Simoneda, reine des esclaves
Wondeur Brass / Joane Hétu, Diane Labrosse, Danielle Palardy Roger, Marie Trudeau
Wondeur Brass oscille entre la chanson trouble, inquiète, fendue, et une affirmation plus vitale ou extravertie de soi, où, l’humour, un certain dadaïsme post industriel côtoient l’insolite, le plaidoyer… — Parachute, Québec
Fable anachronique, une histoire d’oiseaux en cage qui raisonnent autour d’un métronome échevellé.
- Compositeur·trice(s): Joane Hétu, Diane Labrosse, Danielle Palardy Roger, Marie Trudeau
- Interprète(s): Wondeur Brass, Joane Hétu, Diane Labrosse, Danielle Palardy Roger, Marie Trudeau
Cassette audio (AM 012_CAS, 1988)
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- Étiquette: Ambiances Magnétiques
- AM 012_CAS
- 1988
- Durée totale: 40:07
- Boîtier cassette
- 110 mm × 70 mm × 16 mm
- 65 g
Sur le web
Images
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Page 1 du feuillet discographique de 4 pages (français et anglais) de « Simoneda, reine des esclaves» [20,9 × 29,6 cm] -
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C’est pourquoi il est étonnant de trouver au sein du catalogue de DAME autant de femmes à la démarche artistique novatrice. C’est que dès ses premières années, le collectif Ambiances Magnétiques a accueilli trois créatrices dont l’activité musicale, la force organisationnelle et la forte tête ont servi de pôle d’attraction. Je parle bien sûr de
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Il y a toute une histoire fascinante du jazz au féminin qui est de mieux en mieux documentée depuis le début des années soixante-dix, à l’échelle internationale. Montréal possède aussi son histoire du jazz au féminin, de Jane Fair autrefois à Lorraine Desmarais aujourd’hui. Le récent festival international des musiciennes innovatrices en constitue l’un de ses jalons récents les plus prestigieux (orchestré par Wondeur Brass -Productions Super Mémé).
En tant que collectif féminin, ce groupe cependant reste unique dans la métropole actuelle. Il s’agit de Joane Hetu au saxophone, Diane Labrosse aux claviers, Marie Trudeau à la basse électrique et Danielle Palardy Roger à la batterie. Le jazz new wave que pratique Wondeur Brass s’appuie beaucoup sur les textes lui aussi, sur la voix donc, prolongeant peut-être ainsi, à sa manière, les porte-paroles féminins engagés d’antan, de Marie Savard avec Pierre Leduc ou Louise Forestier avec le quatuor de jazz libre du Québec à d’autres grands noms de l’extérieur, tels Brigitte Fontaine, Irène Aebi, Colette Magny et d’autres (pour la séduction moqueuse, la remise en question des valeurs établies, une certaine fascination pour l’interdit, l’expression d’un cri poétique contestataire, ludique, désinvolte)
Tel ce métronome inspiré de Man Ray qui orne la pochette de leur dernier disque, la musique de Wondeur Brass oscille entre la chanson trouble, inquiète, fendue, et une affirmation plus vitale ou extravertie de soi, où, l’humour, un certain dadaïsme post industriel côtoient l’insolite, le plaidoyer, les jeux de mots, un érotisme latent, etc. Ce jazz de fusion électroacoustique un peu gauche parfois, inachevé, désespéré/lucide, exprime donc tout autant un malaise, une difficulté d’être qu’une liberté reconquise dans l’action, via l’improvisation, le jeu libre, spontané.
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