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  • The Unexpected One in AllMusic

    “Review”, François Couture, AllMusic, June 1, 2004
    Tuesday, June 1, 2004 Press

    A cross-continental meeting between two guitarists and two drummers, The Unexpected One is a studio document of a too rare intermingling between the Montréal and Vancouver free improv scenes. From the Eastern metropolis, we have two of Ambiances Magnétiques household names of late, guitarist Bernard Falaise (Klaxon Gueule, Miriodor) and drummer Pierre Tanguay (a regular sideman of Jean Derome and René Lussier. Joining them in Vancouver are guitarist Ron Samworth (Talking Pictures, NOW Orchestra) and drummer Dylan van der Schyff (also Talking Pictures, Peggy Lee Band). The group doesn’t work as a “double duo” but as a fully-integrated unit, even though there are episodes of various guitars/drums and Western/Eastern groupings. The session is spirited, talkative and occasionally raucous (Falaise and Samworth both have rock music experience and a tendency to foray into avant-rock electric guitar sounds). There is also plenty of pensive moments, like the last half of Cinq Six Boîtes de Tomates Vertes and the middle part of Pink Crimson, an 18-minute epic ending with an improvised quasi-progressive rock motif. The best moments of the set are found in It Was Nice!, Oh My! and Corned Oliphant, all featuring thrilling interplay and ear-grabbing dynamic shifts. Falaise’s use of a volume pedal, pitch shifter and looping device provide an eery, slightly Frippian mood, while the complementary percussive approaches of Tanguay and van der Schyff (and their close center-left/center-right positioning) give the illusion of listening to a single, extremely versatile drummer. This is a very satisfying studio session from a group showing lots of promise as a stable unit.

    This is a very satisfying studio session from a group showing lots of promise as a stable unit.

    Studio — Analogique — Numérique in Revue & Corrigée

    “Critique”, Michel Henritzi, Revue & Corrigée, no. 60, June 1, 2004
    Tuesday, June 1, 2004 Press

    Trois mini-cds emballés dans une petite boîte ouatée, enregistrement studio de 2 turntabilists iconoclastes, Martin Tétreault et Otomo Yoshihide, remixés avec l’outil numérique par Otomo, l’autre façon analogique à l’aide de magnétophones à bande) par Tétreault. Ce qui pourrait sembler un disque de plus de platiniste s’avére une expérience étonnante du coté du jeu instrumental et de l’abstraction noise. One, two, three, four! Pur moment de rock’n’roll balancé par les deux platines aveugles, rythmique binaire d’un ploc vinylique boiteux, feedback confondant des têtes de lectures rayant la surface de notre ouïe. La deuxième pièce va se promener du côté des infra-basses et travailler nos fondements. Suivent deux improvisations faites ds scratches suraigus, d’accidents soniques, de buzz et de feedbacks, conduisant leur set à une abstraction radicale, mais là presque plus normal chez les improvisateurs. Aucune citation jouée, Otomo en a fait une règle, sans doute aucun disque non plus, si ce n’est les seules fins de sillons, le vinyle pur scarifié par les têtes de lecture. Concept sauvage asséné à coups de marteaux, platines et surfaces vinyliques malmenées, comme la mise en scène de la théorie du chaos. On entendrait presque leur jubilation d’iconoclastes libertaires à foutre en l’air les appareillages de la répétition et de la reproduction. Le bruit serait le rire de la musique et le leur.

    Analog remix. Défilement speedé des bandes voulant l’accident, Tétreault en coureur de fond, scratchant les bandes comme ses vinyles, poussant les manettes à fond, avec l’angoisse que la bande se déchire dans une telle accélération. La matière enregistrée était déjà pas mal abstraite, ce nouveau passage dans ce qui s’apparente à une machinerie roussélienne grandit l’énigme.

    Digital remix. Otomo a une capacité à retourner les usages et les attentes inouïe. Là où l’on pouvait s’attendre à une suite de clicks et cuts glissants l’un sur l’autre, il balance dans une arythmie de taulier des sons percussifs brutaux (on songe à Einsturzonde Neubauten des débuts), des débordements sales de craquements et des fréquences aiguës extrêmes, comme s’il choisissait d’opposer à la propreté informatique un son trivial, un son authentique, donc sale. Renvoyant toute la laptop music au rayon de la prophylaxie new age. Difficile d’y entendre un son électronique, méme un sample, c’est un enregistrement qui est remonté, mixé, façon analogique qu’on prend dans l’écoute, un truc qui a des aspérités, un grain concret. On va jusqu’à redessiner des gestes qui pourtant n’ont pas eu lieu tellement son approche est confondante. Une belle leçon de remix.

    Une belle leçon de remix.

    Sang 9, Carré de sable, La boulezaille in Revue & Corrigée

    “Critique”, Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 60, June 1, 2004
    Tuesday, June 1, 2004 Press

    Pendant ses vingt premières années d’existence, le collectif éditait principalement les réalisations de ses membres, à la rigueur celles de certains de leurs collaborateurs occasionnels. Ce n’est qu’au tournant du millénalre que peu à peu Ambiances Magnétiques décida d’ouvrir son catalogue à de nouvelles entités. C’est ainsi que l’auditeur découvrit peu à peu des musiciens tels que Mirko Sabatini, Bull/Heikalo, des formations comme Zucchini, certains déjà présents sur d’autres labels peu distribués (Sylvie Chénard, Lee Pui Ming, Lori Freedman…).

    Plutôt que de sortir une énième compilation des œuvres plus ou moins inédites des artistes «maison», la dernière compilation s’attache donc, tout normalement, à faire découvrir un aspect du foisonnement musical de la province francophone. Probablement pas exhaustif, Sang 9 rassemble une vingtaine de formations qui émargent aux musiques divergentes. La dominante semble être le style proche des duos ou trios de musiques improvisées bruitistes, inspirées des Granules, par exemple (Pascal Desjardins & Frédéric Léonard) ou des bidouillages à la Tétreault (Face dans l’dash). Quelques formations utilisent toutefois des phrasés d’essence plus jazz (Torngat, Malarafe)…

    Mais l’écoute d’une seule traite de l’ensemble des titres ne permet pas — c’est le lot de la plupart des compilations — d’entrer pleinement dans l’univers respectif de chaque proposition et l’auditeur, selon son état d’esprit du moment, ne retiendra qu’une ou deux propositions qui d’emblée le feront réagir. Je citerai personnellement In Vitro pour ses sonorités d’harmonica traitées, créant une atmosphére quelque peu étrange ou encore le duo Cléo Palacio Quintin & Pascal Boudreault, avec leur radioglyphe et les sons de flûte transformés par l’ordinateur.

    Sang 9 reste cependant un témoignage intéressant de la relève (générationnelle?) qui s’opére autour de Montréal.

    Ambiances Magnétiques consacrent justement une de ses récentes productions à un musicien présent sur Sang 9. Guido Del Fabbro y apparaissait au sein de Concorde Crash. Carré de sable est une œuvre soliste dans laquelle le traval du violon est confronté à divers instruments, genre tourne-disque ou machine à café. Le bidouillage y est la règle à travers raclement de cordes et autres bruitages plus ou moins percussifs, mais non exclusivement, certains titres, courts, offrant une sorte de respiration mélodique. Les pièces les plus intéressantes sont toutefois celles qui combinent les deux approches, telle «Drimarni» dans laquelle émarge l’un des deux invités Pierre Emmanuel Poizat à la clarinette basse ou dans les derniers titres aux couches sonores plus denses. Carré de sable se révéle intéressant en particulier pour le savoir-faire de Guido Del Fabbro, qui mêle adroitement un aspect ludique — le côté bac à sable? — et une volonté créatrice.

    Pierre Tanguay est lui devenu un pilier du collectif. Sa batterie, ses percussions donnent la réplique à Jean Derome (Plinc! Plonc!) ou à Lussier {les deux volets de La vie qui bat), sans oubiler son délicieux et pétillant album solo, La musique de mon disque. En s’associant dans La boulezaille au souffleur Pierre Langevin (clarinette, flûte, cornemuse, chalumeau, chifonie(?)…), que l’on a pu découvrir aux côtés de René Lussier dans Tabula Rasa (La Tribu Trib21570), il renouvelle une approche intégrant la diversité de son inspiration. Cette propension à marier divers styles trouve un partenaire idéal en Pierre Langevin, lequel passe allégrement d’un contexte folk à un travail plus expérimental de ses instruments.

    Luminance in Revue & Corrigée

    “Critique”, Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 60, June 1, 2004
    Tuesday, June 1, 2004 Press

    De son côté, la Montréalaise Marilyn Lerner nous convie à une approche différente de l’instrument, au-delà de sa propre maitrise du clavier. Certains évoqueront vraisemblablement l’idée de piano préparé, et il y a certes l’appropriation des démarches initiées par d’autres pianistes et/ou compositeurs. Elle y associe d’autres types d’interventions, liées notamment au travail d’un preneur de son et à l’emplacement de divers micros. Le résultat est une aventure sonore pleine de variations de timbres et d’effets, servie par un jeu fin et volontaire.

    Le résultat est une aventure sonore pleine de variations de timbres et d’effets, servie par un jeu fin et volontaire.

    Le bal in La Scena Musicale

    “Critique”, Réjean Beaucage, La Scena Musicale, no. 9:9, June 1, 2004
    Tuesday, June 1, 2004 Press

    Une nouvelle chronique pour vous présenter des enregistrements complémentaires à certains sujets abordés ailleurs dans la revue. En écho aux festivals de jazz, voici quelques suggestions pour découvrir ou pour approfondir ce genre multiforme.

    …Dans un tout autre genre, mais qui demeure tout aussi rafraîchissant, la Fanfare Pourpour, de Montréal, faisait récemment paraître son deuxième disque, qui porte le titre-programme Le bal (Monsieur Fauteux m’entendez-vous?, MFMV? 09). Drôle d’ensemble de 15 musiciens (et six invités), la Fanfare Pourpour rappelle beaucoup plus l’univers du Père Ubu ou de Federico Fellini que celui de John Philip Sousa; un monde ou le bonheur marche d’un pas léger au rythme de la valse, avec un air vaguement nostalgique. Le saxophoniste et compositeur Jean Derome signe le tiers des pièces et assure la direction musicale avec un plaisir qu’il nous communique directement.

    … un monde ou le bonheur marche d’un pas léger au rythme de la valse, avec un air vaguement nostalgique.

    La boulezaille in SOCAN — Paroles & Musique

    “Critique”, Gabriel Bélanger, SOCAN — Paroles & Musique, no. 11:2, June 1, 2004
    Tuesday, June 1, 2004 Press

    Fin mélange d’instruments anciens et modernes ainsi que de différents bruits naturels et de sons synthétiques; cet album a un ton hautement ludique. En effet, les jeux sonores de ce duo de musiciens et créateurs hors du commun sont très divertissants. Les deux «docteurs en musique», Pierre Langevin et Pierre Tanguay, transforment cet enregistrement en une symbiose d’éléments disparates qui n’aurait pu voir le jour sans leur immense talent et leur vaste expérience.

    Pierre Langevin et Pierre Tanguay, transforment cet enregistrement en une symbiose d’éléments disparates qui n’aurait pu voir le jour sans leur immense talent…
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