Sauter au contenu principal
actuellecd
  • This website is also available in English.

Blogue

4946 résultats
  • 70
  • 71
  • 72
  • 73
  • 74
  • 75
  • 76
  • 77
  • 78
  • Phill Niblock: Baobab dans The Squid’s Ear

    «Review», Brian Olewnick, The Squid’s Ear, 6 février 2020
    lundi 10 février 2020 Presse

    When dealing with Phill Niblock’s music, you pretty know what you’re in for from the outset: A thick, massive wall of sound within which you’ll encounter all manner of activities. Much of the intrigue involves the instrumentation utilized and how, if at all, it’s augmented.

    For the two works presented here, Disseminate as Five String Quartets and Baobab, five “multiples” of the quartet are used, with twenty different instrumental lines. Each lengthy line, essentially a drone, has a designated degree of sharpness or flatness around a given pitch and the players create tones as seamlessly as possible, resulting in one continuous, fluctuating stream. Naturally, the small variations in pitch create pulses and throbs that become one of the basic attributes of the work. More to the point, they accentuate the richness and nuance of the overall sound, a huge, breathing, orchestral mass. The amount of information packed into this music is astonishing, allowing the listener to hear detail after detail, pattern after pattern, relationship after relationship.

    Apart from a difference in basic pitch, there’s not so much to distinguish the two pieces; both afford the same luxurious, cavernous, ultra-resonant immersion into Niblock’s unique sound world, one of the deepest around. As always, beautifully interpreted by the outstanding Bozzini Quartet.

    … both [pieces] afford the same luxurious, cavernous, ultra-resonant immersion into Niblock’s unique sound world, one of the deepest around. As always, beautifully interpreted by the outstanding Bozzini Quartet.

    Voir dans le vent… dans Néomémoire

    «Critique», Normand Babin, Néomémoire, 4 février 2020
    mercredi 5 février 2020 Presse

    La pièce voir dans le vent qui hurle les étoiles rire et rire de Symon Henry a déjà une vie. Créée pour l’ouverture du Pavillon Lassonde du Musée des Beaux-Arts du Québec par l’Orchestre symphonique de Québec, c’est dans un arrangement de Danielle Palardy Roger pour l’Ensemble SuperMusique qu’elle a été enregistrée fin 2018. La musique de Symon Henry a ceci de particulier qu’elle est à demi improvisée, ses partitions étant dessinées plutôt qu’écrites en notation traditionnelle. Les courbes, les montées, les descentes définissent le mouvement mélodique alors que la densité des traits et les couleurs définissent l’orchestration et les volumes sonores. La part des musiciens qui jouent cette musique est donc immense dans l’interprétation qui en est faite. Mais les personnes qui écoutent ont aussi leur voix dans l’interprétation de cette musique. Symon Henry écrit cette musique comme une poésie, laissant place aux diverses façons de la comprendre. Aussi, pour rendre compte de l’écoute que j’en aurai fait, il faudra accepter que cette interprétation en soit une parmi des milliers.

    La pièce comporte six parties qui s’enchaînent sans interruption. voir dans le vent qui hurle les étoiles rire et rire commence avec de Grandes horizontales et nuages d’étoiles. On devine donc que ces lignes droites ne se toucheront pas, que les lignes, aussi intranquilles soient-elles, ne se rencontrent pas. Cette prémisse est donc assez contemplative et extatique et exprime l’impossible connection, l’impossible communication. Les rencontres commencent à la deuxième partie. Les lignes droites, des sons filés en quelques sortes, sont superposées à un fond de cliquetis des cordes et du piano. Un solo de violoncelle, repris par le saxophone montre une plus grande tension dramatique, ce que donnent parfois les rencontres et les séparations qui s’ensuivent. Ce mouvement se termine sur des chants d’animaux qui semblent souffrir, à bout de souffle. Avec une transition au violoncelle — décidément, Rémy Bélanger de Beauport a la part belle dans cet enregistrement — la troisième partie, Entrelacs et épuration, voit le violoncelle et le piano poser les jalons de ce qui suivra. Après un arrêt dans le flux, les sons se font plus courts, plus dispersés. Ce qui mène à la presque mort du long souffle qui menait la pièce depuis le début. La quatrième partie, Accords et impulsions, va être le catalyseur du reste de la longue pièce. Le piano mène avec un fort pointillisme vers Les nues. — Ici on s’arrête pour définir ce que sont les nues, mot qu’on utilise surtout dans des expressions toutes faites: tomber des nues, porter aux nues. Mais que sont les nues? Le ciel, nuageux ou non, les nuages — Sur un rythme presque dansant avec moult tapotements se superposent de grandes descentes en glissandos, des montées en fusée, des climax exacerbés à l’image de coïts extatiques. Ici, c’est le grand tremblement de terre, là où tout se joue. Ça se termine sur un plateau, très haut dont les cordes et les bois ne descendront pas jusqu’à la fin de la dernière section, Résonances. Encore une fois, nous avons ici de grandes horizontales. Le piano, les percussions et le violoncelle sont dans le grave de leur registre respectif. Le tout se termine sans que ces lignes horizontales ne se touchent. Planant chacune de leur côté, les lignes vivent leur extase grandiose en aparté.

    Jusqu’à la fin du XXe siècle, la musique était surtout un art de reproduction. Les musiciens condamnés à reproduire de leur mieux ce qu’est une sonate de Beethoven, une symphonie de Bruckner, un opéra de Berg. Symon Henry, avec beaucoup d’autres compositrices et compositeurs écrit une musique qui laisse libre court à la performance, à l’expression des points de vue des musicienNEs interprètes. Ille laisse également la place à celles et ceux qui écoutent cette musique toute latitude dans ce qu’on peut y entendre, y voir, y ressentir. J’ai entendu beaucoup d’extase, de souffle dans voir dans le vent qui hurle les étoiles rire et rire. J’y ressent certaines influences, comme celles de Ligeti, Stockhausen ou même Messiaen. Mais je suis parfaitement conscient que ce n’est là qu’une des multiples façons de percevoir cette musique. D’autres ensembles ou orchestres joueront cette musique. La barre sera haute, il faut bien le dire, car l’Ensemble SuperMusique en fait ici une interprétation inspirée et de grande qualité technique. Mais ceux qui voudront interpréter cette musique à nouveau pourront nous donner une version assez différente de la présente. Tout comme en poésie, tout se trouve entre les mots, entre les notes. Le souffle et les pauses modifient le sens et incarnent l’interprétation qu’on en fait. Cette belle production est plurielle: on y trouve à la fois du dessin, extraits des partitions, de la musique bien entendu et de la poésie, la liste des titres se lit comme un véritable haïku.

    J’ai entendu beaucoup d’extase, de souffle dans voir dans le vent qui hurle les étoiles rire et rire. […] La barre sera haute, il faut bien le dire, car l’Ensemble SuperMusique en fait ici une interprétation inspirée et de grande qualité technique.

    Sudoku pour Pygmées dans The New York City Jazz Record

    «Review», The New York City Jazz Record, no 214, 1 février 2020
    lundi 3 février 2020 Presse

    On Sukoku pour Pygmées, reedplayer Jean Derome, a central presence in Quebec’s new music collective Ambiances Magnétiques, culls three works composed ten years apart. Starting with Les Dangereux Zhoms (pianist Guillaume Dostaler, bassist Pierre Cartier, drummer Pierre Tanguay), the foursome is augmented by violin, two more woodwinds, three horns (including tuba), electric guitar, percussion, plus a director to cue events. The title track, a flexible canon, derives from a Sudoku puzzle solution, with two parent scales (together containing all 12 pitches) and independent assignments for each voice, generating a decentered yet well-balanced contrapuntal web. 7 Danses (pour «15»), a suite, ranges from roiling folk dance to off-kilter jazz waltz to rubato pastoral. 5 pensées (pour le caoutchouc dur) is expansive, carnivalesque, fueled by low tumbling horns, vocalistic cries, climaxing in a smooth but skronky polka.

    5 pensées (pour le caoutchouc dur) is expansive, carnivalesque, fueled by low tumbling horns, vocalistic cries, climaxing in a smooth but skronky polka.

    Quelques fictions dans SilenceAndSound

    «Critique», Roland Torres, SilenceAndSound, 30 janvier 2020
    lundi 3 février 2020 Presse

    Le premier album du compositeur et vocaliste Gabriel Dharmoo interpelle, de par les questions qu’il soulève, brouillant la réalité dans des origines aux racines trompeuses.

    Tout en voix, Quelques fictions invente sa propre langue, à coups d’onomatopées et de souffles, de bruitages gutturaux et d’envolées mélodiques, d’espièglerie et de culture.

    On est balancé en permanence sur des géographies à la familiarité pourtant inconnue, puisant savamment dans dans cantiques tribaux ou liturgiques aux origines inconnues, inventions pleine de malice et de connections floues. L’avant-garde se dilue dans une comedia dell’arte pleine de vie et d’humour, d’inattendu et de surprise. Brillant.

    L’avant-garde se dilue dans une comedia dell’arte pleine de vie et d’humour, d’inattendu et de surprise. Brillant.
  • 70
  • 71
  • 72
  • 73
  • 74
  • 75
  • 76
  • 77
  • 78