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  • Chansons d’un jour, Geneviève Letarte dans La Presse

    «Letarte, en chanson», Alain Brunet, La Presse, 14 octobre 2000
    samedi 14 octobre 2000 Presse

    Folk Actuel, rythmes qui trottinent, pastels jazzy, minuscules pointes de rock, le tout enrobé par la voix mince d’une diseuse — difficile à supporter dans le registre aigu, en ce qui me concerne. Les mots? Contemplation du quotidien, états généraux de la relation amoureuse, diffraction de l’actualité, fortes injections de sensualité. Il y a aussi des mots étrangers… Inventés? Au fil des ans, Geneviève Letarte a construit un univers riche et singulier, autour duquel gravitent littérature, musique et théâtralité. Voici la dimension chanson, enrobée d’une musique qui nous rappelle une avant-garde des années 80. Letarte ne souffre visiblement pas de jeunisme, en tout cas. Si elle nous a pondu un travail solide et cohérent au plan littéraire, elle ne me semble pas s’être parfaitement lovée dans la forme chanson—dont le cadre musical est, pourtant, assuré par l’excellent guitariste et compositeur Claude Fradette. A-t-elle vraiment choisi le cadre, musical qui lui convient? D’où ce tout petit malaise qui accompagne parfois mon écoute.

    Do, Bernard Falaise dans Ici Montréal

    «Compact!», Catherine Perrey, Ici Montréal, 12 octobre 2000
    jeudi 12 octobre 2000 Presse

    Un premier disque solo pour un guitariste de choix et un réalisateur qui a eu la (bonne) touche avec Marie-Jo Thério et Jorane. Dans sa courte note sur la pochette, Falaise nous signale que tous les sons ont été produits avec des guitares électriques ou acoustiques et que la composition, l’interprétation, l’enregistrement, les traitements et le mixage lui sont entièrement redevables. Une notice ultra importante, pour un disque qui éclaire bien les qualités de compositeur et de guitariste de Falaise et qui reflète intensément ses passions bien digérées: entre un héritage teinté de Robert Fripp et des constructions franchement actuelles. 8/10

    Do
    … entre un héritage teinté de Robert Fripp et des constructions franchement actuelles.
    8/10

    Chansons d’un jour dans Montreal Mirror

    «Review», Chris Yurkiw, Montreal Mirror, 12 octobre 2000
    jeudi 12 octobre 2000 Presse

    Writer, singer, performance artiste and general wordsmith supreme Geneviève Letarte released her debut and last album 10 years ago—far too long a gap to go without an injection of her measured yet sensuous voice, much too long a wait to hear her simply deliver words in all the gloriousness of their sound, sense and nonsense. A precious actuelliste Letarte is not: here she engages in art for music’s sake, poetry (in French, and so all the more poetic) made palatable by mellow and melodious waltzes and two-steps, lounge blues and even whammy-bar rock. Gen: how about another piece o’pie in, oh, five years? 8/10

    Writer, singer, performance artist and general wordsmith supreme Geneviève Letarte released her debut and last album 10 years ago — far too long a gap to go without an injection of her measured yet sensuous voice, much too long a wait to hear her simply deliver words in all the gloriousness of their sounds, sense and nonsense. Here she engages in art for music’s sake, poetry made palatable by mellow and melodious waltzes and two-steps, lounge blues and even whammy-bar rock.
    8/10

    Live à la Casa dans Hour

    «Review», Mike Chamberlain, Hour, 5 octobre 2000
    jeudi 5 octobre 2000 Presse

    La Casa Obscura as it existed when this recording was made in June 1999 was the back room of an artist’s space on Rachel street. No sign on the door, no announcement in the newspapers — you had to know someone to even know about the gigs that Jean Derome and cohorts Pierre Cartier and Pierre Tanguay performed in that winter and spring. So this set of Monk tunes has a certain ramshackle good-spiritedness and intimacy that underground jazz has always had — at least in our romantic imaginings. Derome’s acrid alto and wit (he’s fond of slipping in sly quotations from other songs in his solos) dominate, while Cartier’s bass and Tanguay’s rattletrap drumming provide charming colour. ★★★

    Derome’s acrid alto and wit…dominate, while Cartier’s bass and Tanguay’s rattletrap drumming provide charming colour.
    ★★★

    Qu’ouïs-je? dans Voir

    «Critique», Nicolas Tittley, Voir, no 14:40, 5 octobre 2000
    jeudi 5 octobre 2000 Presse

    Musique concrète naive? Pourquoi pas? Avec deux allumés comme Martin Tétreault et René Lussier, on peut s’attendre à tout. Mais oubliez la théorie et laissez ces deux improvisateurs chevronnés vous emmener vers d’étranges contrées sonores. Malgré son apparente aridité (l’instrumentation se limite aux daxophone, platines et machines), Qu’ouis-je? est un disque organique, qui évoque soit le chant des oiseaux, soit des chants de gorge inuit fracturés. Moins hardcore que Dur noyau dur l’effort précédent du duo, ce nouveau disque comporte bien quelques grincements indigestes, mais il est aussi traversé de moments éclatants, voire apaisants. Parfois, le ton se fait plus cérébral, plus électronique, comme sur Cassure, une lecon de déconstructivisme qui plairait sûrement à Radiohead. Martin Tétreault en concert à la fonderie Darling le 7 octobre avec 18U et Francisco Lopez. ★★★

    … une lecon de déconstructivisme qui plairait sûrement à Radiohead.
    ★★★

    Ambiances Magnétiques dans Écouter voir

    «Éloge de la musique libre», Luc Bouquet, Écouter voir, no 106, 1 octobre 2000
    dimanche 1 octobre 2000 Presse

    Faire de la musique libre au Québec n’est pas une entreprise de tout repos; peu de public, manque de scènes attentives à cette nouvelle expression musicale, quasi indifférence des instances culturelles et des médias. Malgré ce, deux labels ont su s’imposer à force d’investissement et d’implication. Ambiances Magnétiques et Victo ont chacun à leur manière réussi à faire exister une scène québécoise à l’étonnante diversité. Petite visite guidée.

    Ambiances Magnétiques

    Ambiances Magnétiques est né au début des années quatre vingt grâce au saxophoniste Jean Derome et au guitariste René Lussier. Suite à une série de concerts pour instruments et bandes magnétiques sous l’intitulé Ambiances Magnétiques, les deux musiciens décident de prendre en charge la production et la diffusion de leurs enregistrements, les quelques rares structures existantes ne désirant pas s’encombrer de tels musiciens iconoclastes. Avec pour modèle les européens de Recommended Records allait naître Ambiances Magnétiques, coopérative de musiciens et rassemblement de producteurs indépendants. C’est ensuite au tour de Joane Hétu, Diane Labrosse et Danielle Palardy Roger, alias le groupe Wonder Brass, de rejoindre le collectifen 1985. Avec Robert Marcel Lepage, Michel F Côté, André Duschesne et Martin Tétreault, autres musiciens du collectif, le label doit faire face aux pires difficultés pour que soit reconnue à sa juste valeur une musique éclectique et insaisissable. Le gouvernement québécois n’accordant aucune subvention au label, les musiciens se rabattent sur le Conseil des Arts du Canada, lequel finance individuellcment les artistes. Mais il faut aussi faire face au peu d’intérêt que portent le Canada et les Etats-Unis à cette libre musiquc (20% seulement des ventes). C’est en 1990 que le label s’empare du format compact-disc; Luc Beauchemin, Fabrizio Gilardino et Anna Morelli créant un lien graphique évident entre les différentes pochettes tandis que le studio 270 de Robert Langlois devient le point de ralliement des artistes du label. Un an plus tard, Joane Hétu, désormais capitaine du navire Ambiances Magnétiques crée DAME (Distribution Ambiances Magnétiques Etcetera), et distribue outre le label maison, les firmes Ohm/Avatar, Amim, Monsieur Fauteux ainsi que les enregistrements des membres du collectif parus sur d’autres labels (Victo, Cuneiform, ReR). De nouveaux réseaux se créent avec l’Asie, le Mexique et les pays scandinaves, les artistes québécois se produisent en France dans quelques festivals incontournables (Banlieues Bleues, Musique Action…), de nombreux artistes internationaux (Ikue Mori, Joëlle Léandre, Fred Frith) enregistrent sur le label, attisant de ce fait la curiosité des amateurs du genre. Avec plus d’une centaine de références le catalogue DAME exprime magnifiquement la richesse d’un collectif et totalement impliqué dans une musique écrite ou improvisée, électroacoustique ou bruitiste, simple ou savante, mais toujours inouïe. En voici quelques moments forts.

    DAME exprime magnifiquement la richesse d’un collectif et totalement impliqué dans une musique écrite ou improvisée, électroacoustique ou bruitiste, simple ou savante, mais toujours inouïe.
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