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  • Bréviaire d’épuisements dans Voir

    «Guide disques», Réjean Beaucage, Voir, 6 janvier 2011
    jeudi 6 janvier 2011 Presse

    Compositeur, percussionniste et chanteur originaire de Colombie-Britannique, Isaiah Ceccarelli est maintenant établi à Montréal. Il nous offre ici un disque tout en dualité, où des pièces instrumentales très noisy (feedback et frottements de métaux) sont placées en opposition avec des duos vocaux (Émilie Laforest et Josée Lalonde) doux et harmonieux. Il y a aussi les deux clarinettes basses de Lori Freedman et Philippe Lauzier qui les accompagnent (comme la très discrète basse de viole de Pierre-Yves Martel), et dont un très beau duo sépare le disque en deux parties. Épuisant? Plutôt le contraire! L’équivalent auditif du roulage dans la neige en sortant du sauna!

    L’équivalent auditif du roulage dans la neige en sortant du sauna!

    Pink Saliva dans CISM

    «La renonce», François Dunlop, CISM, 5 janvier 2011
    mercredi 5 janvier 2011 Presse

    Toute une attaque, pourtant, la renonce. Les chiens s’amusent, pourtant, la renonce. Au-dessus du balcon pend le lapin, pourtant, la renonce. Et de ce que nous voulons, rien n’en découle. Cette démission n’est point voulue. Sa présence, pourtant, inéluctable. Pink Saliva n’est pas le trio qui nous donnera le premier véritable porte-voix pour le trompettiste Ellwood Epps. L’électronisme des Alexandre St-Onge et Michel F Côté brouille les pistes. Un Klaxon Gueule (version Infininiment) plus sale, plus brusque. Un Mecha Fixes Clocks plus improvisé, moins orchestré. Un Pink Saliva plus authentique. Plus précis que le Hardcore: La Brique (Bug Incision, 2009) plus concis que l’auto-produit de 2008 (ou 2009?). Une première version définitive d’un ensemble aux vastes possibilités. Et de ce constat. Et de cette renonce. Une prime.

    Une première version définitive d’un ensemble aux vastes possibilités.

    Ellipsis dans Blow Up

    «Altrisuoni», Stefano Isidoro Bianchi, Blow Up, no 152, 1 janvier 2011
    samedi 1 janvier 2011 Presse

    Dall’inarrestabile fucina della &records ecco saltare fuori la cantautrice Alexis O’Hara (voce, basso, drum programming, elettronica), che si accompagna con i tre Klaxon Gueule Michel F Côté (percussioni), Alexandre St-Onge (contrabbasso e basso) e Bernard Falaise (chitarra e basso), oltre a Brian Lipson (tromba), Radwan Moumneh (saz), Stef Schneider (percussioni) e Sophie Trudeau (violino). Alexis canta in francese, inglese e spagnolo con voce timida e vellutata, quasi fanciullesca (The Stockholm Effect), con risultati d’un umore pop-glitch — ma qui più pop/improv- che fa pensare ai medesimi luoghi frequentati da Juana Molina (le splendide A View / Of You, Ventitres, Bugs) o Niobe (Optimism of the Will, Encantamiento, quella piccola meraviglia chiamata Inside Joke (love is) ) e qualche sortita verso mutazioni di folk estatico-ritualistico (Sleepwalker), jazz d’antan (Balade gelée) e persino pseudo-dance (Twenty-three sarebbe già pronta per un remix). Sono canzoni che con qualche piccolo accorgimento d’arrangiamento si trasformerebbero in hit pop (Detached love song) ma che ovviamente non è lì che puntano, e restano sempre orgogliosamente oblique, sguscianti, imprendibili. Ottimo.

    Pink Saliva dans Blow Up

    «Altrisuoni», Stefano Isidoro Bianchi, Blow Up, no 152, 1 janvier 2011
    samedi 1 janvier 2011 Presse

    I Pink Saliva sono due terzi dei Klaxon GueuleMichel F Côté (batteria, lapsteel, microfoni) e Alexandre St-Onge (basso e laptop) — con Ellwood Epps (tromba), ma è soprattutto quest’ultimo l’elemento che caratterizza maggiormente il disco coi suoi suoni per lo più allungati e sospesi (Amour amour amour, Debout les morts, Nautilius Pompilius) e solo accidentalmente rifratti e frastagliati (Eros turannos); Côté e St-Onge forniscono un substrato d’improvvisazioni ‘ragionate’, molto calde, notturne, fortemente percussive. Un disco ‘really deadly romantic’, come titola uno dei pezzi migliori, disperatamente romantico, fatto d’impressionismi fisici che rimandano nostalgicamente a certo ‘caloroso cool’ anni ’50 (Yes, As A Look Springs To Its Face, Daedalus), a Chet Baker (Nachtmützen e When You’re Real Gone Boy, Sweet Boy…), di schizzi austeri e rapidi arabeschi, mai sopra le righe, elegantissimo.

    Tremblement de fer dans Jazz Magazine

    «Critique», Lorraine Soliman, Jazz Magazine, 1 janvier 2011
    samedi 1 janvier 2011 Presse

    Produire un album en studio à la mémoire d’un moment live extraordinaire est une opération fréquente. Et très réussie pour ce Tremblement de fer qui sort un an et demie après le concert éponyme inaugurant la 10e édition de l’OFF Festival de jazz de Montréal. Enregistré à douze musiciens plus un compositeur (au lieu de cinquante initialement), ce grand frisson métallique en dit long d’un projet qui, live, n’aura pas laissé son plublic indemne. Le saxophoniste Pierre Labbé n’est pas un novice en matière d’écriture orchestrale et de fusion des genres. Mais ce récent «tremblement» dit bien d’autres choses qu’une simple aisance à bousculer les canons esthétiques. Loin de s’écouter jouer et de se regarder écrire, les musiciens partagent leurs savoir-faire et leurs émotions (jazzisistes, classiques, contemporaines, funky, rock ou folk) avec un respect éveillé de l’objet musical en œuvre. Freeleux campe le décor: à partir d’une introduction opposant la masse vibrante du quatuor à cordes au chœur cuivré des très «bigbandesques» soufflants, sur les traces d’une trompette perçante et énigmatique, le morceau prend peu à peu les accents du funk le plus rutilant, tenu par une rythmique qui fait feu de tout bois. Serpents et échelles relie les classicismes d’Orient et d’Occident en unissons charmeurs, tandis que le 2e souk prend des airs de nouba post-bop. La fille et la grenouille referme l’album sur quelques notes d’un blues pris en charge par une délurée fanfare d’harmonies frottées-soufflées et une rythmique jouant sans modération du slide, du pizz ou du wah-wah. Un modèle de plasticité et de sens de la narration.

    Un modèle de plasticité et de sens de la narration.
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