Nous perçons les oreilles, Jean Derome, Joane Hétu, Nous perçons les oreilles in Ici Montréal
Ici, on est dans le ludisme pur. Un duo d’improvisation où la complicité du couple est un sine qua non. Les ressources sonores de la voix, des instruments à vent et de toutes les
Castor et compagnie: Mets ta langue, Joane Hétu in Montréal Campus
Sur Mets ta langue, Joane Hétu, accompagnée de son collectif, Castor et Compagnie, impressionne par ses compositions plus personnelles. Loin d’être naïves, les 11 chansons d’amour qu’elle propose dépeignent un univers sensuel et corrosif à la fois, comme toutes les grandes passions.
Nous perçons les oreilles, Jean Derome, Joane Hétu, Nous perçons les oreilles in Le Devoir
Loin, loin, trés loin des hauts endroits où l’on étudie des choses qu’on aime limiter à un état cadavérique pour s’emparer d’elles comme objet loin. Loin, très loin de ceux qui savent, il existe un jardin enchanté et secret, pas toujours raffiné ou très beau, mais où la musique vit celui de ceux qui la font. En cet enclos particulier, des musiciens genéreux donnent réalité à cet art mystérieux qu’est la musique, offrent leur amour profond des idées neuves et du son.
Le premier spectacle de Nous perçons les oreilles, sorte d’édition-festival de fin d’hiver des
La modernité revient
Sur le fil tenu de l’instant fugace qui jamais ne reviendra s’élève un torse magnifique qui tire tout son pouvoir expressif de ses fulgurances géniales et de ses faiblesses décevantes. Au crépuscule d’un art encroûté dans l’académie se dressent les turions d’une nouvelle forme provocante et revendicatrice par sa simple existence
Terrains et émotions vierges, voilà ce qu’on entend. Magie de la poésie et du sens renouvelés. Impossible d’analyser cela de l’épingler pour objet d’étude. Il faut y être, se soumettre à ses méandres, oser se tromper — ou triompher — en direct. Derome remporte la palme, dominant sa matière magistralement. Sa compagne reste plus en retrait. Elle essaie trop de le rejoindre plutôt que de se laisser aller.
Au risque de passer pour snob, je trouve qu’il manque encore un peu de verni, voire de respect (Derome par moment, semble maladroit avec ce statut d’artiste qu’il invente — plus de fierté de votre part, s’il vous plait, vous y avez droit
Cette première soirée dialoguait avec le cinéma. L’idée est naïvement mignonne. MacLaren a déjà fait cent fois mieux et le processus est stérile. On sourit à la tentative, sans plus. Mercredi, nos acolytes se colletteront avec la danse puis, ce soir, entre eux. Ce dernier spectacle musique-musique sera repris vendredi à la Maison de la culture Villlerav/Saint-Michel/Parc-Extension. À prendre un risque, vous serez peut-étre déçu, mais vous serez peut-étre aussi complétement ébloui.
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Joane Hétu et Jean Derome seraient-ils échangistes
Comme les deux membres du couple sont constamment occupés par des projets divers Nous perçons les oreilles n’a donné que quelques rares performances underground jusqu’à présent mais il s’agit d’un projet en constante évolution auquel Hétu et Derome semblent consacrer beaucoup d’énergie.
Leurs échanges se font généralement sur le terrain de l’improvisation musicale mais Joane a aussi un fort penchant pour la chanson comme elle l’a démontré brillamment avec l’un de ses autres groupes (Castor et compagnie). Elle s’empresse toutefois de piéciser que les deux formations fonctionnent de façon complètement différente.
Même si Hétu et Derome se proposent d’explorer à fond les deux pôles de Nous perçons les oreilles au cours de leurs spectacles ils ont choisi la voie instrumentale pour leur premier album qui devrait paraitre sous peu chez Ambiances Magnétiques. Mais comme tout semble arriver par paires chez ces deux-là on aura aussi droit à un disque mettant l’accent sur la version chantée avant longtemps.
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Les saxophonistes Joane Hétu et Jean Derome, complices dans la vie comme en musique, présentent une série de quatre concerts en deux parties, pour lesquels ils ont invité des artistes de différentes disciplines à improviser, par paires, en leur compagnie.
Chaque soir, un autre duo se joindra aux musiciens en deuxième partie. Pierre Hébert et Sylvie Massicotte, dans une rencontre musique-cinéma-littérature, ont déjà travailié ensemble et avec Derome. Louise Bédard et Andrew de L Harwood sont rompus à l’improvisation en danse. De leur côté, Danielle Palardy Roger et Pierre Tanguay sont deux percussionnistes bien connus de la scène de la musique actuelle.
On peut faire confiance à Hétu et Derome, férus de musique improvisée depuis plus de vingt ans, pour bien s’entourer et s’organiser pour se faire entendre. A preuve, cette série de concerts est le prélude à la sortie d’un album, et le premier de trois événements qu’organisent cette année Les Productions Super Mémé, la boïte qui met en scène les musiques audacieuses à Montréal.
(Suite), Joane Hétu, Justine, Diane Labrosse, Danielle Palardy Roger, Marie Trudeau in ImproJazz
Un peu en marge par rapport à la notoriété internationale (bien gagnée, pour sûr
Né en 1987, le quartet nous offre un rock hybride avec des clins-d’œil intelligents à la chanson pas banale, avec des pincées de musique folk des communautés de langue française de l’Amérique du Nord
Tout en maintenant les expériences de Wondeur Brass et des Poules (partagées presque par tous les membres), Justine a essayé de dépasser les aboutissements des deux ensembles d’origine pour en synthétiser l’essence. On peut donc écouter une musique qui se partage entre improvisation (Les Poules) et composition stricte (Wondeur Brass), avec un usage considérable et toujours en évolution de l’électronique. Suite (AM 016, 1990), l’œuvre des débuts, donne une palette de musiques hétérogènes, les unes très claires, fines et riches de chromatismes précieux, les autres hirsutes, intenses, électrisantes, toutes ciselées par un travail incessant Après Suite, nos amies ont franchi les frontières toujours gênantes du groupe pour multiplier les œuvres en solo (dont on trouve désormais des traces discographiques) à l’égare du théâtre, de la danse et des liaisons musique / art visuel. Même l’amour pour l’improvisation (tout à fait originale) a trouvé un élan renouveIé et a mûri pour aboutir à une quantité de rencontres et d’événements parallèles, parmi lesquels il faut citer l’organisation des projets
Pour une meilleure compréhension du mariage original de Justine avec l’improvisation, je suggère la lecture de l’article consacré au groupe paru dans le n° 54 de
Les morceaux du disque -constituent pratiquement l’ensemble des pièces pendant les deux séries de concerts donné en Italie et en Allemagne l’année dernière,sont pour la plupart des compositions instantanées avec des sections qui visent à
Des chansons incisives et des dialogues pétillants au milieu des voix, du saxo et des claviers dessinent des voyages musicaux insolites et ouverts sur plusieurs contacts, pendant lesquels on peut percevoir des certitude, des lacérations, de l’énergie et des paradoxe poétiques. Deux morceaux, Vidanges domestiques et Manigances Fantastiques sont déjà sortis (avec des versions différentes) sur célébrant les dix années d’Ambiances magnétiques (Une Théorie des Ensembles, AM 022 1992). Deux autres morceaux, La cigale s’impatiente et Marguerite (ce dernier écrit pour Marguerite Duras) se trouvent dans la compilation Dice — A Collective Contemporary Women Composers ( Records, 1993), produit et réalisé par pool de musiciennes engagées dans le free-jazz, l’improvisation, le rock d’innovation et les autres musiques inclassables fondées surtout sur l’emploi de la voix.



