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  • Les fleurs du tapis, Pierre Cartier in Revue & Corrigée

    “Critique”, Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 33, September 1, 1997
    Monday, September 1, 1997 Press

    On retrouve toujours un peu les mêmes interprètes d’un enregistrement à l’autre, issu du collectif montréalais. Mais ici, on se situe moins dans l’optique des musiques «hors étiquette», que dans la sphère jazz. Pierre Cartier, contrebassiste et leader, nous offre en effet un jazz élégant, plus ou moins intimiste, agissant comme une légère brise qui vous caresse en ces temps de canicule.

    Pierre Cartier, contrebassiste et leader, nous offre en effet un jazz élégant, plus ou moins intimiste, agissant comme une légère brise qui vous caresse en ces temps de canicule.

    La plante humaine, Robert Marcel Lepage in Revue & Corrigée

    “Critique”, Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 33, September 1, 1997
    Monday, September 1, 1997 Press

    S’il y a, certes, un son, ou du moins, une approche musicale «Ambiances magnétiques» (et le second recueil/compilation Hourra pour la bastringue le confirme), Robert Marcel Lepage est peut-être le musicien qui s’en éloigne le plus. C’était particulièrement évident avec Les choses dernières, ça l’est encore, de manière différente, avec La Plante humaine.

    Musique de film d’un genre un peu particulier (la musique, mais, à vrai dire, le film semble l’être aussi!), dans la mesure où la trace audio, celle dont il est question ici, diffère dans son traitement et son montage de celle qui accompagne la pellicule! La Plante humaine alterne des séquences musicales variées: un rock vigoureux et charpenté peut faire suite à une séquence plus expérimentale, et précéder des emprunts néoclassiques qui eux-mêmes sombrent dans une mixture plus

    industrieile… et on pourrait citer d’autres genre musicaux. Mais La Plante humaine n’est pas un simple patchwork le tout s’inscrit dans une trame sonore et mélodique qui rejaillit de temps en temps, un peu comme les nombreuses images surgissant dans la mémoire du personnage du film, Michel (interprété par Michael Lonsdale). Cette (re)construction obeit toutefois davantage à une nécessité d’ordre musical, éloigné des impératifs du visuel propre au cinéaste Pierre Hébert.

    La Bête / The Beast Within in Cadence

    “Review”, Michael Rosenstein, Cadence, no. 23:9, September 1, 1997
    Monday, September 1, 1997 Press

    Pinning down the music ot Jean Derome is a Study in futility. This Monlréal native is as likely to be composing music for dance or film as he is to be darting through rock-tinged improvisations with his group Dangereux Zhoms, or tearing into the changes of a Monk tune. What all of his music has in common is a keen sense of humor, an insaliable sense of inquisitiveness, and an impeccable ear for arrangements and group interaction. Derome is helped immeasurably by his association with a large pool of like-minded Montréal musicians who form the artists’ collective recording on the Ambiances Magnetiques label.

    Assembled in the studio over the period of a year, La Bête — The Beast within is music commissioned for a dance performance. This is music based on exotic color and gesture, building layers up from minute details. As usual, Derome draws from popular music, brass bands, and exotic instrumentation. There is a strong tie to theater and cabaret throughout, though he always avoids the predictable or trite. On one piece, military percussion tattoos lay a foundation for pumping brass cadences while accordion and keyboards seesaw drunken rhythms as flute dive-bomb the ensemble. The next darts into free collective flurries as free gasped vocals spray nonsense scat while duck calls, percussion, and tightly voiced trumpet and trombone pace and circle. Yet even in the freest moments, Derome never completely abandons melodic flow and pulse. Tanguay’s percussion creates a propulsive undertow that freely draws the music along, often augmented by additional percussion grooves. The brass trio, and particularly the tuba, provide warm dark shadings while wheezing accordion, guitar, or piano provide delicate, open harmonies. Whispered and warbled vocals buzz and flitter around the cinematic arc of the music, which has dramatic and spatial richness. Instruments come in and out like characters wrapped in the mystery of an abstract theater piece, moving from dark, brooding sections to wry levity in a matter of moments. The interplay is tight throughout, and while much of the music is carefully arranged, there is considerable room for the nine players to collectively stretch. There is no question that the choreography will add much to the music, but this recording ably stands on its own.

    Je me souviens — Hommage à Georges Perec; Tu r’luttes, Jean Derome in Revue & Corrigée

    “Critique”, Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 33, September 1, 1997
    Monday, September 1, 1997 Press

    Déjà l’intitulé est clair. Et que rajouter aux indications du livret/dépliant? Tout y est dit: une sélection d’une soixantaine de «souvenirs» musicaux de Georges Perec, résumés en 26 tableaux, dont on nous indique à la fois la dédicace, le modèle/pastiche, les procédés, et même les lectures qui s’y rapportent. Mais vous n’avez pas tous, sous les yeux, ces indications. Disons alors que cette suite dédiée à Georges Perec reflète son environnement musical, fait d’ambiance de baloches, de musique de cirque, d’orchestre de jazz et de trompette bouchée, de St Germain et de rive gauche des années 50 et des années 60 débutantes, époque pleine de dérision insouciante, époque d’une aprés-guerre en pleine renaissance où l’optimisme affiché dissimulait avec plus ou moins de réussite des interrogations plus existentielles.

    Jean Derome, dont nous connaissions déjà les qualités d’arrangeur pour une grande formation (Confiture de Gagaku Victo 05) fait montre ici de toute sa finesse et de son propre sens de l’humour, par ailleurs des plus communicatifs.

    De facture plus actuelle, les “17 jeux varies pour 12 improvisateurs” (les six Québécois de l’Ensemble Flammeches, et les six Belges de l’EnsemWe White Wine Dark Grapes) de Tur’luttes faits de collages, bruitages, et rappelant quelque peu certains procedés utilisés par John Zom, participent cependant du même esprit, non sans une référence (volontaire?) à un dessinateur-humoriste français, Gotlib (“pervers pépére”).

    Au final, un certain esprit français, des Québécois, des Belges… Jean Derome a bien mérité de la francophonie!

    Ayaya Moses in Hour

    “Review”, Jim Little, Hour, August 13, 1997
    Wednesday, August 13, 1997 Press

    Composed of René Lussier, Nick Didkovsky, Maik Stewart and Fred Frith, this is one fearsome guitar foursome. Recorded in Montréal in July and November of last year, the material here is mostly original, such as the title track, which ranges from bone-crushing industrial power chords to microtonal minimalism. There are also two tunes by Italan composer Olivia Bignardi and a dynamic arrangemerk of Pulau Dewata by the late Québécois composer Claude Vivier. 3/5

    Les fleurs du tapis in Hour

    “Review”, Jim Little, Hour, July 31, 1997
    Thursday, July 31, 1997 Press

    Yeah, I know it’s not exactly new, but this disc of previously unissued material by the underappreciated electric bassist Pierre Cartier (Les Dangeureux Zhoms, Évidence, René Lussier) is a little gem. Recorded back in 1989 at l’Église Purification-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie in Repentigny, Cartier leads a band made up of Jean Derome on alto saxophone, Pierre Tanguay on drums and Jean-Denis Levasseur on soprano saxophone. The church acoustics give this coffee shop bop a large, airy sound. And some of it really smokes, like the swinging Tautologie and the funky Signaux de fumée. 4/5 ★★★★: Very strong

    This disc is… a little gem.
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