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  • Time of the Sign dans La Scena Musicale

    «Ambiances de fin d’année», Marc Chénard, La Scena Musicale, no 20:5, 1 février 2015
    dimanche 1 février 2015 Presse

    Nouveau venu chez Ambiances, le sextette torontois Vertical Squirrels propose une musique à la fois inusitée et familière. Difficile à décrire cette proposition, sinon qu’il s’agit d’une musique largement improvisée dans sa réalisation, mais ancrée dans ses procédés. Des zones harmoniques à forte saveur tonale se font entendre dans la majorité des pièces (13), des ostinatos rythmiques s’insinuent constamment (émanant surtout du piano d’Ajay Heble, autrement connu comme directeur artistique du festival de Guelph). Cordes et percussions dominent ici, auxquelles s’ajoutent six invités, dont ô surprise! la saxophoniste et flûtiste Jane Bunnett, effectuant ici une de ses rares sorties de son terrain habituel, le jazz latin. Faute d’un meilleur descriptif, on qualifiera leur démarche d’«improvisation mondialiste», dans laquelle chaque participant se met au service de l’ensemble plutôt que de s’affirmer devant le groupe (comme dans le jazz). Pour l’originalité, il y a de quoi les féliciter; quant au contenu, on sent qu’ils se cantonnent un peu trop dans leurs procédés.

    Pour l’originalité, il y a de quoi les féliciter

    Pour en finir dans La Scena Musicale

    «Ambiances de fin d’année», Marc Chénard, La Scena Musicale, no 20:5, 1 février 2015
    dimanche 1 février 2015 Presse

    Trio qui abonde dans la musique improvisée pure et dure, Klaxon Gueule conjugue les talents de Michel F Côté (perc.), Bernard Falaise (gtr.) et Alexandre St-Onge (b. él.). Leur musique éclatée évite toutefois le plus grand écueil du genre: le bavardage. Comme les trois se côtoient depuis vingt ans, ils ont développé une chimie de groupe, d’où la remarquable concision des pièces (14 en moins de 41 minutes). Les rôles entre soliste et accompagnateurs s’effacent alors que l’électronique redéfinit les sonorités instrumentales, celles du guitariste en particulier. Cette formation propose une série de microclimats exploités à bon escient. Il va sans dire, leurs expériences partagées jouent pour beaucoup dans la réussite de cet album.

    … leurs expériences partagées jouent pour beaucoup dans la réussite de cet album.

    Monk Work dans La Scena Musicale

    «Ambiances de fin d’année», Marc Chénard, La Scena Musicale, no 20:5, 1 février 2015
    dimanche 1 février 2015 Presse

    Écouter la musique de Monk, c’est comme fréquenter un vieil ami. Jadis perçues comme étranges, ses pièces nous sont pourtant familières aujourd’hui. Et lorsqu’elles sont reprises par trois connaisseurs comme Jean Derome (saxos alto et baryton), Pierre Cartier (b. él.) et Pierre Tanguay (btr.), l’amitié est scellée. Voici donc leur troisième opus (14 ans plus tard!) avec 11 bijoux du maître. Two Timer, par exemple, n’a jamais été interprété par son compositeur, du moins sur disque, mais se retrouve dans le cahier de ses pièces. Dreamland, en revanche, semble être de sa plume (si l’on se fie à la biographie exhaustive de Robin Kelly), mais aucune partition n’en existe, juste une couple d’enregistrements. Cela dit, nos trois lascars frappent dans le mille ici, car ils comprennent parfaitement la prescription du maître: «N’improvisez pas sur les harmonies de mes pièces, mais sur les mélodies!»

    … nos trois lascars frappent dans le mille ici…
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