D’autres critiques peuvent se trouver dans les pages des albums de cette artiste.
Review
The 19th annual Seattle Improvised Music Festival took place this winter over two week-ends in Febuary. This year brought a turning point for the festival, as the long-term orginizers turned over the reins to musicians newly very active in the scene, all of whom are directly or indirectly affialited with Open Music Workshop. Open Music Workshop (or OMW) is a relatively young entity, less than two years old, but has constitued something like a second wave in the improvised music scene in Seattle. This shift in leadership was reflected in the shape of the festival this year, which cast a wider net and included a broader range of approaches to music making.
The next weekend I also managed to catch Les Poules (Montréal) at Consolodated Works, a large warehouse-like art gallery and performance space. Les Poules have beon playing together for over a decade, and every passing minute of their long history and musical intimacy.
Les Poules et la basse-cour
À l’exception de la pop sirupeuse, tous les genres musicaux sont dominés par le mâle. Qu’il grogne dans le micro, gratte sa guitare ou s’époumone au saxo, l’homme s’accapare l’image du musicien, autant dans le rock des multinationales que sur la scène des musiques actuelles. Quand la femme s’aventure dans le domaine, elle est souvent réduite à adopter les formules toutes faites de l’industrie.
C’est pourquoi il est étonnant de trouver au sein du catalogue de DAME autant de femmes à la démarche artistique novatrice. C’est que dès ses premières années, le collectif Ambiances Magnétiques a accueilli trois créatrices dont l’activité musicale, la force organisationnelle et la forte tête ont servi de pôle d’attraction. Je parle bien sûr de
Nos trois protagonistes se sont connues au tournant des années 80 dans
Dès la sortie de Langages fantastiques, les trois filles se consacrent à leurs carrières individuelles. Chanteuse et saxophoniste, Joane Hétu insuffle à sa musique un émerveillement langagier et une interprétation mal dégrossie qui se rapproche de l’outsider art. Elle a d’abord mis sur pied son propre groupe,
Vers la fin de Justine, Diane Labrosse a délaissé le clavier pour lui préférer l’échantillonneur. Après un album solo,
Depuis la dissolution de Justine, la discographie de Danielle Palardy Roger progresse à petits pas (c’est qu’elle est très occupée par la direction des Productions SuperMusique). Son conte pour enfants
En 1986, Joane, Diane et Danielle avaient pris un congé de Wondeur Brass pour explorer les limites de la chanson pop sous le nom Les Poules (
La présence de ces trois créatrices au sein d’Ambiances Magnétiques a attiré l’attention de quelques artistes aux intérêts similaires. Première autre femme à joindre l’écurie,
La musique actuelle, un monde de gars
Review
Listening to this record of free improvisational piano is a little like watching a group of bored children on a swing set. They’ll spend a few minutes actually swinging, then the ringleader ventures to hang by his knees from the top. A few minutes later, they’re walking a hazardous tightrope across the top of the swing set, then building a fort underneath. If you leave them alone for the time it takes to drink a single cup of coffee, you will return to find them gathering firewood in preparation for burning the whole thing down.
Like these kids,
Who’s Playing starts with Greetings, a half-minute interlude of slaps and moans and sing-song spoken word. Then we move to the demented, freeze-frame cakewalk of Steps, a prickly jazz improvisation that sounds more like music you’ve heard before than anything else on the album. Silica, the third track, finds us opening up the piano cover and discovering a slithery, metallic menu of sounds inside. Bones returns to the piano as it’s usually played, with a tentatively played conversation between high notes and low, but then
The title of Who’s Playing comes from a short, unattributed poem in the liner notes, which asks “When one is completely present in the moment — / Playing, or listening / — Who, then, / in that moment, / is playing / and who / is listening
Portrait: Justine
Born out of the Montréal-based avant-rock group Wondeur Brass, Justine pushed further the ideals of challenging, thought-provoking feminist rock established in its previous incarnation for another ten years. The group released three albums during the 1990s and toured Canada, the United States,and visited Europe twice. Three of its musicians are members of the collective Ambiances Magnétiques, so the label released all their albums.
Wondeur Brass started as a sextet in the early ’80s. By 1987 the group had been scaled down to a quartet. Bassist
Upon starting work on a new opus in 1989, the girls decided it was time for a change. The new music taking shape was turning out to be more complex, intricate, and driven by a stronger will to improvise and make things interestingly dangerous. Thus Justine was born. The first album under the new name, (Suite), came out in 1990. It included guest appearances by Japanese singer Tenko and American harpist
In early 1994 Justine toured Europe, visiting many former communist countries. Back in Montréal in June they recorded Langages Fantastiques “live in the studio” — the recording of (Suite) had stretched over ten months. After its release later that year things slowed down as group members focused on individual projects
Portrait: Joane Hétu
Saxophonist, singer, improviser, composer, and record label manager
A Montréaler born and raised,
In 1991, at a time when the volunteer structure of the collective was becoming a burden on the shoulders of its members,
D’un avant garde à l’autre
Au début des années 80, un groupuscule de musiciens travaillait d’arrache-pied en vue de doter le Québec d’une avant-garde musicale qui lui serait propre. Improvisations pures et dures, expérimentations bruitistes, ses créations, sises quelque part entre musique contemporaine et free jazz, en effrayaient plus d’un.
Vingt ans plus tard, la scène de ce qu’on appelle désormais la musique actuelle a considérablement évolué. Se donnant des moyens à la hauteur de leurs ambitions, les Jean Derome, René Lussler, Pierre Tanguay et consorts ont fait connaître leurs musiques bien au-delà du Québec, acquérant au passage une réputation des plus enviables.
Les rouages du genre Le Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV) est l’un des moteurs importants du développement de l’avant-garde québécoise. Créé en 1983, il a été — et demeure toujours — une vitrine internationale pour les musiciens, en plus d’être la pierre d’assise du genre grâce à la tradition qu’il a su instaurer. Cela tient beaucoup à la vision du directeur artistique et fondateur du festival, Michel Levasseur, pour qui tradition et avant-garde n’ont rien d’antinomique
Outre le FIMAV, le milieu a su se doter d’infrastructures particulièrement efficaces afin de permettre aux musiciens de diffuser leurs créations malgré leur peu de moyens. C’est ainsi que divers labels comme le vétéran Ambiances magnétiques ou le récent Alien 8 sont nés, que la compagnie de production Supermémé-Supermusique a vu le jour, ainsi que la compagnie de distribution DAME, qui assure la production, la promotion et la diffusion internationale des diverses étiquettes qu’elle chapeaute.
Un public grandissant Avec les années, il semble que la musique actueile effarouche moins les gens. Ils sont en effet de plus en plus nombreux à s’intéresser au genre et les albums des artistes de l’avant-garde québécoise, qui ne s’écoulaient naguère qu’à l’étranger, se vendent beaucoup mieux au Québec. Même un dialogue s’instaure entre les diverses scènes
Les Québécois s’intèresseraient-ils davantage à l’avant-garde
Cette récupération de l’avant-garde et de divers éléments de la musique actuelle cause bien des maux de têtes à certains artistes qui s’interrogent à savoir s’ils sont en train de se faire dépasser par la présente vague de musique électronique. Crainte non fondée selon Michel Levasseur
Une relève en parfalte santé
En plus de son public qui va grandissant, le milieu de la musique d’avant-garde compte un bassin de musiciens de plus en plus important. Provenant d’horizons aussi divers que le jazz, le postrock ou la musique électronique, ils sont nombreux à suivre les voies tracées par les Robert Marcel Lepage, Diane Labrosse, et Jean Derome et même à collaborer avec eux, qu’il s’agisse d’Alexandre St-Onge, de Dave Kristian ou de la formation Interférence Sardines. La prochaine édition du FIMAV, qui se déroulera du 16 au 20 mai, devrait d’ailleurs en témoigner avec éloquence.
Selon l’auteur-compositeur et guitariste Sam Shalabl (Shalabi effect, Detention), l’une des figures de proue de la relève, l’effervescence que l’on trouve dans le milieu s’explique en partie par l’esprit d’équipe qui y règne
Malgré un creux de vague du côté de la diffusion et des tournées à l’étranger, il apparaît indéniable que la musique actuelle québécoise est en excellente santé et que les conjonctures actuelles laissent présager un avenir des plus prometteurs. Shalabi, qui a quitté l’Île-du-Prince-Édouard il y a dix ans pour s’installer à Montréal ne cache pas son optimisme
