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Martin Tétreault

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  • November 28, 2004: Sounding Objects and Surfaces in Québec City

    Tuesday, August 3, 2004 In concert

    Frottements, an exhibiton dedicated to the exploration of sounding objects and surfaces, is shown at the Musée national des beaux-arts du Québec (Québec City) September 1 to Novembre 28, 2004. The exhibition’s curator, Nicole Gingras — who also directed the book S:on, Sound in Contemporary Canadian Art, gathered several artists such as Jean-Pierre Gauthier, Raymond Gervais, Jocelyn Robert, the Skoltz_Kolgen duo as well as Martin Tétreault. Tétreault will perform Passages sur illustration sur vinyle on the first night, September 1, 2004 at 7 pm in the museum’s auditorium. On September 17, Skoltz_Kolgen will give a live performance at 9pm.

    May 27, 2004: European Tour for Tétreault

    Wednesday, April 14, 2004 In concert

    A meeting between two unorthodox sound artists: Martin Tétreault, a tremendous creator of spaces and Xavier Charles, an unquestionable talent full of energy. Their association gives birth to a world of matter, of sudden revivals, of textures. {nbio:tetreault_ma} and {nbio:charles_xa} will tour Europe from April 22 to May 27, 2004. During the course of his tour, {nbio:tetreault_ma} will also meet in concert with Ignaz Schick, Otomo Yoshihide, Érik M and many others.

    Xavier Charles, Pierre Tanguay, Martin Tétreault in The Wire

    “Soundcheck Review”, Dan Warburton, The Wire, no. 241, April 1, 2004
    Thursday, April 1, 2004 Press

    On 14 December 2000 in Montréal, turntablist Martin Tétreault and percussionist Pierre Tanguay recorded an offbeat but affectionate homage to the history of jazz in the form of ten three-minute pieces, one for each decade of Uhe 20th century. Three days later Tétreault mailed a DAT of the session to French improvising clarinettist Xavier Charles, who added his own contributions on 29 December before mixing down and pressing the result in a ridiculously limited CD-R edition two days later. The trio can indeed claim to have made the last jazz record of the 20th century.

    In today’s Improv, whose practitioners scowl joylessly at laptops and inputless mixing boards, it’s a pleasant surprise to come across the same sense of humour that once characterised Lol Coxhill’s and Steve Beresford’s work on the Nato label. Recorded in mono, the first four tracks are followed by a Pythonesque “and now — stereo!“ flourish. Though conceptually rigorous, this is no mere exercise in cheap pastiche. Charles’s quotations of Sidney Bechet are as affectionate as they are accomplished, but he makes no attempt to ape the beboppers. Instead he sticks to sustained grainy multiphonics swinging between the left and right channels, leaving Tétreault’s mangled Hammond organ samples and Tanguay’s manic drumming to reference 50s hard bop.

    Similarly, “1960-1970 Free Jazz Tony Williams Lifetime” finds the clarinettist emitting distinctly 21st century spits and rustles. The deliciously cheesy closing track, “1990-2000 Acid Jazz Electronique”, leaves the listener in little doubt as to what the musicians think of the genre, especially Charles who spends the entire track noodling, Feldman-like, on three adjacent semitones. The inner sleeve of this vinyl reissue Iovingly reproduces Delphine Touzet’s delightful original artwork — «Sauvons le Jazz!» indeed. It has rarely taken such a hammering as this.

    Martin Tétreault in Octopus

    “Sillons et micros”, Philippe Robert, Octopus, no. 27, March 1, 2004
    Monday, March 1, 2004 Press

    Depuis 20 ans, le platiniste Martin Tétreault creuse son sillon autour des disques. Plasticien de formation, Martin Tétreault s’est très tôt intéressé aux disques afin de produire une musique tournant autour de la citation et du piratage. Depuis quelques années, les disques traditionnels ont déserté les platines du Québécois au profit d’une exploration débridée et sans frontières de la lutherie phonographique. Creusant le sillon ouvert par John Cage en matière de pratiques étendues, le Québécois Martin Tétreault, depuis une vingtaine d’années (ses premières expériences en solo remontent à 1984), n’a eu de cesse de tester tout ce qui a trait aux disques en tant que supports et aux platines, abandonnant progressivement les premiers au profit des secondes. Sous l’influence de sa formation de plasticien, il lui a rapidement semblé logique de s’attaquer d’abord au vinyle comme matériau, d’autant plus que le tourne-disque était un objet qui le fascinait depuis l’enfance. A l’instar de nombre de ses confrères, Martin Tétreault commence donc par s’intéresser à la citation et à l’idée de piratage avant d’élargir cet horizon: «Un jour, j’ai pris un disque, l’ai coupé au milieu, en ai fixé les deux moitiés inversées que j’ai mises sur le pick-up pour écouter. De ce jour, la platine était devenue pour moi active.» Vers le milieu des années 80, il rencontre les musiciens du label Ambiances Magnétiques, dont il devient un des piliers. Notamment le guitariste René Lussier, avec lequel il enregistre Dur noyau dur, et qui l’initie à l’art du pionnier Christian Marclay, qu’il rencontre en 1989 à New York dans le cadre de la fameuse exposition Broken Music. Tandis que Marclay continuait de s’impliquer dans les arts visuels parallèlement à la musique, le Canadien prend un chemin inverse, multipliant les collaborations avec Jean Derome et la formation Bruire de Michel F Côté. En 1998, un disque vient marquer le point culminant de sa pratique d’alors — qui par la suite évoluera considérablement. Il s’agit d’un duo avec le clarinettiste Robert Marcel Lepage en hommage à Maria Callas, thème d’ailleurs déjà abordé par Marclay sur More Encores. Lyrique, malicieux, jubilatoire: cet album use de la citation parasitée par les scratches dans le cadre d’improvisations tour à tour enjouées ou mélancoliques, qui constamment mettent en œuvre des réminiscences, une certaine forme de nostalgie. Tétreault joue encore des disques, de leur contenu comme de leurs craquements, variant la vitesse de lecture et sautant de l’un à l’autre pour générer des apparitions lexicales saugrenues.

    Grosso modo, c’est à partir de son trio avec l’échantillonneuse Diane Labrosse et la percussionniste électronique Ikue Mori sur Île bizarre que Tétreault commence à se passionner plus avant pour les moyens de reproduction en eux-mêmes, c’est-à-dire la platine et ce qui va avec, comme en témoigneront plus tard ses nombreuses collaborations avec Otomo Yoshihide (21 Situations) ou Sachiko M (Four Focuses). Depuis, plutôt qu’en lecteur, aussi sophistiqué soit-il, c’est en tant que véritable générateur de sons qu’il a transformé la platine, laissant de côté tout ce qui avait trait au détournement pour ne plus se consacrer qu’à elle. En la modifiant et en l’explorant, ainsi que ses périphériques. «La platine en elle-même peut produire du son car son aiguille et la cellule peuvent agir comme un microphone. L’aiguille posée directement sur le plateau crée des vibrations dont on peut amplifier le volume.» Singulier et bruitiste, son art est désormais centré sur la musique des objets: celle des deux à quatre platines dont il joue, chacune équipée de plusieurs bras, avec des aiguilles préparées reliées à des ressorts ou des ballons, l’ensemble passant au travers d’un mélangeur. «Avec les deux bras, confie-t-il, ravi, je peux obtenir des effets de delay.» En effet, le résultat sonore est saisissant, dont on peut se faire une idée précise à l’écoute de son coffret de trois mini-CD en compagnie d’Otomo Yoshihide. Comme lui, ce dernier, influencé par Sachiko M, a délaissé le zapping virtuose (il avait longuement théorisé le «virus sampling») pour ne plus se consacrer qu’au son, au sein d’I.S.O. et Filament. Mû par des préoccupations voisines de celles de son confrère canadien, le processus d’échantillonnage ne l’interpelle plus guère car il trouve plus intéressant d’expérimenter en produisant du feedback, des bruits parasites et de les monter ensemble. On pourrait même parler là d’archi-textures corrosives. Des textures d’ailleurs au diapason de la gestuelle toujours plus minimale et étonnante de Tétreault, que l’on peut écouter en live depuis peu avec les Kristof K. Roll, Xavier Charles et Diane Labrosse au Festival de Victoriaville.

    … le résultat sonore est saisissant…
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