March 18, 2010: Sound & Poetry: Zoom in Zoom out , Montréal
On the sonic performance of turntablist Martin Tétreault, an event that combines raw sound, poetry, video and photographic projections. On
Nous perçons les oreilles, Ignaz Schick, Martin Tétreault in Le Délit français
Le 10 mars dernier, le Goethe-Institut accueillait les Productions SuperMusiques, en collaboration avec la Saison Le Vivier et la maison de Disques DAME, pour un double lancement d’album de musique actuelle.
D’emblée, le concert s’annonçait intime
Divisé en deux parties, le concert faisait figure de lancement pour les deux ensembles invités, Nous perçons les oreilles, une formation composée de Jean Derome et Joane Hétu (aussi codirectrice des Productions SuperMusiques), ainsi que le duo formé par Ignaz Schick et Martin Tétreault.
Sans cérémonie, Derome et Hétu se sont installés sur la petite scène qui sert normalement de salle de cinéma pour interpréter l’intégrale de leur troisième album, Shaman, une pièce en douze sections d’une trentaine de minutes. Les deux musiciens, qui ont chacun un parcours musical impressionnant, utilisent en plus de leurs instruments respectifs (saxophones, flûte et voix) tout un éventail d’objets-instruments, permettant ainsi une combinaison de textures sonores que viennent mettre en valeur une écoute et une virtuosité évidente. Résultat
Pour la deuxième partie, Ignaz Schick et Martin Tétreault avaient installé leurs tables tournantes (sans disques), ordinateurs portables et autres objets disparates sur deux longues tables au fond de la scène. Plus sobre, le duo a interprété quelques extraits de son dernier album, Live • 33 • 45 • 78, dans lequel il combine des matériaux bruts (bois, métal, plastique, papier…) à l’utilisation novatrice de la table tournante. Schick, qui vit à Berlin, et Tétreault, un montréalais, sont deux habitués de la scène électronique et ont chacun à leur actif un nombre impressionnant de contributions à divers groupes et festivals. Leur musique, pratiquement indescriptible, oscille entre le bruitisme et la musique d’ambiance, tantôt chaotique, tantôt syncopée, mais cherchant toujours visiblement à s’éloigner de tout terrain connu.
Malgré une expérience tout à fait intéressante, ce serait mentir que d’affirmer que ce type de musique est accessible à tous. En l’absence des repères traditionnellement associés à la musique (mélodie, rythme) l’auditeur non-initié se retrouve perdu. Et pourtant, l’expérience est enrichissante
Martin Tétreault in Rue Frontenac
À la belle époque des disques de vinyle et des tourne-disques, il fallait prendre un soin fou de ces galettes de plastique noir et de cette minuscule pointe de diamant qui transmettait les vibrations des sillons. Depuis 25 ans,
Il y a un joyeux bric-à-brac dans l’appartement que
Des piles de disques, des mètres de fils de toutes sortes, plusieurs platines et différents appareils électroniques remplissent la pièce à l’arrière qui lui sert de studio
Au bout du couloir, une tempête semble avoir traversé la pièce qui sert de studio
Si ces deux pièces sont séparées d’une dizaine de mètres, leurs contenus cohabitent en parfaite symbiose dans la tête de l’artiste. Pour lui, le son et la lumière ne sont que deux variations du même langage. Et ces variations illustrent également une seule et unique fascination pour le disque.
Cercle noir
Si, depuis un quart de siècle,
C’est donc un peu par curiosité, presque par accident, si cet étudiant en arts s’est intéressé au
Mais la richesse sonore du disque trafiqué s’est bien vite imposée, et les possibilités de ce nouveau langage se sont avérées illimitées. Aujourd’hui, sa fascination
Heureux accidents
Mais les collages sonores ne donnent pas toujours les résultats escomptés.
Depuis ces premières expérimentations, au début des années 1980, il multiplie donc les tentatives, cherchant à créer ces
Pendant l’entrevue, il nous fait d’ailleurs une petite démonstration en spinnant un disque constitué de quatre parties distinctes, quatre morceaux d’autant de disques de musique classique qui, une fois scotchés, deviennent une œuvre unique, inédite.
Plasticien sonore
Le bric-à-brac qui occupe au moins deux des pièces de son appartement illustre bien le penchant de
Le principal intéressé admet sans gêne son côté
Il pousse aujourd’hui ses recherches encore plus loin, délaissant le collage de disques pour expérimenter avec des textures. Il couche donc sur ses platines des disques de bois, de carton, de papier gaufré, de mack tack… Comme si l’artiste visuel, intéressé par la texture des matériaux, nourrissait le DJ.
DJ, créateur, recycleur, patenteux, bruitiste, platiniste, joueur de tables tournantes, compositeur… Quand, après une bonne heure d’interview, on demande à
Au plus près du gouffre
Concentré sur son mixeur, accentuant les graves ici, mettant un effet là,
Lorsque l’aiguille quitte la surface noire pour gratter le carton au centre du disque, provoquant un son irritant, l’expérience continue pour ce défricheur. Mais elle achève
L’art selon
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As part of La Nuit blanche, Cabina Obscura is filmmaking with the live musicians

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![Nous perçons les oreilles / Also pictured: Jean Derome, Joane Hétu [Photo: Romuald Che, Montréal (Québec), January 21, 2018]](https://res.electrocd.com/image.php/image/n/nousperconslesoreill_.8991.jpg?width=n2&cropratio=1:1)
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