Sauter au contenu principal
actuellecd

Blogue

101 résultats
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 21st-Century Canadian Snare Drum dans PAN M 360

    «Critique», Frédéric Cardin, PAN M 360, 1 mars 2026
    vendredi 6 mars 2026 Presse

    En musique contemporaine d’avant-garde, tout est possible. Mais un album (double!) de compositions pour caisse claire (snare drum) solo? Même ça, je ne l’avais pas vu venir. Je me dis que si certains grincent des dents à l’idée d’un récital de clavecin seul, que feront-ils devant cet instrument limité en possibilités timbrales? Et que dire de son potentiel mélodique et harmonique? Inexistant, bien sûr.

    Eh bien, à cela je répondrai que, si vous avez un minimum de curiosité, vous irez jeter une ou deux oreilles à ce 21st-Century Canadian Snare Drum du Torontois Ryan Scott. Vous risquez fort d’en revenir surpris, étonné, et certainement plus respectueux de la musicalité de cet instrument.

    Caisse claire et cie

    Disons d’abord que ladite caisse claire n’est pas 100% du temps seule. Ryan Scott lui adjoint parfois un bass drum, des cymbales ou d’autres objets percussifs. Quelques bidouillages électros sont aussi occasionnellement ajoutés par les différents compositeur-trices. Plusieurs pièces sont donc plus foisonnantes en termes de textures, bien que la vaste majorité des sons entendus proviennent bel et bien du modeste instrument.

    C’est donc un exploit assez impressionnant d’avoir réussi à commander autant d’œuvres (quatorze!) pour la caisse claire à autant de compositeurs et compositrices d’aujourd’hui. Et pas des moindres: Andrew Staniland, Michael Oesterle, Vincent Ho, Nicole Lizée, Bryan Current, Monica Pearce, Emilie Cecilia LeBel, et j’en passe.

    Étonnante diversité

    Contre toute attente (des préjugés en vérité), Ryan Scott, à travers ces commandes prestigieuses, accomplit une sorte de miracle en déployant un panorama très diversifié de musiques mettant en vedette son instrument. Les rythmes sont bien sûr au centre des différentes expressions, mais aussi l’exploration des textures grâce à des techniques avancées (frottements, frappes des rebords, des côtés, utilisations de différentes sortes de baguettes, etc.).

    Plusieurs pièces se concentrent sur le jeu purement musical, et la création de décors sonores intéressants, voire intrigants. La meilleure réussite en ce sens est ANTIGRAVITYDRUM de Andrew Staniland, mon coup de cœur du programme. Le compositeur crée une trame rythmique entraînante, sans banalité, à laquelle il ajoute des granules électroniques rebondies et bellement colorées. Le résultat est une pièce extrêmement réjouissante, que j’ai eu envie de réécouter de nombreuses fois. Je pense que ce sera le cas pour vous également.

    À noter aussi des titres comme Skinscape IV de Bekah Simms, qui exploite les différentes façons de souligner le fait que la surface d’une caisse claire est un peau. Celle-ci peut être frottée, grattée, frappée, etc. Ou encore, le dédale rythmique de Michael Oesterle dans Hush, les fascinants délires nocturno-urbains, électroacoustiques, de Nicole Lizée dans The Far Night, ou la construction fragile, tout en pointillisme graduellement densifié de Emilie Cecilia LeBel dans Heirloom.

    Voici, assurément, un album étonnant qui transformera votre façon de percevoir un instrument en apparence aussi ingrat que la caisse claire, et avec des proposition aussi originales que variées. Chapeau.

    Nouvel avis à nos clients résidant aux ÉU

    mardi 24 février 2026 Général

    Dès le 24 février 2026 le gouvernement des États-Unis d’Amérique percevra un droit de douane de 10% (Section 122) sur la valeur de certains types de biens importés (dont les vinyles et les SACD) que vous placez dans votre panier. Ce droit de douane de 10% pourrait être ajouté au total des biens de votre commande et sera versé directement au Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis d’Amérique (CBP) via l’intermédiaire choisi par Postes Canada. Nous surveillons la situation de près et nous ajusterons le comportement de notre boutique en conséquence.

    Les produits numériques ne sont pas assujettis à ce droit de douanes.

    Dream of Heat dans Clair & Obscur

    «Critique», Clair & Obscur, 14 février 2026
    lundi 23 février 2026 Presse

    Deuxième album de Toninato & Thiessen qui s’éloigne considérablement de l’univers instrumental acoustique de leur premier opus. Là où le précédent déployait le paysage épuré des duos de saxophones d’Ida Toninato et d’alto de Jennifer Thiessen, Dream of Heat explore des compositions sombres aux atmosphères riches.

    Dream of Heat explore des compositions sombres aux atmosphères riches.

    21st-Century Canadian Snare Drum dans Clair & Obscur

    «Critique», Clair & Obscur, 14 février 2026
    lundi 23 février 2026 Presse

    Ryan Scott, percussionniste torontois (Canada) de renom et figure incontournable de la musique contemporaine, propose 21st-Century Canadian Snare Drum (Riparian Media), un double album à paraître chez Quatuor Bozzini’s Collection QB. Bien que centré sur un instrument à la palette sonore relativement restreinte, cet ouvrage offre une variété remarquable et met en valeur la polyvalence et la malléabilité de la caisse claire.

    … cet ouvrage offre une variété remarquable et met en valeur la polyvalence et la malléabilité de la caisse claire.

    Dream of Heat dans atuvu.ca

    «Critique», Rosalie Chrétien, atuvu.ca, 12 février 2026
    lundi 23 février 2026 Presse

    No hay banda présentait, le lundi 9 février dernier à la Sala Rossa, un concert célébrant la sortie des albums Dream of Heat de la saxophoniste Ida Toninato et de la violoniste Jennifer Thiessen, ainsi que Backwards Blue de la saxophoniste Karen Ng.

    Karen Ng a fait paraître son magnifique album Backwards Blue en octobre dernier. L’opus possède une signature sonore bien différente de ce que la saxophoniste improvisatrice de Toronto nous offre habituellement. Hybridant l’acoustique et l’électronique, le travail est ingénieux et singulier, proposant une variété de sons à la fois extraordinaires et intrigants.

    La performance solo de Ng était impressionnante. La musicienne baignait dans une lumière rouge et bleue, comme si nous l’observions à travers des lunettes 3D. Son saxophone projetait des envolées harmonieuses, suivies d’enchevêtrements de notes explosant dans nos tympans sous forme d’échos dissonants. Des pistes d’accompagnement ambiantes ondulaient en arrière-plan. Alors que la fumée dansait devant les projecteurs, Ng mêlait son souffle à d’étranges bruits électroniques, déclenchés en temps réel par son jeu. L’un de ces patchs, baptisé AI JAZZ, transformait la finale des sons extraits du cornet de métal en singuliers signaux numériques, roulant et vibrant tels des robots fous.

    Les musiciennes Ida Toninato et Jennifer Thiessen ont ensuite présenté des pièces tirées de leur album Dream of Heat, tout juste sorti des presses. L’opus explore le cycle de la mort et de la renaissance tel qu’il se manifeste à travers l’expérience de l’hiver. Au fil de la performance, les instrumentistes ont mêlé leurs voix parlées et chantées à des textes en français et en anglais, intégrés aux notes de leurs instruments. Des enregistrements de terrain et des pistes électroniques venaient enrichir ce paysage sonore dense, contribuant à une atmosphère à la fois introspective et immersive.

    On pouvait entendre des craquements évoquant le bois, se superposant aux coups secs et cassants de l’archet de Thiessen, tandis que le son ample et enveloppant du saxophone baryton de Toninato épousait les drones s’élevant des haut-parleurs. Entre chaque pièce, Toninato prenait la parole pour contextualiser l’œuvre, évoquant Dream of Heat comme un parcours à la fois musical et intime: une histoire d’amitié, d’ouverture et de transformation, où la création devient un espace de partage et de renouveau.

    … un parcours à la fois musical et intime: une histoire d’amitié, d’ouverture et de transformation, où la création devient un espace de partage et de renouveau.

    Jürg Frey: String Quartets dans Эксперимент

    «Review», Эксперимент, 7 février 2026
    lundi 23 février 2026 Presse

    From Collection QB, Quatuor Bozzini’s imprint, comes a legendary recording originally produced by Editions Wandelweiser in 2006. This reissue commemorates the quartet’s 25th anniversary, and brings back an essential piece of their eclectic discography back into circulation. Swiss composer Jürg Frey: String Quartets disc was met with enthusiasm upon its release and has since been name-checked by Björk (in her interview with the Creative Independent), praised by beloved critic Alex Ross, and cited as inspiration for many others, and justifably so. Its initial run is now out-of-print.

    This disc’s centrepiece is the ethereal 29-minute Streichquartett 2, which achieves its beautifully faint gauzy surface by subjecting a long string of slow chords to a fingering technique known as half-tone harmonics which blurs both the pitch and colour of each sonority. The work foats on the very brink of audibility for its entire duration, and audiences feel the precarious weightlessness intrinsic to its execution, even on recording. Many regard the piece as nothing short of a landmark in the string quartet tradition, fragile and majestic in equal measure. Grant Chu Covell remarked in La Folia that it “will take your breath away, notwithstanding a resemblance to one’s final earthly moments.”

    In the original liner notes the composer cites Agnes Martin’s art as an infuence on his approach — ”There was a kind of visibility to her art, which I felt corresponded to the audibility in my music. Audibility: the moment when sound waves move in space and the air touches the body. The eardrum is the sensory connection between the outside and the inside world: we hear the sound and the composition.” Indeed, Streichquartett 2 ’s hushed smears of sound almost appear to be more about pure sensation than they are about any of the standard musical parameters.

    The second quartet is preceded by several other shorter works. His first quartet, from 1988, offers a personal and more restrained vision of the soft, insistent chromaticism innovated by Morton Feldman in his latter years. (Unbetitelt) VI probes subtle variations of colour, its stately, mostly monophonic unfolding evoking plainchant. Frey distributes a scale-driven melodic figure between the various instruments, only sparingly introducing harmony. As with the composer’s other works, its ostensible simplicity gently pulls the ear into the very core of the sounds, and the quartet’s characteristically immaculate performance only serves to amplify this mesmeric magic. The diptych Zwei allerletze Sächelchen (Two very last things) is striking in its delicate brevity. Each of its two movements are under a minute — just enough time to trace a feeting contour in sound.

    Quatuor Bozzini has gone on to record all of Jürg Frey’s subsequent quartets, each of which has commanded similar critical acclaim. Last year’s recording of String Quartet No. 4 was listed among Alex Ross’ 15 Notable Recording of 2024 in the New Yorker, and is a finalist for the Conseil québécois de la musique prix Opus. Naturally, the quartet brings the meticulous patience that’s become their signature as an ensemble to all of these recordings. Since their inception, the Bozzinis have worked closely with some of the most important minds in contemporary music from Cassandra Miller to Christian Wolff, and Éliane Radigue to Yannis Kyriakides. Their eagerness to explore is matched by a rigorous ear for quality and this combination has made them one of the most important chamber ensembles today, giving rise to a long string of commissioned works and some 500 premieres spanning myriad compositional approaches.

    Le disque […] a été acclamé dès sa sortie et a depuis été cité par Björk […], loué par le critique Alex Ross et cité comme source d’inspiration par de nombreux autres, à juste titre.
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17