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  • La vie, c’est simple dans Musicworks

    «Beyond Boundaries», Randy Raine-Reusch, Musicworks, no 91, 1 avril 2005
    vendredi 1 avril 2005 Presse

    In a carnival of madness bursting with imagination, these simple works range randomly between humorous, serious, chaotic, genius, and ear raising. Pops, clicks, shouts, cries, and whispers swirl around and through creative manipulations of language, poetry, and oral music. This is music that doesn’t push boundaries; instead it simply creates new dimensions without boundaries. I think watching this music being made would be as exciting as listening to it!

    This is music that doesn’t push boundaries; instead it simply creates new dimensions without boundaries.

    Ensemble SuperMusique (ESM) dans La Presse

    «Un quart de siècle de laboratoire pour l’Ensemble SuperMusique», Alain Brunet, La Presse, 1 avril 2005
    vendredi 1 avril 2005 Presse

    Partitions grattées, coupées, collées, remixées, transformées. Un quart de siècle de relecture constitue le corpus de Palimpseste d’orchestre, concert commémoratif prévus ce soir et demain à l’Usine C.

    Pour célébrer les 25 ans des Productions SuperMusique, les directrices artistiques Joane Hétu (saxophone), Diane Labrosse (échantillonnages numériques) et Danielle Palardy Roger (percussions) ont conçu ces concerts-événements afin de rendre compte du travail accompli par les groupes Wondeur Brass, Les Poules, Justine et de l’Ensemble SuperMusique dont elles sont les membres fondatrices. Assistées des membres de l’Ensemble SuperMusique, elles comptent y évoquer les tendances fortes de la musique actuelle telles que mises de l’avant depuis 1979.

    Qui plus est, les trois œuvres au programme de ce Palimpseste d’orchestre nous feront vivre une expérience acousmatique: la musique interprétée sur scène par l’Ensemble SuperMusique sera traitée en direct par les sonorisateurs Bernard Grenon et Martin Léveillé, spatialisée par l’électroacousticien Jean-François Denis. Ambitieux concept, en somme, d’autant plus que l’Ensemble des trois musiciennes puise parmi les meilleurs éléments de la musique dite actuelle: les percussionnistes Pierre Tanguay et Michel F Côté, le contrebassiste Pierre Cartier, le guitariste Bernard Falaise, Martin Tétreault aux tables tournantes, Jean Derome et Laurie Freedman aux instruments à vent.

    «Pour commémorer ces 25 ans, explique Danielle Palardy Roger, nous nous sommes donné carte blanche. Diane Labrosse est remontée jusqu’aux tout débuts de Wondeur Brass à l’époque où on a commencé aux Clochards Célestes (les actuelles Foufs), bien qu’elle ait aussi pigé dans un répertoire plus récent. Joane Hétu, elle, a entrepris de créer une seule pièce à partir de 20 miniatures d’une minute. Ces minutes comprennent aussi des éléments de ses propres projets tels Castor et compagnie ou Nous perçons les oreilles. Pour ma part, j’ai repris six pièces créées au cours de cette période, de la fin de Justine au premier répertoire de Wondeur Brass.»

    On s’en doute bien, il est hors de question de livrer sur scène un décalque du passé.

    «À l’époque, raconte Danielle Palardy Roger, nous n’écrivions pas la musique, nous n’avions pas de partitions. Il nous a donc fallu relire le matériel à partir des enregistrements. Par exemple, j’ai repris les pièces en dictée pour ensuite créer des partitions à partir des lignes développées par chaque instrumentiste. Mais il y a des différences évidentes avec les livraisons originelles; nous partons d’une base assumée par les trois créatrices, on fait ensuite évoluer le matériel.»

    Non seulement l’ensemble SuperMusique s’appliquera-t-il à faire évoluer ses classiques, mais encore la diffusion des sons sera magnifiée ici et maintenant.

    «Il s’agit aussi d’un projet de spatialisation acoustique. L’Ensemble sera assez éloigné du public, il sera amplifié par une façade stréréo conventionnelle, mais le public sera entouré de 12 enceintes mettant en relief des éléments sonores précis. En fait, la livraison sera beaucoup plus proche de la musique telle qu’on la pratique maintenant.»

    Un quart de siècle de laboratoire, donc, ça se fête en grand. Danielle Palardy Roger ne se fera pas prier pour évoquer quelques souvenirs en ce sens.

    «Nous étions dans une mouvance créatrice en théâtre, en arts visuels et en musique, mais c’est surtout de la musique qu’on voulait faire. Nous formions un groupe iconoclaste de femmes dont l’intention claire était de jouer d’une façon non conventionnelle. Nous ne voulions pas suivre de recettes, nous voulions aborder la musique d’une façon inédite, et ça a donné la musique qu’on connaît. Et qu’on fait encore évoluer aujourd’hui. Nous sommes toujours dans le même créneau, d’ailleurs.»

    «Vingt-cinq ans plus tard, nous jouissons d’une réputation tant au plan de la production, de la diffusion que de la création. On ne fera pas dans la fausse humilité: au plan de la production et la diffusion des musiques de création, notre contribution est grande. En tant que créatrices? Nous sommes rendues ailleurs: nous continuons de fouiller, creuser. Nous n’avons pas une attitude anthologique en ce sens, nous ne faisons pas dans le pot-pourri. Nous revisitons, car nos musiques ne cessent de bouger. Parce qu’il n’y a pas d’intérêt à copier ce qui s’est fait il y a 25 ans. C’est pour ça qu’on trippe tant sur le concept de palimpseste.»

    Palimpseste, rappelons-le pour vous épargner une visite dans le Petit Robert, est un parchemin manuscrit dont on a effacé la première écriture afin de pouvoir écrire un nouveau texte. Est-ce assez clair?

    L’Ensemble SuperMusique se produit ce soir et demain, 20h30, à l’Usine C. Pour de plus amples informations: www.supermusique.qc.ca

    14 avril 2005: Tétreault compose pour la chorégraphe Gaudreau

    vendredi 1 avril 2005 En concert

    Document 4 est le quatrième volet de la suite Encyclopoedia de la chorégraphe Lynda Gaudreau et Martin Tétreault en assure la composition en direct avec 5 tourne-disques. L’œuvre sera présentée au Kunstencentrum Vooruit à Gand (Belgique) les 12 et 13 avril 2005 ainsi que le 14 avril 2005 par Dans in Kortrijk, dans le cadre du festival ATTACK!, au Limelight à Courtrai (Belgique).

    Ensemble SuperMusique (ESM) dans Le Devoir

    «Retour vers le futur», Bernard Lamarche, Le Devoir, 31 mars 2005
    jeudi 31 mars 2005 Presse

    Un concert pour souligner 25 ans de musique actuelle

    Pour ses 25 ans, la compagnie Productions SuperMusique se paye du luxe: l’Usine C et un retour dans le passé. Demain et samedi, un catalogue impressionnant de musique actuelle sera revisité, relu et actualisé. Ce catalogue est celui des trois fondatrices de la compagnie, soit Joane Hétu, Diane Labrosse et Danielle Palardy Roger, qui à elles seules peuvent revendiquer un pan considérable de la musique actuelle qui s’est faite au Québec depuis 1980.

    Avec Palimpseste d’orchestre, Partitions grattées, coupées, collées et transformées, le trio de compositrices fera profiter les amateurs de trois nouvelles pièces faites à partir d’anciens morceaux. Les sonorités entendues seront celles, présentées sous forme de pot-pourri ou de citations revues et corrigées au goût du moment, de musiques pondues depuis 1979 en solo ou en collectif au sein de groupes dont les noms ravivent maints souvenirs: Wondeur Brass, Les Poules, Justine, Castor et compagnies ou encore Nous perçons les oreilles. Les grandes tendances des musiques produites par SuperMusique seront remises sur le tapis.

    Sorte de bilan, ce concert fait de commémorations? Pas selon Joane Hétu. «On avait le goût de revisiter notre catalogue. C’est un temps d’arrêt, la première fois qu’on regarde en arrière. En musique actuelle, on a toujours la prétention d’être à l’avant-garde, dans la recherche, dans l’innovation. Au bout du compte, ce 25e anniversaire a permis de revoir le chemin parcouru.»

    Danielle Palardy Roger proposera Music Mnésic, où des extraits d’anciennes partitions sont réinscrits dans une trame organisée autour de brouillages. Diane Labrosse signera Retour sur les lieux du crime, une pièce faite de superpositions de partitions, alors que Joane Hétu soumettra Zig Zag en forme de chants, qui reprend vingt courts extraits de pièces chantées.

    Les musiques du passé seront rehaussées avec des instrumentations différentes, une nouvelle lutherie, des tourne-disques, des échantillonneurs et de l’électronique. «À mon avis, ça fait de la musique de 2005», selon Hétu, qui sera accompagnée, elle et ses comparses, par l’Ensemble SuperMusique, formé de onze musiciens plus que solides, dont Lori Freedman, Michel F Côté, Bernard Falaise, Jean Derome et Martin Tétrault.

    Ce voyage dans le temps ramènera des sons perdus dans les dédales de l’histoire, notamment celle des années 80 et ses ambiances synthétiques. La musique actuelle d’hier n’est plus celle d’aujourd’hui, elle passe dans les moeurs, récupérée des années après par la pop. Hétu reconnaît qu’elle a souri à quelques reprises en astiquant ses antiques. Cette traversée l’aura menée à délaisser la chanson, pour favoriser une forme de musique improvisée, vers une musicalité marquée par le dépouillement, le minimalisme et le bruitisme.

    Le concert sera un mélange de sonorisation conventionnelle et de spatialisation à plusieurs haut-parleurs, une rencontre d’anciennes musiques et de nouvelles. «Ça fait peut-être un spectacle qui peut toucher plus de gens qu’habituellement. Il n’y a pas que l’aspect très abstrait dans lequel on travaille maintenant. Il y a des thèmes qui ressortent. Parfois, il faut juste avoir un petit quelque chose pour s’accrocher, pour pouvoir prendre l’innovation.» À l’Usine C, demain et samedi, à 20h30.

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