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  • liberum arbitrium, morceaux_de_machines in Le Journal de Québec

    “La musique actuelle à son meilleur au 21e FIMAV”, Yves Leclerc, Le Journal de Québec, May 7, 2004
    Friday, May 7, 2004 Press

    «Le Festival international de musique actuelle de Victoriaville, avec ses 24 spectacles, ne représente finalement, qu’un tout petit échantillonnage de ce qui se fait dans ce domaine.» Michel Levasseur, directeur général et artistique du Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV), était de passage dans la Vieille Capitale, hier, à l’occasion de la 21e édition de cet événement, qui se déroulera du 20 au 24 mai.

    Il a fait remarquer, au cours d’une rencontre de presse, que la musique actuelle était en constante évolution et que les jeunes artistes poussaient maintenant dans le dos des vétérans. «Il y a, depuis cinq ans, au Québec, une véritable éclosion», a-t’il lancé, faisant référence aux petites étiquettes de disques indépendantes, à La Sala Rossa, salle de spectacle de Montréal et aux nombreux nouveaux artistes qui émergent. «La scène est d’une telle richesse que nous avons fait trois ensembles de Montréal, l’an dernier, et les musiciens ne se connaissaient même pas», a-t’il lancé, expliquant qu’il recevait plus de 500 propositions par année pour son festival. «Il y a beaucoup d’artistes que je ne connais pas. C’est un work-in-progress constant et c’est parfois difficile à suivre», a-t-il reconnu.

    morceaux_de_machines

    Habituellement, Michel Levasseur n’assiste jamais aux répétitions d’artistes avant les présentations de spectacles. Plusieurs concerts présentés en première mondiale sont souvent montés à Victoriaville quelques jours même avant le spectacle. «J’aime être surpris et c’est ce qui arrive la majorité du temps», a-til expliqué, faisant une petite exception pour une présentation d’un court extrait du spectacle de la formation morceaux_de_machines de la Vieille Capitale. Le quatuor sons et images, composé de Boris Firquet, Éric Gagnon, Érick d’Orion et Aimé Dontigny, se produira le 20 mai, à minuit 15, au cégep de Victoriaville. «Lorsqu’on a mis sur pied cette formation, il y a quelques années, on s’imaginait à la blague, jouer à l’occasion du FIMAV, a lancé Érick d’Orion. On a de la difficulté à y croire et on ne dort pas vraiment beaucoup, en ce moment», a ajouté Aimé Dontigny, précisant qu’il avait bien hâte de découvrir l’envers du décor et côtoyer les grosses pointures de la musique actuelle.

    Carré de sable in Splendid E-Zine

    “Review”, Justin Steward, Splendid E-Zine, May 7, 2004
    Friday, May 7, 2004 Press

    This Canadian-born violinist has been playing since age four, but his work is more about avant-garde abstractions and sonic playfulness than a showy display of his formidable musicianship. He started exploring classical and folk music’s subtler, more experimental sides at around age ten, and has since clocked time with both the street group The Fanfare Pourpour and the challenging prog-fusion band Rouge Ciel. Except for some clutch bass clarinet work (Gaviscon) and eerie background vocals (Un Champs L’été and Migration) from two guests, Carré de Sable is all Del Fabbro. The title means “sandbox” in English, and its goal was to soundtrack the creation of “personal ecosystems”, and to have fun with simple tools. Few instruments were off-limits to Del Fabbro; he plays everything from banjo, flute, effects module, and turntable to a coffeepot, a music stand and a telephone. For most of the album, unfortunately, the songs add up to less than the sum of their parts;Del Fabbro’s ambient pieces are largely aimless, lacking a distinct atmosphere, and they’re over-reliant on reverb and delay. Del Fabbro is at his best when combining his better, shriller sound beds with his gorgeous violin playing, which he overlaps on Essaim. His tossed-off kitchen sink improvisations lack guiding orchestration and quality control, and as a result, listening becomes a chore.

    Del Fabbro is at his best when combining his better, shriller sound beds with his gorgeous violin playing…

    Le bal in Radio-Canada: Guide culturel

    “Reportage”, Ève Payette, Radio-Canada: Guide culturel, May 1, 2004
    Saturday, May 1, 2004 Press

    Elle fait partie de l’histoire du Québec depuis 30 ans. Connue d’abord sous le nom de L’Enfant fort puis de la Pouet Pouet Band, la fanfare Pourpour lance un deuxième disque, Le bal.

    Fanfare ludique

    Entendre une fanfare qui défile dans la rue, soit! Mais écouter un disque de fanfare chez soi, dans l’intimité douillette de son salon? «Il y a plusieurs types de fanfares», s’empresse de préciser le comédien Luc Proulx, qui est guitariste au sein de la fanfare Pourpour depuis 1995. «La nôtre n’est pas militaire. Notre fanfare est pleine de poésie, elle est joyeuse. C’est une musique qui invite à la fête, qui fait rêver», dit Luc Proulx de «La Pourpour», une fanfare qui tire son nom d’un poème de Claude Gauvreau.

    Esprit de famille

    Le plus jeune des «fanfarons» a 23 ans. Le doyen, Jonas Slowanski, qui joue de la caisse claire, en a 68. Il est l’un des neuf membres qui étaient là dès le début, il y a 30 ans. Depuis, la fanfare a changé. Elle compte 15 musiciens, parfois davantage. «Ce n’est pas un band professionnel dans le sens strict du terme. C’est un mixe hétéroclite. On y trouve des autodidactes, mais aussi des diplômés du Conservatoire, des musiciens chevronnés de jazz et de musique actuelle tels Jean Derome et Normand Guilbeault. Mara Tremblay joue aussi du violon avec nous». Seul critère d’admission? «Partager la même envie de se retrouver pour faire de la musique!», lance Luc Proulx.

    Répertoire original

    La fanfare Pourpour s’est d’ailleurs réunie pendant une semaine à la campagne pour répéter, avant d’enregistrer Le bal, leur deuxième album après Tout le monde, lancé en 1999. Sous la direction artistique de Jean Derome, les 15 musiciens ont joué leurs propres compositions: des valses qui rappellent l’univers d’Amélie Poulain et des pièces pleines d’humour qui évoquent la musique de Kurt Weill. «Notre musique est idéale pour mettre de la vie dans un party. En plus, les enfants adorent la fanfare Pourpour», affirme Luc Proulx.

    Avec George Harrison

    Le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, a déjà invité les musiciens à son domaine privé du mont Saint-Bruno, près de Montréal. Après le Grand Prix de Formule 1, «La Pourpour» a animé l’une de ses soirées fréquentées par la jet set internationale, dont l’ex-Beatle George Harrison. «C’est l’un de nos plus beaux souvenirs», raconte Luc Proulx. «George Harrison est venu nous écouter sous un arbre. Il a joué de l’accordéon avec nous. Il nous a dit qu’il adorait notre musique», se rappelle avec émotion Luc Proulx.

    La fanfare Pourpour organise un bal du printemps le jeudi 25 mars, au cabaret Le Lion d’Or, situé au 1690, rue Ontario Est, à Montréal.

    Soshin in Radio-Canada: Guide culturel

    “Guitar Heroes”, Stanley Péan, Radio-Canada: Guide culturel, May 1, 2004
    Saturday, May 1, 2004 Press

    Même s’il a tout juste franchi le cap des 25 ans, le guitariste et compositeur Antoine Berthiaume peut s’enorgueillir d’une feuille de route impressionnante. Très actif sur la scène du jazz expérimental, il a fait ses premières armes auprès de nombreuses stars locales (Michel Donato, Pierre Tanguay, Michel F Côté, Tim Brady, etc.). Ce printemps, paraissait Soshin, son premier CD où il mesure ses talents d’improvisateur à ceux de Fred Frith et Derek Bailey. Rien de moins.

    Conversations et explorations

    Que d’éminentes figures de l’exploration musicale comme Frith et Bailey se soient prêtées de bonne grâce à l’aventure que leur proposait Berthiaume en dit long sur la considération qu’ils ont pour leur émule et cadet. Le format ici est on ne peut plus simple, mais combien propice à la découverte d’espaces sonores inouïs. Après la pièce éponyme, coécrite avec Denis Gougeon mais jouée en solo par le jeune virtuose, l’album enchaîne trois pièces complètement improvisées en duo avec Frith et deux autres avec Bailey.

    Climat d’étrangeté

    Il se dégage de ces dialogues guitaristiques un climat d’étrangeté et de dépaysement assez séduisant à l’oreille de l’amateur de sonorités inouïes. Si la première pièce rappelle par moment la musique japonaise, la suite propose un amalgame déroutant d’échos de jazz, de flamenco, de rock, de blues, d’électroacoustique et j’en passe, qui ne laisse de côté aucune des inépuisables possibilités de l’instrument.

    Pour oreilles averties

    Est-ce bien du jazz? se demanderont les auditeurs, plus attachés à une conception très stricte de cette forme musicale. La question reste purement rhétorique et on laissera aux puristes le soin d’en débattre. Contentons-nous de dire que Berthiaume et ses interlocuteurs, qui n’ont visiblement pas froid aux yeux, signent ici un disque audacieux, exigeant, qui nous oblige à revoir nos idées sur la musique improvisée. Pour oreilles averties…

    Soshin, Antoine Berthiaume avec Derek Bailey, Fred Frith, Ambiances magnétiques.

    Berthiaume et ses interlocuteurs, qui n’ont visiblement pas froid aux yeux, signent ici un disque audacieux, exigeant, qui nous oblige à revoir nos idées sur la musique improvisée.

    Le bal in Le Devoir

    “Jazz”, Frédérique Doyon, Le Devoir, May 1, 2004
    Saturday, May 1, 2004 Press

    Le bal est le moyen idéal de récréer dans son salon l’ambiance joyeusement délirante d’une vraie fanfare en évitant la cohue qu’y aurait causée sa ribambelle de musiciens débarquant avec sa brochette d’instruments. Sous la direction à la fois intelligente et polissonne de Jean Derome, accordéons, cuivres multiples, banjo, violon, guitare, saxophone, clarinette et percussions s’enchaînent et se déchaînent dans l’allégresse générale ou la nostalgie lancinante. L’album est majoritairement composé de pièces instrumentales, mais des voix telle celle de Thomás Jensen y surgissent le temps d’une ou deux chansons. On se croit tantôt dans les rues d’un Paris mythique, tantôt au cirque ambulant, dans un film d’Emir Kusturica ou dans un bar miteux de La Nouvelle-Orléans. Ce cocktail musical à la fois savant et sans prétention donne envie de descendre danser dans la rue en tapant sur une casserole avec une cuillère de bois. C’est ce qu’on appelle de l’enthousiasme contagieux…

    Ce cocktail musical à la fois savant et sans prétention donne envie de descendre danser dans la rue…
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