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  • Subsurface dans Le son du grisli

    «Critique», Héctor Cabrero, Le son du grisli, 15 novembre 2010
    lundi 15 novembre 2010 Presse

    Trois hommes font remonter des souvenirs enfouis à la «subsurface» des choses. L’un est trompettiste (Nils Ostendorf), un autre est pianiste (Philip Zoubek) et le dernier est clarinettiste et saxophoniste (Philippe Lauzier). Ces trois hommes improvisent.

    La référence au concret dont Ostendorf, Zoubek et Lauzier dispensent leur action instrumentale est repérable dans la façon qu’ils ont d’appeler les sept étapes qui la composent. Magnetic Hill, Calm City ou Slow Collapse sont des titres fiables pour parler de leur musique. Abstraite, cette musique peut accepter de chanter. Remplie de brisures, elle peut passer pour zen ou se laisser porter par les vents tel un mobile métallique.

    C’est de cette manière qu’Ostendorf, Zoubek et Lauzier réussissent leur tour. Leurs dosages sont précis du début à la fin de leur rencontre, fin qui est cette Subsurface justement qui les force à sortir de leurs gonds, à dépareiller pour montrer que leur belle collaboration aurait pu tourner au drame mais ne l’a pas fait ne serait-ce qu’un instant.

    Abstraite, cette musique peut accepter de chanter. Remplie de brisures, elle peut passer pour zen ou se laisser porter par les vents tel un mobile métallique.

    Tremblement de fer dans Radio-Canada: Espace Jazz

    «Critique», Stanley Péan, Radio-Canada: Espace Jazz, 15 novembre 2010
    lundi 15 novembre 2010 Presse

    Pierre Labbé est l’un de musiciens jazz les plus audacieux de la scène montréalaise. Avec ce Tremblement de fer, aux accents de funk avant-gardiste déjanté et dynamité, il nous offre son opus le plus emballant à date. Richter, sur son échelle, n’a qu’à bien se tenir!

    Richter, sur son échelle, n’a qu’à bien se tenir!

    Musique de Steve Lacy dans CISM

    «Seul le béton», François Dunlop, CISM, 15 novembre 2010
    lundi 15 novembre 2010 Presse

    Goutte. Rebord. Chaise. Trombone. Et ce cher Nick. Steve Lacy, tu es mort, mais pourtant, ici, la table possède un certain charme. Certes, Susanna Hood n’est pas Irene Aebi, et c’est tant mieux! L’halloween est chose du passé. Déguiser une chanson n’est plus qu’un acte théâtral. Il faut désormais exiger le béton. Lui seul sera en mesure de «concrétiser» (ha!) l’absolu d’un artiste posthume tel que Lacy peut l’être devenu. Avec cette complicité naturelle, Brenders, Fraser, Thomson et Neal n’ont nul besoin de bitume. Une suite pour Aïda, le classique Blinks, et la Bone de 1970. Lacy tu es mort, et moi, grâce à toi, je suis vivant.

    Lacy tu es mort, et moi, grâce à toi, je suis vivant.

    Tremblement de fer dans La Presse

    «Pierre Labbé: jazz contemporain et… ferré!», Alain Brunet, La Presse, 13 novembre 2010
    samedi 13 novembre 2010 Presse

    Cette musique a d’abord pris forme dans le cadre d’un ambitieux projet de l’Off Festival, qui réunissait à l’origine un nombre beaucoup plus considérable de musiciens. Après une expérience douloureuse de sonorisation sur scène (juin 2009), le concept a été réduit en studio à 12 musiciens. Les compositions ont été retravaillées, raffermies, complexifiées. Excellente décision de Pierre Labbé en étoffant les propositions initiales de son Tremblement de fer: il m’apparaît clair que ce jazz contemporain a atteint l’équilibre entre fines structures d’inspirations diverses (transculture, transgenres) et improvisations ferventes de très bon niveau. Saxophoniste et flûtiste, Pierre Labbé s’applique ici à faire valoir exclusivement ses talents compositeur, un art qu’il maîtrise mieux que la majorité des musiciens locaux de la mouvance jazz.

    Parce qu’il est capable d’y opposer les cordes (Jean René, Mélanie de Bonville, Émilie Girard-Charest, Josiane Laberge) aux vents (André Leroux, Jean Derome, Aaron Doyle, Jean-Nicolas Trottier), et de faire se déployer cette dialectique sur des échafauds de mesures composées qu’assure une excellente section rythmique (Pierre Tanguay et Clinton Ryder), derrière laquelle se tissent de singulières interventions harmoniques (Bernard Falaise, Guillaume Dostaler). Cette matière, d’ailleurs, a été jouée brillamment à l’Off Jazz, soit le 23 octobre dernier au Lion d’or. De mémorables secousses y ont frappé l’imaginaire, c’est le moins qu’on puisse dire.

    De mémorables secousses y ont frappé l’imaginaire, c’est le moins qu’on puisse dire.

    Ellipsis dans Montreal Mirror

    «Music Reviews», Rupert Bottenberg, Montreal Mirror, 11 novembre 2010
    jeudi 11 novembre 2010 Presse

    Seven years after In Abulia, Montréaler O’Hara’s first disc of music, Ellipsis is a worthy return to a medium that strongly informs the conceptual art and spoken word that are her main callings. She likewise draws on those disciplines in her use of the human voice, both as a raw sound source and as a multilingual message system, and in her carefully harnessed intentions. Dodging pitfalls of preten­sion, she and her gathering of Mile End musical guests strike the right balance of detachment and vulnerability across these curious yet comfortable tunes. 7/10

    … she and her gathering of Mile End musical guests strike the right balance of detachment and vulnerability…
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