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    «Critique», Réjean Beaucage, Voir, 31 janvier 2008
    jeudi 31 janvier 2008 Presse

    Deuxième disque solo (parmi une myriade de collaborations) pour Bernard Falaise (guitare, basse, platine, etc.), qui prouve avec ce nouvel opus toute l’étendue de son talent de compositeur et de producteur. Le musicien semble saluer ici, consciemment ou non, les multiples ensembles avec lesquels il a travaillé ou continue de le faire. On a des réminiscences du rock bien carré de Diésel, mais aussi du rock progressif à la Miriodor ou des explorations sonores à la Klaxon Gueule. Le son y est hyper-soigné et magnifie le travail des acolytes du compositeur (Derome, Freedman, Walsh, le percussionniste Julien Grégoire, etc.). Et en plus, ça groove! (4/5)

    • 25% de virtuosité instrumentale
    • 20% d’abstraction actualiste
    • 20% d’arrangements superbes
    • 20% de groove
    • 15% de guitar hero

    Deuxième disque solo […] qui prouve avec ce nouvel opus toute l’étendue de son talent de compositeur et de producteur.

    Clic dans The Gazette

    «Review», Juan Rodriguez, The Gazette, 31 janvier 2008
    jeudi 31 janvier 2008 Presse

    Falaise, guitarist of Les Projectionnistes, Miriodor and many sessions, says this album was “written” in the studio featuring six musicians who arrived one by one to improvise alone on music he composed beforehand. “Most of this music would be near impossible to perform live,” he adds. Rarely will you hear such ostensibly experimental music sound as charming as a music box. The creative conceit allowed the musicians (including saxophonist Jean Derome, clarinetist Lori Freedman, trombonist Tom Walsh) to create flights of fancy as concise as they are inspired. Falaise has never sounded so wide-ranging on guitar while winking at Stravinsky, Captain Beefheart, Anthony Braxton, Conlon Nancarrow and Robert Wyatt, among others. Difficult and utterly delightful, revealing new bursts of magic with each listening.

    Difficult and utterly delightful, revealing new bursts of magic with each listening.

    Ensemble SuperMusique (ESM), Joane Hétu dans Le Devoir

    «Musique actuelle — La géométrie du flocon», Frédérique Doyon, Le Devoir, 30 janvier 2008
    mercredi 30 janvier 2008 Presse

    Joane Hétu conclut son triptyque sur l’hiver avec Récits de neige

    Et de trois. La compositrice Joane Hétu conclut son triptyque sur l’hiver avec Récits de neige. On aura beau lui reprocher d’être trop longue, la saison froide peut être inspirante, surtout quand elle enveloppe la ville de son manteau blanc.

    «J’aime l’hiver, j’aime le son, l’effet cocon que ça produit», confie la saxophoniste-vocaliste, aussi membre de l’étiquette Ambiances magnétiques et présidente de la maison de disques DAME. «C’est une saison qui a toujours été créative pour moi. Dans l’industrie du disque, janvier, février et mars sont plutôt tranquilles, ça laisse du temps pour composer. C’est précieux.»

    Elle amorçait l’aventure hivernale en 2000 avec Musique d’hiver, alors que les Productions SuperMusique (qu’elle codirige) articulaient leur programmation autour des quatre saisons. Trois ans plus tard, la saison blanche lui inspirait Nouvelle musique d’hiver, avec promesse d’un troisième et dernier chapitre.

    Comme ses deux spectacles frères, Récits de neige se divise en quatre mouvements. Mais ce spectacle-ci, qui réunit sept musiciens-improvisateurs (les routiers Jean Derome, Diane Labrosse, Pierre Tanguay, deux nouveaux collaborateurs, Alexandre St-Onge et Scott Thomson, en plus de Joane Hétu elle-même), recentre son propos sur la neige, plus spécifiquement sur la géométrie du flocon.

    «Il fallait que j’aille à l’essence même de l’hiver: la neige. J’espérais composer 30 courtes pièces que les musiciens pourraient amalgamer comme ils veulent, comme des flocons, qui ont chacun une géométrie différente.» L’esprit des petits fragments est resté, mais la complexité du procédé et le manque de temps de création ont obligé la musicienne à prendre une autre direction.

    «J’ai demandé aux musiciens de raconter des anecdotes, des souvenirs liés à l’hiver et à la neige», raconte-t-elle.

    Après l’approche plus personnelle et ambiante du premier volet et celle, plus documentaire et bruitiste, du second, le troisième opus pour instruments acoustiques et électriques réunit les deux factures, avec des moments parlés, des mélodies et des segments plus abstraits. Les projections visuelles, discrètes dans les deux autres productions, prennent de l’ampleur sous la gouverne de Mélanie Ladouceur.

    «Je voulais m’investir dans l’idée que les autres formes d’art sont au service de la musique», explique Joane Hétu. Sa dernière production, Filature (2006), la plus ambitieuse de sa carrière, mettait en scène danseurs et images vidéo, constituant une forme de théâtre sonore qu’elle souhaite approfondir. Cette production lui a d’ailleurs valu le prix Freddy Stone.

    «Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est de créer des shows-concepts, plus habillés, plus complexes qu’un concert», dit celle qui a d’abord joué les rockeuses déjantées au sein des formations Wonder Brass et Les Poules avant de se tourner vers la musique actuelle.

    Cette nouvelle création de théâtre sonore fera l’objet d’un CD l’an prochain, à l’instar des deux premières productions hivernales.

    Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est de créer des shows-concepts, plus habillés, plus complexes qu’un concert…
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