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  • Ellen’s Bar dans Ici Montréal

    «Sélection CD», François Nadon, Ici Montréal, no 10:16, 18 janvier 2007
    jeudi 18 janvier 2007 Presse

    Le guitariste Antoine Berthiaume passe de la musique actuelle au jazz sur cet album. Il s’est entouré du contrebassiste Michel Donato et du percussionniste Pierre Tanguay. Pour son quatrième opus, le jeune guitariste polymorphe nous dévoile ses talents de compositeur. À chaque titre, on se balade dans un monde mélodique et joyeux avec un brin de sensualité. La guitare est nue, sans effets, mais jouée avec aplomb et virtuosité. Avec Ellen’s Bar, nous sommes plutôt loin des impros free, mais plutôt dans la grande tradition jazz.

    La guitare est nue, sans effets, mais jouée avec aplomb et virtuosité.

    3 dans Hour

    «Spins», Mike Chamberlain, Hour, no 15:3, 18 janvier 2007
    jeudi 18 janvier 2007 Presse

    Clarinettist Lori Freedman is playing some of the bravest music on the local creative music scene. She never takes the easy way out with her improvisations, stepping out on limbs and never show-boating, yet she always manages to bring them back from the point of breakdown to a satisfying resolution. Her latest album, 3, has her in three trios (with, respectively, René Lussier/Martin Tétreault; Nicolas Caloia/Danielle Palardy Roger; Jean Derome/Rainer Wiens) in performances recorded at the Va-et-Vient and remixed in the studio. The music throughout is full of detail and nuance, with interesting interplays of texture and line. (3,5/5)

    3
    The music throughout is full of detail and nuance, with interesting interplays of texture and line.

    Concentrés et amalgames dans Foxy Digitalis

    «Review», Mike Wood, Foxy Digitalis, 16 janvier 2007
    mardi 16 janvier 2007 Presse

    This is Bull/Heïkalo’s third release of solo guitar improvs, give or take some electronically altered sounds here and there. It is the interplay between acoustic and electric guitar that, with the addition of a “prepared drum kit”, create six diverse, virtuoso pieces that are moody, groovy and occasionally fiery.

    Building off the delta blues and fusion guitar structures, La solution de l’énigme, Cobra Skin Necktie, and others ring with tones pulled from history and aim beyond it. Moment intense de répit coloré, like Afterthought for Ornette burn with purpose, in homage as well as with an ear for deconstruction of trad rhythms. Lonnie Johnson and Decoction bluesee are the highlights, in which both Bull and Heïkalo—the latter adding percussion—find their peak in rocking yet centered power.

    Noted guitar players who hook up tend to disappoint their core fans; the results are usually more tentative and lame than other work. This is the third collaboration between Bull and Heïkalo, and they have moved well beyond any start-trip temptations to form a solid duo. They hear each other, and respond well to ideas from each other’s encyclopedic mental understanding of guitar history. (8/10)

    They hear each other, and respond well to ideas from each other’s encyclopedic mental understanding of guitar history.

    Yé-Yi-You-Ya dans Radio-Canada: Bande à part

    «Critiques de disques», Yadeleine Yarcand, Radio-Canada: Bande à part, 16 janvier 2007
    mardi 16 janvier 2007 Presse

    Ayant connu un accueil chaleureux de la part des critiques pour ses deux albums précédents (Enjambons le désert en 2001 et Sautons ce repas de midi en 2003), Frank Martel récidive avec une troisième parution étrangement intitulé Yé-Yi-You-Ya. Signant les textes et la musique, le frère spirituel d’Urbain Desbois, avec qui il partage l’amour des mots, poursuit sur sa lancée country-folk entouré de son fidèle équipage composé de Bernard Falaise (réalisation, guitares et claviers), Michel F Côté (percussions) et Éloi Deit (basses et guitares).

    De prime abord, la voix nasillarde (HahaHihi), roulant les “r” (Les partitions de l’amour), tout près de fausser de Martel peut nous faire croire a la parodie, en plus d’agacer l’oreille. Mais rapidement, les textes ludiques, bien que parfois absurdes (“Des bigoudis dans un baril de poulet frit Kentucky” (Petite belette), ou encore, “Moi ce que j’aurais préféré, c’est être une orange ou un hortensia” (Janapapapamama), nous rapproche davantage de la poésie fantaisiste que de la parodie. Résolument surprenant, chaque texte nous ouvre la porte d’un petit monde fabuleux qu’il faut apprivoiser. Martel est indéniablement un passionné de la langue. Pensons a la pièce Le Tambour des escargots dans laquelle il énumère les 86 possibilités de mots a partir des lettres de Tambour; matroub, bourtam, barmotu, aturmob…

    Yé-Yi-You-Ya nous propose toujours un son country-folk, mais, contrairement a ses prédécesseurs, il fraye désormais avec l’électro (Voilà l’obscure), l’ambiant (Les grands échassiers), la musique actuelle et même la musique du monde (Cameroun), de façon hautement originale. Les arrangements de Bernard Falaise et l’Ouest Céleste, tout en pureté et en subtilité, font de chaque pièce un univers insolite en soi.

    En somme, bien que loin du chef-d’œuvre, le monde insolite, inimitable et ô combien authentique dans lequel nous convie Frank Martel et l’ouest céleste, mérite toute notre attention. Mais prenez garde, Yé-Yi-You-Ya peut, au départ, sembler imperméable. Plusieurs écoutes seront donc nécessaires afin d’en apprécier la profondeur et l’originalité.

    4. Hmmm dans dMute

    «Dernières chroniques: sorties avant 2006», Grisli, dMute, 16 janvier 2007
    mardi 16 janvier 2007 Presse

    Au printemps 2003, Otomo Yoshihide et le Québécois Martin Tétreault, derrière tourne-disques, donnèrent en Europe 15 concerts en duo. Quatrième et dernier tome de la rétrospective parue sur le label Ambiances Magnétiques, 4. Hmmm revient sur des moments construits à Brest, Nijmegen, Lyon, Grenoble et Genève.

    Le long des trajectoires mises en place, Yoshihide et Tétreault disposent des souffles et des inserts déraillant, des larsens et des saturations, des grésillements et quelques chocs sur microphones. Travaillés sur l’instant, les morceaux peuvent adopter les formes d’une construction rythmique bousculée de temps à autre (Nijmegen no 3 / Extrapool 25.04.03), d’une pièce minimale d’indus crachant (Brest no 4 / Le Vauban 22.04.03), ou faire soudain incursion dans le champ de la musique concrète (Genève no 2 / Cave 12 30.04.03).

    Ailleurs, le duo amasse ou imbrique ses propositions diverses, martèle une trouvaille, cherche enfin à refuser l’anecdotique sans toujours y parvenir (Grenoble no 4 / Le 102 29.04.03). Selon les enregistrements, Otomo Yoshihide et Martin Tétreault parviennent plus ou moins à motiver l’écoute de qui n’est pas engagé avec eux dans leur processus de création. Essayer d’aller voir, alors, du côté des trois premiers disques de la rétrospective.

    Yé-Yi-You-Ya dans La Presse

    «Stéréo. Frank Martel: à l’Ouest de l’accent circonflexe», Alain Brunet, La Presse, 13 janvier 2007
    samedi 13 janvier 2007 Presse

    Il lui pousse des nageoires, il sent monter en lui le dérisoire. Il recense des bigoudis dans un baril de poulet frit. Il y a aussi un carouge à épaulettes, un chat boiteux qui boite de bas en haut. Les partitions de l’amour se sont envolées de chez lui. Et pleuvent les onomatopées: wa-na-hi-wa-na! Rien à piger? Toujours absurde? Post-automatiste? Who cares. Pris hors contexte, ces fragments de chansons ne riment à rien. Dans leur contexte, ils sont parmi les matériaux d’un univers aussi foisonnant que fascinant. Ce jeu de niveaux n’est peut-être pas toujours d’une cohérence exemplaire, il demeure épidémique du début à la fin. À mon sens, le principal élément irritant demeure la voix du chanteur, qui manque parfois de justesse lorsque les notes sont appuyées. Pour un tel zigoto, remarquez, ce n’est pas un irritant majeur mais puisque Frank Martel choisit de se frotter à des musiciens de talent (le guitariste et réalisateur Bernard Falaise, le percussionniste Michel F Côté et autres membres de l’Ouest céleste) qui savent déconstruire ces références populaires qui lui vont comme un gant (country, folk, bluegrass, ballades africaines, avantrock bruitiste, etc.), il aurait intérêt à parfaire sa technique vocale. Ce qui n’est pas un must absolu à l’Ouest de l’accent circonflexe. (4/5)

    un univers aussi foisonnant que fascinant.
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