F Côté en a beaucoup à raconter. Bruire, Klaxon Gueule, Klaxon Gueule, Bruire: malgré leur caractère très distinct, les deux projets, qui seront présentés conjointement jusqu’à samedi, finissent par s’entremêler dans la bouche du musicien, qui passe de l’un à l’autre comme on passe du coq à l’âne.

    On est évidemment curieux d’en savoir plus sur ces Chants rupestres, qui s’annoncent comme le plat de résistance de la soirée. Avec Bruire, Côté s’inspirera de l’art paléolithique, des fameuses fresques des cavernes, pour créer un univers musical au registre grave à la fois improvisé et organisé. Outre Côté aux percussions, Jean Derome sera au sax Baryton, Normand Guilbault à la contrebasse et Martin Tétrault reproduira l’effet du stylet avec les aiguilles de ses vieux pick-up.

    «Il y a eu beaucoup d’études sur la peinture des premiers hommes», observe Côté, qui est anthropologue de formation. «C’est, dit-il, un puzzle fascinant à décoder… Mais, sur la musique on ne sait rien. On imagine quelque chose de trés rythmique, de très mimétique aussi. Les musiciens de la préhistoire devaient sûrement imiter le bruit du tonnerre ou le son d’une pluie forte…

    «L’idée dans ce spectacle n’est pas d’arriver déguisés en Flinstones avec des perruques et des fausses roches! ajoute-t il en riant. C’est de rendre hommage à l’imaginaire des premiers musiciens, aux hommes et aux femmes qui ont un jour commencé à faire de la musique, en interprétant les peintures des cavernes comme s’il s’agissait de partitions ouvertes…»

    Pour recrééer l’espace rituel de la caverne, Bruire n’a rien laissé au hasard. Le groupe jouera dans un théâtre sans gradins, avec public au niveau du sol, sous des éclairages faibles, sombres comme celui d’une grotte. «Je veux que les gens fassent partie du show, lance Côté. Que les sons leur rentrent dedans… Sans intermédiaire.» En première partie, dans un esprit nettement plus «free music et alliage électrolyptique» (dixit le communiqué de presse!), Klaxon Gueule balancera quelques «intempéries sonores-» tirées de son premier disque. Le batteur parle d’un show «beaucoup plus rock… instinctif… qui ne part de rien… sans idée poétique à priori… donné dans l’esprit du power trio… très différent de Bruire…’, Avec Bernard Falaise à la guitare électrique et Alexandre St-Onge à la basse électrique, on risque en effet de flyer à plusieurs années-lumière de l’âge paléolithique.

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