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  • 10 Taxonomical Movements dans Sands Zine

    «Recensione», EG, Sands Zine, 10 novembre 2008
    lundi 10 novembre 2008 Presse

    Taxonomy atto secondo. 10 Taxonomical Movements è un disco più studiato e meditato del precedente A Global Taxonomical Machine, tanto da apparire strutturato in movimenti sulla falsariga di numerose opere classiche. È anche un disco più ‘suonato’ (intendendo con ciò suonato su strumenti tradizionali), oltre alle chitarre compaiono infatti violino, glockenspiel, zither, basso elettrico, melodica e clarone. Questo senza rinunciare a oggetti, giocattoli, portatili e campionatori, né alle voci e ai suoni rubati e/o trovati. Questi dieci pezzi che in realtà non hanno né un inizio né una fine rappresentano un’autentica ‘sagra della contemporaneità’, nel loro bilanciare la pace di un’oasi pubblica con la realtà stressante di un ufficio, la gioia sfrenata di una festa pirotecnica con le voci soffuse tratte da un film di culto (Ta’m e Guillas di Abbas Kiarostami), la sostanza di suoni che possono essere delicatamente ambient o scagliosi come un crotalo sovraeccitato, jazzy o impressionisti, popolari (sentite un po’ quando viene utilizzata la melodica) o strenuamente concreti. Sembra proprio che con 10 Taxonomical Movements i tre abbiano raggiunto quell’equilibrio che altri ensemble d’improvvisazione inseguono per una vita senza riuscire ad afferrarlo o ghermendolo solo per il rotto della cuffia. E così Taxonomy è all’oggi uno dei migliori gruppi di improvvisazione elettroacustica (e non solo) attivi in Italia e la sua musica è il punto d’incontro più accreditato fra Erik Satie, Eric Dolphy e Pierre Schaeffer.

    Taxonomy è all’oggi uno dei migliori gruppi di improvvisazione elettroacustica (e non solo) attivi in Italia.

    Pas de deux dans Le son du grisli

    «Critique», Le son du grisli, 7 novembre 2008
    vendredi 7 novembre 2008 Presse

    Faisant de l’enregistrement de deux concerts donnés ensemble le matériau de base avec lequel bâtir Pas de deux, la percussionniste Danielle Palardy Roger et le guitariste Fred Frith élaborent un objet sonore aussi charmant que dérangé.

    De râles autrement découpés en relectures faites à l’envers, d’usages instrumentaux en décalages en exercices de style bruitistes et répétitifs, le duo met au jour un psychédélisme las qui aurait échangé son envie d’en imposer contre le détachement altier à opposer à tout idéal insaisissable: alors, sous l’expérimentation, d’heureuses découvertes.

    … la percussionniste Danielle Palardy Roger et le guitariste Fred Frith élaborent un objet sonore aussi charmant que dérangé.

    Érick d’Orion dans marcgauthier.com

    «Érick d’Orion élabore sur son inspiration pour les Excavations sonores chez Avatar», Marc Gauthier, marcgauthier.com, 6 novembre 2008
    jeudi 6 novembre 2008 Presse

    Au cinéma, la scène est mythique: un monolithe noir apparaît, éclairé comme un monument divin, le tout accompagné par une musique orchestrale imposante. Il s’agit de la scène du film 2001: L’Odyssée de l’espace que tout le monde connaît.

    Érick d’Orion rend hommage au compositeur responsable de cette œuvre sonore désormais classique, Györgi Ligeti. Dans Déréliction, il évoque ainsi la méditation et la contemplation face au néant.

    L’artiste a également crée une seconde œuvre intitulée Radiations. En partant d’une anecdote sur les radiations émises par son téléphone cellulaire, l’artiste est parvenu à créer un appareil qui exploite cette matière brute et qui la transforme en son. Jouant sur la notion de vibration — également associée aux portables — il a monté une œuvre sonore qui marie bols de cuisine en acier inoxydable, moteurs 12 volts et ondes électromagnétiques.

    Ce travail sonore est présenté dans le cadre de la série Excavations sonores. Proposée par Avatar du Complexe Méduse, il s’agit d’une création originale et complexe. Il est bien évident que l’ensemble demande un effort d’écoute pour un public qui n’est pas habitué à ce type de travail. Au premier abord, il semble facile de classer ce genre de travail dans la catégorie du bruit.

    Pourtant, si on se laisse aller, qu’on ferme ses yeux et qu’on ouvre son esprit, le rythme nous envahit. Je vous invite à tenter l’expérience car les œuvres sont disponibles sur Internet dans le site du Nom de la chose, Radiations les premières 18 minutes, Déréliction par la suite; cette seconde œuvre est plus méditative.

    En écoutant le travail d’Érick d’Orion, on se laisse porter par sa cadence et son intensité. L’artiste crée un mouvement, il parvient à communiquer avec nous par le biais du son. À la limite, en jouant avec des moteurs qui font vibrer des culs-de-poule, il joue avec le cœur de l’entendeur.

    Ces œuvres musicales sont tout sauf pépères. Elles demandent une ouverture, une curiosité face à l’exploration et à l’expérimentation. Il s’agit pourtant de musique d’ascenseur, en un sens, puisqu’elles sont jouées dans l’appareil élévateur du Complexe Méduse pendant le mois de novembre. C’est une expérience que je vous invite à vivre comme une installation sonore. La musique des autres ascenseurs vous semblera encore plus ennuyante.

    Érick d’Orion a donné une conférence aujourd’hui sur sa participation aux Excavations sonores, à laquelle j’ai participé.

    En écoutant le travail d’Érick d’Orion, on se laisse porter par sa cadence et son intensité.
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