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  • 4 – 11 mars 2007: Allo New York, ici Montréal. Répondez!

    jeudi 8 février 2007 En concert

    Le musée Pointe-à-Callière a fait appel au compositeur André Duchesne pour la 13e édition des Symphonies portuaires. Le communiqué du musée décrit: «Avec sa pièce Allo New York, ici Montréal. Répondez!, André Duchesne engage un dialogue entre le guitariste Bernard Falaise et les sirènes des bateaux et des trains du Vieux-Port. En tout, sept bateaux et deux trains participent à ce concert qui débutera par une prestation inédite de lutherie métallique». L’événement est gratuit et le rendez-vous est donné sur place Royale et les abords de Pointe-à-Callière, les 4 et 11 mars 2007. Vous voulez en savoir plus sur André Duchesne? Allez entendre des extraits de son récent album Cordes à danser… suite saguenayenne en visitant la page consacrée à sa discographie.

    Yé-Yi-You-Ya, Frank Martel dans La Presse

    «Festival Voix d’Amériques: Frank Martel doit chanter», Alain Brunet, La Presse, 8 février 2007
    jeudi 8 février 2007 Presse

    Assorties d’ornements néo-dadaïstes et d’onomatopées consonantes, ses chansons n’appartiennent qu’à lui. Jusqu’à une période récente, ce quadragénaire avait été un artiste plutôt évanescent, préférant se dissimuler derrière sa plume, ses chansons et les conseils judicieux qu’il prodiguait à ses amis créateurs.

    Après tant d’années de camouflage, cet artiste doué tend enfin à se montrer la fraise sur scène. Déjà que Frank Martel aurait dû faire des disques bien avant 2001. Ses trois albums (Enjambons le désert, Sautons ce repas de midi, Yé-Yi-You-Ya) ne sont-ils pas parmi les plus intrigants à avoir été créés au Québec ces dernières années?

    Ainsi, il s’est laissé convaincre de se produire au festival Voix d’Amériques, plus précisément mardi à la Sala Rossa. Frank Martel a visiblement du mal à devenir chose publique, mais voilà, son travail étant forcément public, le destin l’attendait au détour. Mardi soir à la Sala Rossa, il y faisait face.

    Je l’avais déjà vu sur scène, ç’avait été clairement mauvais tant il était pétrifié par le trac. Mardi, c’était nettement meilleur. Plus détendu, plus drôle, plus apte à communiquer, mieux préparé à se produire devant une salle pleine, Martel avait la forme.

    Certes, cette salle lui était rassurante puisque pleine de ses amis et autres humains de mêmes affinités. L’artiste était capable de communiquer le contexte de ses chansons, nous faire partager les émotions fondatrices de son univers si singulier.

    Accompagné par Bernard Falaise et Éloi Deit, il nous a balancé en format de poche une portion probante de son répertoire. Formation réduite, instruments réduits (guitalélé, ukulélé baryton, guitare basse acoustique), tessiture réduite sur fond de country-folk afropolynésien (mettons), le tout au service d’un imaginaire on ne peut plus foisonnant.

    Martel peut certes nous plonger dans l’absurde mais aussi viser directement nos plexus avec des trouvailles hypersensibles, telles: «La prochaine fois que tu me tues, moi je joue plus», «Chus toujours dans tes jambes chus jamais dans tes bras» ou encore «Les partitions de l’amour se sont envolées de chez moi.»

    Visiblement, l’artiste fréquente les labyrinthes de l’amour, il sait aussi apprécier le chaos de la nature qui l’entoure, il sait se projeter dans l’absurde, nous faire voyager dans des contrées virtuelles qui ont tôt fait de s’illustrer en nous.

    S’il ne chantait pas si faux (pour les notes longuement appuyées, c’est franchement agaçant), Frank Martel pourrait conquérir un public beaucoup plus vaste, bien au-delà de sa gang qui a parfaitement raison de l’admirer.

    Sans vouloir le transformer en chanteur, son directeur musical (l’excellent guitariste Bernard Falaise) devrait à mon sens l’inciter à une plus grande précision vocale. Après tout, Martel ne dit pas ses textes, il ne les clame pas non plus. Il les chante. Aussi bien viser la justesse, non? Et chanter le plus souvent possible.

    Assorties d’ornements néo-dadaïstes et d’onomatopées consonantes, ses chansons n’appartiennent qu’à lui.

    Vibrer avec Cordâme

    mercredi 7 février 2007 Nouveautés

    Le premier disque de Cordâme propose un voyage musical à travers les compositions de Jean Félix Mailloux, dont la muse s’abreuve de folkores du monde, de musique de film et d’improvisation. Le résultat sonore en quelques mots? Images sonores fortes, lyrisme, rythmes envoûtants et atmosphères planantes. Le trio à cordes est formé par Marie Neige Lavigne, Julie-Odile Gauthier-Morin, Jean Félix Mailloux et il collabore avec le percussionniste Pierre Tanguay.

    Collection QB: Merkel interprète Oesterle

    mercredi 7 février 2007 Nouveautés

    Ce troisième volume de la collection qb présente Clemens Merkel, violiniste du Quatuor Bozzini, dans L’hiver monastique — 70 consolations harmoniques pour violon du compositeur montréalais Michael Oesterle. C’est un monologue, une ligne ininterrompue, une longue respiration et une collaboration unique entre trois personnalités musicales: le compositeur, l’interprète et le Tonmeister.

    Le fantasme de Tétreault réalisé

    mercredi 7 février 2007 Nouveautés

    Snipettes! et Morceaux choisis ont été publiés une première fois en 1992 en format cassette, dans une édition limitée à 250 exemplaires numérotés. Résultat d’une collaboration idéale entre deux tourne-disques (Garrard automatique, Thorens à courroie), ce nouvel album présente des exercices de jeu avec orchestres invisibles constitués de sons du disque de musique populaire instrumentale de Eddie Osborne Baldwin Organ & Bongos et des disques de musiques contemporaine et concrète. Snipettes! est un beau fantasme musical que l’on entend rarement sur scène et même sur disque.

    Un 2e hiver de Hétu

    mercredi 7 février 2007 Nouveautés

    Le dernier disque de Joane Hétu, Nouvelle musique d’hiver, à écouter près d’un feu en frissonnant de plaisir, est un véritable documentaire sonore sur l’hiver qui se décompose en quatre sections: Joyeux temps, Être dans le vent, La marmotte et Calcium sloche. Retrouvez-y, en pleine improvisation, les musiciens de l’Ensemble SuperMusique (Jean Derome, Guillaume Dostaler, Joane Hétu, Diane Labrosse, Pierre Tanguay), Lori Freedman, Martin Tétreault et Gilles Derome.

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