SuperBOOM, Joane Hétu, DAME in Voir
Joane Hétu est intarissable
Un peu d’histoire
“Il s’en passe des choses en 10 ans
Si le catalogue de DAME ne cesse d’évoluer, on peut également être surpris de la faculté de renouvellement des artistes de la maison. Un coup d’œil à la programmation de l’événement Super Boom suffit à prouver l’extraordinaire diversité que propose en 2001 cette “petite compagnie”. Les festivités se dérouleront au Théâtre La Chapelle et l’ouverture, le mardi 27 novembre, se fera dans un grand fracas bruitiste avec le duo Parasites (Martin Tétreault au tourne-disque sans disques, et Diane Labrosse à l’échantillonneur)
Ouf
Musique d’hiver, Joane Hétu in Revue & Corrigée
Joane Hétu nous avait plutôt habitués à des pièces fortement expressives, tant par le travail instrumental que par les textes et chants. Sans renier tous les aspects de cet expressionnisme (contenus surtout dans les textes), Musique d’hiver use aussi de touches plutôt impressionnistes, en particulier les deux premières pièces La chute et On s’les gèle. Avec leurs sonorités suggestives, les timbres colorés et variés des différents instruments, Joane Hétu et ses partenaires créent, tel un Signac abandonnant ses paysages maritimes, un quadriptyque d’espaces hivernaux marqués aussi bien par la rigueur du climat que par la chaleur des rapports humains.
Les contes de l’amère loi, Joane Hétu, Diane Labrosse, Les Poules, Danielle Palardy Roger in Voir
Il y a bien longtemps que l’on a vu ce trio sur une scène à Montréal. Bien longtemps aussi que leur seul disque — vinyle, bien sûr —, est épuisé. Paru en 1986 entre deux albums de
Seule dans les chants, Joane Hétu in Rubberneck
Solo improvisation has come to represent the highest expression of the improvisor. Perhaps for good reason as it takes a special imagination or careful tactician to keep it interesting for sustained periods. As a practice, it has grown progressively since Eric Dolphy’s great deconstructions of
Saxophonist Lazro’s work owes much to the Dolphy model, particularly in the way that figures are repeated, elaborated and transformed. This of course has become a standard methodology for the solo improvisor, Evan Parker being the most extreme example. If Lazro’s approach provides no real surprises, it is the rigor and consistency of its application that is out of the ordinary. This attention to craft gives many of the pieces a strong inner logic and satisfying unanimity. Ironically, perhaps, it is when Lazro attempts his own deconstruction of existing material — in this case an Albert Ayler tune — that the music is at its structurally most incoherent. This nod to history is also reflected in his use of the instrument as a sound-making device. While he uses the usual range of extended techniques, Lazro also relishes the standard sounds of his instruments and there are times when for a few minutes the ghosts of earlier eras are audible.
Lacy is an example of a particularly special imagination. His ability to create in the kind of unfettered way that many assume to be the Holy Grail of free improvisation is remarkable but untypical of improvisors as a whole
Hétu’s approach is not dissimilar to that of Lazro but her improvisations stand as haikus to Lazro’s sonnets. Lacy and Lazro constantly remind you that they are playing an instrument with a wealth of tradition and associations while Hétu appears to want to strip away this heritage and leave the listener with a fresh understanding
Musique d’hiver, Joane Hétu in Voir
L’infatigable Joane Hétu, l’une des artistes les plus productive d’un label qu’elle doit aussi gérer, présentera quant à elle Musiques d’hiver, une œuvre pour cinq musiciens (Hétu, Derome, Dostaler, Labrosse, Tanguay) qui avait été présentée il y a un an au Centre Calixa-Lavallée. Au programme
Joane Hétu in Écouter voir
Hétu, Joane
Née en 1958, Ia saxophoniste ct chanteuse Joane Hétu peut passer d’une seconde à l’autre du chuchotis le plus doux au cri le plus perçant. Avec le quartet Justine elle s’engoufre sur le chemin du bariolage et des ritournelles éclatées (Justine — (suite) / AM 016) Au sein de Castor et compagnie (Derome / Labrosse / Tanguay) qu’elle dirige depuis 1992, elle convoque l’insolite en utilisant collages et superpositions surprenantes. Fausses comptines enfanties, paroles mutines et décalages astocieux, son travail met en évidence un sens aigu de l’absurde et de la douce provocation (Mets ta langue / AM 062). Toutes choses à nouveau présentes sur son nouvel opus solo (Seule dans les chants / AM 077) dans lequel se retrouve nu et ouvert le chant profond de la musicienne. Entre minimalisme rauque et convulsions emportées, Joane Hétu hisse haut l’étendard de la poésie déraisonnable.





![Joane Hétu [Photo: Céline Côté, 2018]](https://res.electrocd.com/image.php/image/h/hetu_jo.9572.jpg?width=n2&cropratio=1:1)