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  • Petit traité de sagesse pratique dans Octopus

    «Critique», Vincent Lecoeur, Octopus, no 27, 1 mars 2004
    lundi 1 mars 2004 Presse

    Cette parution de 1999 fouaille et suinte une science du montage, à travers des vocaux chuchotés ou déclamés, des trémolos de saxophone au bord de l’abime et des carambolages de samplers et d’appeaux… Voyage en forme de succession de figures de style, ce Petit traité… révise thématiquement plus de trente-cinq proverbes issus des cultures francophones, pour hurler, déstructurer à l’envi nos valeurs en déshérence! À tout seigneur, toute horreur.

    … ce Petit traité… révise thématiquement plus de trente-cinq proverbes issus des cultures francophones, pour hurler, déstructurer à l’envi nos valeurs en déshérence!

    Ambiances Magnétiques dans Octopus

    «Facteurs d’ambiances», Vincent Lecoeur, Octopus, no 27, 1 mars 2004
    lundi 1 mars 2004 Presse

    Plongée au cœur du catalogue du label et collectif d’artistes Ambiances Magnétiques, référence en matière de musiques improvisées. Au confluent des musiques bruitistes, improvisées et free-rock, le label Ambiances Magnétiques a révélé depuis près de vngt ans, outre Martin Tétreault, une galerie de musiciens aussi épatants que Diane Labrosse ou Tim Brady. Pour s’en rendre compte, Octopus a sélectionné, parmi quelque 130 références, une poignée de disques marquants.

    Le Québec recèle des trésors d’ingéniosité, fertiles en déraisons et propices à toutes expérimentations tout simplement surréelles, du fait d’initiatives reconnues internationalement aujourd’hui comme le festival de Victoriaville; les précurseurs quinquagénaires comme Fred Frith ou Chris Cutler semblent bien avoir engendré d’autres terres d’asile pour d’autres générations de musiciens complices, héritiers de mystères à la Desnos, Tzara ou du Grand Jeu. Au croisement des musiques bruitistes, improvisées et du free-rock, l’argument de ces démarches poétiques et affranchies est largement soutenu, depuis une vingtaine d’années, par des institutions nationales. Ainsi, Radio-Canada a toujours témoigné d’une ouverture et de la farouche volonté de décloisonner les genres. Son équivalent est incarné par le collectif d’artistes Ambiances Magnétiques, lancé en 1986 et dirigé aujourd’hui par la musicienne Joane Hétu. Humour, optimisme forcené et corrosif sous-tendent un catalogue qui compte aujourd’hui quelque 130 publications, et dont l’éthique n’a cessé d’évoluer, tout en restant plus homogène que les parutions des disques Victo.

    Les pratiques improvisées des musiciens les plus reconnus et prolifiques se sont donné pour objectif de puiser dans le patrimoine littéraire, théâtral ou cinématographique francophone afin de refléter l’aspect le plus contemporain de la créativité de la langue. De nombreux artistes, tels Jean Derome, René Lussier ou Robert Marcel Lepage, sont passés maîtres dans l’art de décomplexer de façon réellement démocratique les postures bavardes des musiques improvisées européennes, et ce en abordant souvent de manière irrévérencieuse le soi-disant «patrimoine» des cultures officielles: détournements de swing, images rêvées de music-hall… Cette déferlante imprévisible se rattache néanmoins à une époque dont les piliers affectent naturellement une nostalgie, acoustique le plus souvent, bricolée avec bonheur. Si le cadre des «chansons» constitue la meilleure introduction à ce style québécois, les «turntablists» comme Martin Tétreault proposent de nouvelles directions, de nouveaux défrichages géographiques, souvent américains d’adoption, ou des diasporas… Ambiances Magnétiques apporte enfin un soin particulier au design, conférant par le blais de la photographie une valeur non négligeable à ces objets-traces, seules alternances au piratage MP3.

    Plongée au coeur du catalogue du label et collectif d’artistes Ambiances Magnétiques, référence en matière de musiques improvisées.

    Carnets de voyage dans Octopus

    «Critique», Vincent Lecoeur, Octopus, no 27, 1 mars 2004
    lundi 1 mars 2004 Presse

    La critique internationale s’est beaucoup intéressée à ce volume enregistré en concert en mars l996 à Montréal. La basse de Pierre Cartier imprime quelque chose de beaucoup plus rock que les autres compositions de Jean Derome (saxophones et flutes), mais le désordre qui s’en dégage est à rapprocher en plus simple des prestations de Keep The Dog, groupe de tournée de Fred Frith.

    Callas: La diva et le vinyle dans Octopus

    «Critique», Vincent Lecoeur, Octopus, no 27, 1 mars 2004
    lundi 1 mars 2004 Presse

    Ou comment détourner par grincements, claquements, vitesses ralenties la voix de Maria Callas. Prélèvements et emprunts colorés par une clarinette enjouée ou tout en souplesse. La voix de la diva était, selon le mot d’une auditrice de ses débuts, à mi-chemin entre clarinette et hautbois. Léger et pervers.

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