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  • Orbiting With Screwdrivers dans Revue & Corrigée

    «Disques», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 70, 1 décembre 2006
    vendredi 1 décembre 2006 Presse

    Concocté par Michel F Côté, sous une identité nouvelle, Mecha Fixes Clocks, laquelle associe à son créateur une douzaine d’autres musiciens de la scène québécoise (Martin Tétreault, Diane Labrosse, Jean Derome, Bernard Falaise, Christof Migone…), cet album est une construction réalisée en studio et s’apparente à des travaux de collages: les partenaires n’apparaissent que sous forme de bandes préenregistrées, utilisées pour tel ou tel effet, prolongeant ou amplifiant un processus et une ligne directrice parfaitement maîtrisés. Inventif, sans les excès qui font fuir les non initiés, séduisant mais sans flagornerie sonore, Orbiting with Screwdrivers agit en effet comme un paysage sonore impressioniste, sorte de musique ambiante quelque peu glauque, parfois inquiétante, mais toujours délicate, qui mêle instruments acoustiques et expérimentation électronique.

    Engagement & Confrontation dans Revue & Corrigée

    «Disques», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 70, 1 décembre 2006
    vendredi 1 décembre 2006 Presse

    Les enregistrements de contrebasse solo ne sont certes pas fréquents, mais on pense rapidement à des musiciens tels que Joëlle Léandre, Brarre Phillips, Mark Dresser, Peter Kowald (dans le domaine des musiques improvisées) ou à des compositeurs ayant travaillé pour des contrebassistes (Scelsi, Cage, Berio, Cazaban, Dumitrescu, avec des interprètes tels que Fernando Grillo ou Stefano Scodanibbio). Certaines de ces réalisations incluent des effets issus de la notion de contrebasse préparée. C’est toutefois une première que de proposer un enregistrement entier dévolu à la contrebasse préparée, et plus particulièrement du côté des musiques improvisées. Pierre-Yves Martel, un jeune Canadien, l’a réalisé ici avec dix-huit courtes pièces, comme autant d’études, visant, comme d’autres plus nombreux le firent, par exemple, avec le piano, à ausculter les possibilités soniques de son instrument par l’utilisation combinée d’objets et d’une spatialisation à partir d’une dizaine de micros. Et loin d’avoir l’aridité d’un travail d’étude, Pierre-Yves Martel insuffle à son engagement une capacité communicative où transparaît une forme d’humour en même temps qu’un hommage à quelques précurseurs de la préparation.

    Pierre-Yves Martel insuffle à son engagement une capacité communicative où transparaît une forme d’humour en même temps qu’un hommage à quelques précurseurs de la préparation.

    Idiolalla dans Revue & Corrigée

    «Disques», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 70, 1 décembre 2006
    vendredi 1 décembre 2006 Presse

    Deux vocalistes, femmes, et un batteur, homme. Une pochette illustrée d’un clown. Un concept, “idiolalla”. Terme désignant l’utilisation d’un langage inventé correspondant à une condition psychiatrique (bref, ce n’est pas le kobaïen, encore que Vander apparaît souvent comme un possédé!). Le martèlement, parfois erratique, parfois plus régulier de Jean Martin est propice à toutes les outrances orales, plus proches de la pratique d’un Phil Minton que de Lauren Newton ou de Maggie Nicols, puisque le langage de DB Boyko et de Christine Duncan est fait d’onomatopées, susurrées, éructées, vomies. Mais pas seulement. Cetrains passages se rapprochent des voix diphoniques mongoles, peuvent aussi évoquer certaines pratiques ethiniques collectives — les youyous, par exemple. Christine Duncan travaille régulièrement la voix aux côtés de Jean Martin au sein de Barnyard Drama, basé à Toronto (quatre CDs depuis la fin des années 90) après avoir œuvré dans des formations de gospels. DB Boyko est, comme elle, originaire de Vancouver mais s’est plutôt produite sur la scène contemporaine (acoustique et électroacoustique). Tous les trois ont déjà émargé sur le label québécois dans le récent oratorio de Danielle Palardy Roger Bruiducœur, prières des infidèles. Ecoutez Idiolalla. Une expérience des plus vivifiantes, à défaut d’être totalement inédite.

    Une expérience des plus vivifiantes

    Tombak dans Ici Montréal

    «Sélection CD», Yves Bernard, Ici Montréal, no 10:10, 30 novembre 2006
    jeudi 30 novembre 2006 Presse

    Parallèlement à ses expériences au sein de Constantinople ou avec son frère Kiya, le Kronos Quartet et Kayhan Kalhor, Ziya lance enfin son premier disque. Un album instrumental avec pour seul instrument le tombak, principale percu de la musique savante persane, qu’il joue à mains nues,sans superpositions et qu’il sort habilement de son contexte premier. Le Montréalais se sert de toutes les cavités du tombak, le frotte, le gratte, le frappe, le triture, le fait ronronner, siffler, crisser, tonner, danser,en arrondit le son, lui fait faire la vague, le dédouble. Un disque déroutant mais nécessaire!

    Un disque déroutant mais nécessaire!

    4 disques de Robert maintenant disponibles séparément

    mercredi 29 novembre 2006 Nouveautés

    Les 4 disques qui constituent le coffret Pandore de Jocelyn Robert sont maintenant disponibles séparément. Laissez-vous séduire par les multiples facettes du travail sonore de {nbio:robert_jo}:

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