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Martin Tétreault

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  • February 23, 2002: “Machines”: No Type performances in Québec City

    Tuesday, January 29, 2002 In concert

    The second edition of the “Machines” concerts will be held in Québec City during the Mois Multi event. A joint presentation by No Type, Avatar and Recto-Verso, this night of audio performances proposes to the public a meeting of four hardened improvisers. First, a duo by Magali Babin (amplified objects) and Guillaume Théroux (4-track tape recorder) presents a “musique concrète” improvisation. Secondly, the Martin Tétreault (turntables) and Érick Dorion (computer) duo offers a maximalist and dynamic noise performance. The four musicians will then complete the night with a collective improvsation. Salle Multi of Méduse (Québec City), Saturday February 23, 2002, 8pm.

    A new generation of Parasites

    Tuesday, January 22, 2002 New releases

    After the success of their last CD together, Île bizarre (with percussionist Ikue Mori), Diane Labrosse (sampler) and Martin Tétreault (turntable), offers us Parasites, where electronic noises and concretes sounds meets and fights to form yet unheard-of textures. This new CD was launched during a SuperBOOM concert at La Chapelle last November, just returning from a series of concerts in Europe (particularly at the Strasbourg museum of modern arts and at the Instants chavirés). Disquieting, dense and disturbing, Parasites will fulfill every abstract music lover’s desire.

    Martin Tétreault in Convergence

    “Martin Tétreault i8U moi non plus”, Serge Roy, Convergence, no. 2:3, November 1, 2001
    Thursday, November 1, 2001 Press

    Martin Tétreault et i8u se sont croisés il y a quelques mois lors d’une soirée organisée par Francisco López au Silophone. Poursuivant leur carrière respective, les deux bruiteurs-musiciens-compositeurs comptent bien unir leur talent sur scène et sur disque. Nous les avons rencontré à Mutek 2001. C’était leur première vraie prestation en duo.

    D’abord formé en arts plastiques, Martin Tétreault s’est découvert une passion pour les tourne-disques en 1984 en s’amusant à casser des disques vinyles en deux, à les rescotcher l’envers et les faire jouer sur son pick-up. Bruiteur, manipulateur de tourne-disques et compositeur, Martin Tétreault est associé au courant de musique improvisée, de musique actuelle montréalaise et plus particulièrement au collectif Ambiances Magnétiques. Il a accompagné, en spectacle et sur disques, plusieurs autres artistes de ce collectif: Michel F Côté, Joane Hétu, Diane Labrosse… Ces dernières années, il a entrepris une carrière solo, qui l’a amenée dans plusieurs festivals de part et d’autre de l’Atlantique.

    i8u a suivi un parcours plus traditionnel. Ayant d’abord reçu une formation en musique classique, elle s’est ensuite tournée vers la musique blues, voie qu’elle aurait sans doute poursuivie si le hasard n’eut pas mis David Kristian sur son chemin. Curieuse de nature, elle s’est lancée dans la musique électronique sur l’invitation de David Kristian, comme ça, juste pour voir… «J’ai réalisé que c’était une musique qui était très naturelle pour moi. Ce changement très drastique pour moi a marqué une sorte de coupure radicale. Il a fallu que j’entreprenne tout un cheminement, que je désapprenne ce que j’avais acquis en musique traditionnelle (structure musicale, mélodie, rythmes…) pour approcher cette nouvelle musique sans idées préconçues.»

    Les deux artistes ont un point en commun: ils créent de la musique électronique à partir de diverses sources analogiques et numériques qu’ils échantillonnent, tripatouillent, remodèlent. Martin ne sort jamais sans son tourne-disques, mais ne trimbale presque jamais de disques. «Ces temps-ci, racontent-il, j’utilise beaucoup ce vieux tourne disques auquel j’ai rajouté deux bras de lecture pour que ça soit plus dynamique et qu’il y ait encore plus de possibilités sonores. Tous les sons sont générés par le moteur. Les bruits viennent du moteur, de l’intérieur de l’appareil. C’est un travail au niveau de l’électricité comme tel, des buzz électriques. Les sources issues de ce matériel sont branchées à un vieux synthétiseur Rolland, ce qui me permet de moduler les différentes entrées audio. Avec des pédales de volume, de distorsion et de délai, je contrôle le tout sans nécessairement devoir passer par la console.» La musique de Martin est donc plus «électrique», qu’«électronique», du fait qu’il utilise des sources analogiques, qu’il gonfle les fréquences, amplifie le ground, les mauvaises prises à la terre. Il produit et traite les bruits parasitaires que les musiciens traditionnels s’évertuent à éliminer.

    Elle, en concert, trimballe notamment un synthetiseur Emu Morpheus, un synthétiseur Korg ES-1, et un lecteur de mini-disques sur lequel elle a préenregistré des sons qu’elle traite ensuite en direct. Elle fabrique et échantillonne des sons provenant de diverses sources, obtenus directement de l’ordinateur. «Je fais une espèce de jam avec l’ordinateur, j’enregistre ça et selon ce que Martin me fait jouer durant notre set, j’introduis mon matériel. Je passe le plus clair de mon temps à programmer des sons, à trouver de nouvelles manières de les fignoler.»

    Sur scène, le duo laisse une grande place à l’improvisation. «En répétition et à force de jouer ensemble, on a délimité la palette de sons de chacun et fixé la gamme à partir de laquelle on veut travailler, explique Martin. Après, ça devient trés mécanique; on réarrange différemment ces sons-là, qui évoluent, selon l’esthétique sonore qu’on a choisi.» L’ambiance du moment influence bien évidemment la prestation. «L’envoûtement que le public peut avoir lors de la performance, c’est important pour nous, explique i8u. Il faut impliquer l’audience dans le processus et non pas se contenter d’être l’artiste qui présente devant les gens qui écoutent. On recherche cette interaction, ça nous alimente.» À Mutek, incidemment, les artistes semblaient très préoccupés par la configuration de la salle. Contrairement à la plupart des autres concerts du festival, ils étaient installés derrière la salle, devant les techniciens de son.

    «La musique qu’on fait, commente Martin, découle la plupart du temps du mouvement de la musique improvisée, mais elle n’est pas créée avec les mêmes outils, à savoir un ordinateur portatif et des logiciels. Le résultat sonore peut donc sembler différent de ce qu’on entend à Mutek (et lors d’autres festivals de musique dite électronique). Dans le fond, le projet qu’on fait ensemble pourrait aussi bien avoir lieu au Festival de musique actuelle de Victo. Le fait qu’il se soit retrouvé dans la programmation de Mutek prouve que finalement il y a des ponts entre ces différents créneaux.»

    Tant mieux pour les deux artistes si les occasions et lieux de diffusion de leur musique se multiplient. Car au demeurant, le quotidien n’est pas toujours facile pour ces deux-là qui préfèrent l’expérimental au commercial. «On ne fait pas du pop, on est loin de la musique commerciale, de Britrey Spears et compagnie, dit i8u. Créer de la musique, c’est une mentalité, ça devient un mode de vie. Tu deviens tellement obsédé par ton travail; où que tu sois, tu es entourée de bruits, il y a toujours quelque chose qui te ramène là, tes toujours dedans. Ça m’est peut-être personnel, mais je suis connectée 24 heures sur 24.»

    Martin, lui, a la chance d’avoir un grand réseau de collaborateurs et de jouer plus souvent. Il travaille régulièrement comme musicien invité, ici et en Europe, «Pour l’instant, je fais souvent des allers-retours en Europe pour jouer dans différents festivals, en solo ou en duo avec d’autres musiciens de partout dans le monde; des Français, des Japonais, des Belges… Si je n’avais pas de tournée en Europe, et si on ne faisait pas appel à moi ici pour de la musique de film, de théâtre ou de danse, je ne pourrais pas vivre de mon métier.»

    i8u et Martin Tétreault n’ont pas officiellement formé un duo, mais le plaisir qu’ils ont à jouer ensemble les amènera surement vers d’autres collaborations. D’ici là et en attendant leur prochaine sortie, les amateurs du genre peuvent commander les albums solos des deux artistes sur le site d’i8u et d’Amblances Magnétiques. Pour découvrir la résonance des deux univers, il faut se procurer une pièce rare: un album artisanal enregistré par les deux artistes lors d’un atelier de travail les 11 et 12 janvier.

    … où que tu sois, tu es entourée de bruits, il y a toujours quelque chose qui te ramène là, tes toujours dedans.

    Dur Noyau Dur, René Lussier, Martin Tétreault in Fear Drop

    “Critique”, Jérôme Langlais, Fear Drop, no. 7, April 1, 2001
    Sunday, April 1, 2001 Press

    Improvisateurs québécois astucieux, Lussier et Tétreault — respectivement guitariste et platiniste — n’en sont pas à leur première collaboration et officient depuis de longues années au sein du collectif Ambiances magnétiques. Issues de sessions prises live en 97, ces pièces dures évoquent une rencontre totalement libre et saccadée des cordes et de (souvent courtes) séquences sonores issues des platines et radios de Tétreault. Lussier utilise tous les détails de ses instruments, du grattage ludique au récurage nerveux tandis que Tétreault pique son interlocuteur d’assauts fourbes (la fausse politesse dans Enrayure) et racleurs qui provoquent des demangeaisons dans le conduit auditif. Les accalmies arrivent à point nomme pour souffer un peu (le gris et bien nomme Sépulture) avant les nouveaux craquements, les nouvelles nodosités et un final dissonant. Si l’on n’avait conscience du tout joue sans fioritures de ces 21 morsures, on jurerait parfois (surtout sur la partie Prise de terre) d’un travail électroacoustique d’exception. Tous les mots choisis dans le livret définissent parfaitement ce disque en Ure. Lire l’excellente interview de Tétreault dans Revue & Corrigée n40

    on jurerait parfois d’un travail électroacoustique d’exception.

    Diane Labrosse, Martin Tétreault in Écouter voir

    “Éloge de la musique libre”, Luc Bouquet, Écouter voir, no. 106, October 1, 2000
    Sunday, October 1, 2000 Press

    Labrosse, Diane, Tétreault, Martin: Le Mystère magnétique

    Experte en échantillonnage de sons bruts et pénétrants, Diane Labrosse aime à détourner la masse sonore pour en extraire l’inattendu (Face cachée des choses / AM 036). Compositrice instantanée, improvisatrice de l’instant, elle n’a de cesse d’explorer toutes les techniques électroacoustiques existantes dans une ode à la bizarrerie avouce (Île Bizarre / AM 055). Aimant à explorer la face cachée des choses, cette accordéoniste, chanteuses et adepte de l’échantillonnage libre signe de nombreuses musiques de films (Montréal vu par, L’entrevue, Les décrocheurs d’étoiles), travaille pour le théâtre (38 contes shakespeuriens), collabore avec la chorégraphe Catherine Tardif et et obtient en 1997 une bourse du Conseil des arts du Canada en vue de l’écriture d’une pièce pour treize instruments commandée par les Espaces Sonores Illimités. Martin Tétreault aime à utiliser des disques coupés ou recollés sur ses platines tourne-disques. Comme Otomo Yoshihide, autre grand incontournable du vinyle détourné, le sociétaire d’Ambiances Magnétiques agence les sons et fait œuvre d’archivage en épinglant la voix de Maria Callas (La diva et le vinyle / AM 059) ou en faisant se rencontrer science fiction et cartoons (21 situations / AM 69).

    Martin Tétreault in La Presse

    “Musique d’hiver… entre deux bordées”, Alain Brunet, La Presse, February 17, 2000
    Thursday, February 17, 2000 Press

    En première partie de Joane Hétu, d’autres musiques d’hiver. On patine sur les platines: le DJ attitré de notre «musique actuelle», coloriste, bruitiste et abstrait, tentera de nouvelles hybridations en joignant ses aiguilles à celles de DJ Pocket, d’allégeance hip-hop, ainsi qu’à celles de DJ Mutante (un garçon, soit dit en passant) qui fait dans la techno hardcore.

    «J’étais un peu tanné du travail abstrait auquel je suis confiné dans le monde de la musique actuelle, confie Tétreault. J’avais envie d’ouvrir sur d’autres mondes, ce que j’ai fait avec ces DJ il y a quelques mois. On a eu tellement de fun qu’on a voulu répéter l’expérience. Il faut quand même dire que Mutante et Pocket sont des déviants dans leurs genres respectifs.» Le contraire nous eut surpris…

    «Chacun s’adapte au jeu de l’autre sans pour autant négliger son propre langage, explique en outre le DJ. On doit suivre les consignes d’un canevas d’intervention mais on peut provoquer des chose. On sait comment ça commence et comment ça se termine… Entre les deux, il y a toute une matière à développer. Il se peut qu’on glisse, qu’on tombe sur le cul… et qu’on se relève.»

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