Ayaya Moses dans Rubberneck
Debut CD for this current line-up of Frith, René Lussier, Nick Didkovsky and Mark Stewart
Debut CD for this current line-up of Frith, René Lussier, Nick Didkovsky and Mark Stewart
Jean Derome a-t-il encore besoin d’une présentation
Et c’est ce qui frappe à la première écoute de La Bête. L’absence flagrante du piquant deromesque. La Bête est une musique sérieuse.
La musique de La Bête a été écrite pour accompagner la chorégraphie du même titre de Ginette Laurin et interprétée par la troupe de danse O Vertigo. En fait, seules trois des seize pièces de l’album ne font pas partie du spectacle. Le sujet et le format imposaient une atmosphère plus sombre. Nous trouvons donc Derome dans un nouvel environnement.
Ce qui n’est pas dire que l’album est mauvais. Loin de là. Il s’agit de s’y faire. Jean Derome (flûtes, voix, appeaux, claviers, programmation, bouteilles, saxophones, percussions) est entouré sur ce disque par ces acolytes habituels d’Ambiances magnétiques
L’atmosphère du disque est sombre et quelque peu torturée. La musique est sérieuse, émotive, une bonne partie est tonale. Certaines incursions de Joane Hétu viennent déstabiliser l’édifice, y apporter une note (un cri) discordante et bienvenue. Mais si l’ensemble apparaît d’abord peut-être un peu trop
La Bête ne deviendra pas un classique de Jean Derome et ceux qui l’ont connu avec l’Hommage à Perec risquent d’être déçus. Par contre, les amateurs de musique scénique se délecteront. Reste à voir le résultat sur scène. O Vertigo sera de passage au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke en février 1998 pour présenter La Bête.
Rendez-vous à la grotte… Plutôt au théâtre de la Chapelle, où le compositeur et percussionniste
On les voit partout. Sur les petites scènes des musiques insituabies, Derome et Lussier sont omniprésents par les temps qui courent. La communauté des improvisaleurs-compositeurs iconoclastes est pourtant restreinte à Montréal, mais elle lance pourtant disque par dessus disque, elle s’immisce progressivement sur la scène internationale. offrant un produit vraisemblablement concurrentiel a toute tentative nord-americaine ou européenne du méme genre. Le dernier chapitre
À l’intérieur de la pochette de ce douzieme produit Ambiiances Magnétiques (en moins de quatre ans
Bienfaisantes ou malfaisantes granules
Au lancement du disque mardi dernier, j’ai pu voir un échantillon significatif de ce que Derome et Lussier peuvent faire valoir en direct. en temps reel. Percussions et guitare pour Lussier, saxophone, flûte et claviers pour Derome, chant et multiples cossins supplémentaires pour les deux. Des multi-instrumentistes qui reproduisent une bonne portion de ce qu’on peut entendre sur disque.
Surprenant. car Le retour des granules est foncièrement un travail de studio, où les pistes d’instruments se superposent intelligemment. Un disque où la recherche des rythmes, des textures et des orchestrations s’avère tres dense. Pour le moins unique. Les cris se mélent aux lampées d’instruments à vent des synthés et de la guitare. Les montages électroacoustiques surgissent, virevoltent au gré de textes parfois ironiques. parfois corrosifs.
Voilà donc le volume 2 de cette collaboration des plus fructueuses, dont le premier volet est paru l’an dernier, intitulé Soyez vigilants, restez vivants. Voilà d’excellentes Granules, mon disque favori sur Ambiances magnétiques.
This is a period of high visibility for certain veteran British guitarists. Derek Bailey is all over the place, with recent coliaborations on a number of improvisationally oriented labels, and now Frith returns with this magnificent piece of work. He formed the quartet back in 1990 with René Lussier, Mark Stewart and Dr. Nerve’s Nick Didkovsky, but I guess everyone involved has been too busy to get an album out before now. From the first riff, which suggests Philip Glass caught in a revolving door, to the concluding Uruk’s Tablets, their guitars offer arpeggios, shimmering chords, feedback and percussive sounds, stretching the boundaries of the instrument. Everyone contributes material and nobody lets their own stylistic devices get in the way. I can’t imagine a better turn-of-the-century electric guitar record but I suppose it’s possible that Frith & Co. could outdo themselves before 1999.
L’étiquette Ambiances Magnétiques propose trois nouveaux disques, chacun ayant une approche distincte et étant d’inspiration diverse.
Par ailleurs, Ambiances Magnétiques lançait récemment une deuxième compilation,