Sauter au contenu principal
actuellecd

Blogue

100 résultats
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • Chevreuil dans Revue & Corrigée

    «Critique», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 37, 1 septembre 1998
    mardi 1 septembre 1998 Presse

    Chevreuil allait-il être de la même veine, les deux enregistrements faisant pareillement reference aux Fables à Grégoire? Eh bien non.

    Dans ce second enregistrement du duo, la vie bat réellement. Déja, on note que les deux partenaires complètent leurs attirails (daxophone, guimbarde, théière, appeaux, voix). Et puis, il y a ces histoires, amusantes, délirantes, voire caustiques. On se sent revenu à la grande époque du duo Lussier / Derome. Oui, les Granules. Méme spontanéité, même humour, même aptitude à communiquer la folie douce et décapante de La Vie qui bat avec l’auditeur. qui cette fois-ci, adhère sans restriction aux propositions du duo.

    … la vie bat réellement.

    Chèvre dans Splendid E-Zine

    «Review», Andrew Magilow, Splendid E-Zine, 24 août 1998
    lundi 24 août 1998 Presse

    A daringly bold approach to flaunting the creative process, René Lussier and Pierre Tanguay authenticate their experimental prowess in a work that combines alarming moods with soothing aesthetics. With only an acoustic guitar and sparse percussive accentuation, this improvisational duo causes a racket without ever becoming obtusely noisy. Le temps d’une cigarette illustrates the duo’s formula most accurately as a creeping guitar, punctuated with occasional harmonics, vies with the sparse free-jazz accompaniment of Tanguay’s superb drumming for the listener’s primary attention. Tête de cochon is perhaps the most cacophonous of the bunch, beginning with a tyrannical tirade of swooping acoustic guitar runs and equally imposing rhythmic engagements that roll out of the speakers with ample, bruising fortitude. An experimental album that relies primarily on the techniques of its composers and the ability of the listener to absorb these sounds, La vie qui bat incorporates the methodology of intelligent arrangements with thoughtful accompaniment to demonstrate its point. Lussier and Tanguay combine traditional instruments with a magnificent sense of musical restraint to exhibit experimental eminence, creating one of the most mentally stimulating discs in recent memory.

    … one of the most mentally stimulating discs in recent memory

    Midi tapant dans Ici Montréal

    «Bonne Ambiance», Michael D Hogan, Ici Montréal, 13 août 1998
    jeudi 13 août 1998 Presse

    Peu de musiciens de Montréal travaillent autant que le batteur Pierre Tanguay. Il ne compte plus ses collaborations au sein de formations de jazz et de musique actuelle. Bien qu’il ne soit pas membre du collectif Ambiances magnétiques, c’est lui que l’on retrouve le plus souvent sur les disques de l’étiquette. Parmi les huit parutions récentes de la compagnie, il se produit en duo avec le tromboniste Tom Walsh, (sur Midi tapant), comme collaborateur sur le projet de Pierre Cartier (Chansons de Douve), également en duo avec le guitariste René Lussier sur La vie qui bat/chevreuil. Chaque album, très différent, est uni par l’amitié que se portent les musiciens et par un acharnement à toujours chercher de nouvelles voies à leur créativité.

    «Dans les formations en duo, explique Tanguay, nous essayons de marier des matières sonores qui ne fonctionnent pas normalement, mais selon des méthodes différentes en fonction du musicien avec qui l’on travaille. Avec Tom Walsh, on peaufine Midi tapant depuis qu’on se connaît (88-89). Chacun travaille énormément de son côté à ramasser des éléments, puis on se retrouve en studio et on se met lentement à rassembler les pièces. C’est comme si, avec différents casse-tête, on essayait d’en faire un nouveau. Avec Lussier, c’est le contraire. Nous essayons aussi de transgresser les règles mais là, on entre directement en studio pour improviser. Parfois on se dit un mot avant une pièce, parfois rien du tout. On réécoute ensuite et on choisit les pièces qui fonctionnent bien.»

    Il paraît en effet difficile de trouver deux albums plus différents. Avec Midi tapant, on a de superbes ambiances, en couches multiples. On croirait par moments entendre de l’électroacoustique, mais le résultat est obtenu acoustiquement et presque en direct. Les deux musiciens ont développé avec le temps une habileté à manipuler simultanément de multiples instruments. En plus de son trombone, Walsh utilise un vieil échantillonneur auquel il a ajouté du velcro sur les touches, pour pouvoir multiplier les sons au besoin. Sur Chevreuil, le son est brut. Complicité et amitié sont les mots qui viennent d’abord à l’esprit. «Acharnement et persévérance aussi, ajoute Tanguay. Notre travail n’est pas seulement ludique. Nous travaillons ensemble depuis des années et chacun des musiciens d’Ambiances magnétiques écoute les autres disques et fait des commentaires, que nous recevons avec confiance. Même les pochettes sont discutées en groupe. Robert Marcel Lepage est venu diriger une session de Chevreuil et nous a indiqué des directions dont on n’aurait pas soupçonné l’existence sans lui. Dans le groupe Les Patenteux du Québec, je fais faire à Lussier et à Jean Derome ce qu’ils n’auralent jamais pensé faire. Chacun change et repousse ses limites au contact des autres. C’est ce qui fait la qualité de nos productions par rapport à ce que l’on entend à la radio. C’est devenu plus intéressant d’aller à l’épicerie que d’écouter la radio. Au moins, là, il y a du choix. Je ne veux pas dire qu’il n’y a que de la merde sur les ondes. La Bamba, c’est une bonne toune mais répétée 100 fois, ça lève le cœur.»

    Callas: La diva et le vinyle dans Voir

    «Critique», Nicolas Tittley, Voir, 6 août 1998
    jeudi 6 août 1998 Presse

    On a déjà dit de la voix de Maria Callas qu’elle s’apparentait à la clarinette, et c’est probablement ce qui a séduit le clarinettiste Robert Marcel Lepage, qui lui rend ici hommage en compagnie du maître des tourne-disques Martin Tétreault Ce dernier puise à même l’œuvre phonographique de la diva, qu’il dépèce et remonte de manière syncopée et déroutante en y ajoutant une foule de sons sur lesquels Lepage plane joyeusement. Tantôt solennel et poignant (Calarinette), tantot absurde et humoristique (Le Système d’alarme Callas), La Diva et le Vinyle risque de dérouter les fans d’opéra Tant mieux. 3. 5/5

    … Tantôt solennel et poignant… tantôt absurde et humoristique… La Diva et le Vinyle risque de dérouter les fans d’opéra. Tant mieux. Bon.

    La Bête / The Beast Within dans Hollow Ear

    «Review», Steve Taylor, Hollow Ear, 3 août 1998
    lundi 3 août 1998 Presse

    Original music by Montréal composer Jean Derome for the Overtigo Dance Troupe production choreographed by Ginette Laurin includes sixteen selections, clocking in at just under 71 minutes, performed brilliantly by nine musicians on assorted percussion, woodwinds, brass, accordion, guitar, piano. In addition, the animalistic voicings of Joane Hétu are woven throughout. Along with the angular minor-key melodies for woodwinds and brass, the music here issues mainly from secondary rhythmatists playing over more identifiably metrical leads which together produce effects of persistent ‘accidental’ syncopation. With a name like The Beast Within one would have expected a violent, paganistic statement, however the sound is at times surprisingly tame; suggesting that perhaps the dancing is more violent than the music(?)…Too, this constantly changing landscape of sound pocked occasionally with pulseless ambience does admittedly seem concerned as much with the sensual and spiritual aspects of human violence. A few surreal waltzes and the many strange vocal noises streak the mostly dark spaces with odd color. Fans of the minimalist post-Art Zoyd fringe, or better still, Meredith Monk’s earlier work will find this an agreeable experience.

    Île bizarre dans Art Zéro

    «Critique», François Couture, Art Zéro, no 13, 1 août 1998
    samedi 1 août 1998 Presse

    Vous ne trouverez pas musique plus bruitiste que celle qui est gravée sur ce disque, Île bizarre. Diane Labrosse, membre d’Ambiances magnétiques, échantillonne depuis des années et a participé aux formations Wondeur Brass et Justine, en plus de ses collaborations avec Michel F. Coté (Bruire, Duo déconstructiviste). Ikue Mori n’a plus besoin de présentation: ses percussions électroniques étonnent a chaque instant tant leur précision et leur diversité surprend. Martin Tétreault, autre membre d’Ambiances magnétiques, s’amuse depuis longtemps avec les tables tournantes. À la fin des années 80, il s’amusait a coller des morceaux de disques, technique également utilisée par Christian Marclay. Aujourd’hui, Tétreault est passé au delà du vinyle comme récupération d’un fond sonore. Ce qui l’intéresse, c’est la table tournante comme générateur de bruit. Amplifiée à fond, elle produit des geignements, des crissements, des hurlements. À bas le disque, le DJ plonge l’aiguille dans le moteur, la revêt d’un condom, etc. À ce point-ci, vous devriez comprendre que la musique de ce trio est bruitiste jusqu’à la moelle. Île bizarre présente onze pièces que l’on peut supposer être des improvisations. Onze films surréalistes. Ne pensez pas à Ground Zero. Ici, pas de charges sonores à décapiter l’auditeur car si l’intensité s’élève régulièrement, le tout demeure contrôlé. Belli machina ouvre la marche avec quelques décharges sonores, mais ou les atmosphères alternent et se compensent mutuellement. Diurna et nocturna insecta peint un tableau d’arrière-campagne ou les crépitements du vinyle se transforment en pépiements. Le jeu des textures et des nuances transporte l’auditeur tout au long de l’écoute. Un voyage au centre de l’abstrait qui séduit, malgré l’apparente aridité de l’équipement des explorateurs. Qui a besoin d’une note?

    Vous ne trouverez pas musique plus bruitiste que celle qui est gravée sur ce disque.
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12