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  • Jean Derome dans Le Devoir

    «Jazz — Le mois Derome», Serge Truffaut, Le Devoir, 29 janvier 2011
    samedi 29 janvier 2011 Presse

    Jean Derome, ça vous dit? On l’espère et cent fois plutôt qu’une. Parce que Jean Derome, sans surnom particulier, est l’un des dix musiciens appartenant à la catégorie des artistes les plus passionnants, et donc incontournables, en Amérique du Nord. On exagère? On fait dans l’enflure? À peine comme un peu. Mettons des vingt. Là, ça va? Bon.

    Toujours est-il que la maison de la culture Côte-des-Neiges a donné carte blanche à Derome Jean, sans accent circonflexe sur le e, pour le mois de février. La nouvelle, qui n’est pas une ficelle, est si grosse qu’on attend que les autres maisons en fassent autant. À tour de rôle évidemment. Parce que cet amateur de Georges Perec et de sa Vie mode d’emploi n’a pas son pareil pour glisser le do là où il faut. Bref, Derome est la version oulipienne du jazz et de ses filiales à lui tout seul. Bien.

    La série de cinq concerts va commencer le 1er. Ce soir-là, à compter de 20h, le saxophoniste et flûtiste va animer un groupe qu’il anime depuis une vingtaine d’années et qui s’appelle Evidence, comme dans Evidence, pièce écrite par Thelonious Sphere Monk.

    Autrement dit, ce trio qui comprend aussi Pierre Cartier à la basse et Pierre Tanguay à la batterie s’attache à interpréter du Monk sans… piano! Écrire Monk, c’est dévoiler le programme. C’est dire qu’ils vont jouer Crepuscule with Nellie, Straight No Chaser, Ask Me Now, Monk’s Mood, Pannonica, Ruby My Dear, Light Blue et certainement Round About Midnight, qui sous la plume de Claude Nougaro a été augmenté de mots.

    Le 4 février, la scène sera occupée par le TGG, comme dans Très Grand Groupe, parce qu’il est le TGD, comme dans Tanguay, Guilbeault (Normand de son prénom, à la contrebasse) et bien sûr Derome. À eux trois, un pianiste dynamique, puissant, intense, un pianiste qui nous rappelle le regretté Don Pullen, va se joindre. Son identité? Normand Deveault.

    Le TGD + Deveault va décliner les compositions écrites par les grands pianistes de jazz. CQFD: ils devraient s’attarder à l’appropriation de pièces portant les empreintes de Billy Strayhorn, Bud Powell, John Lewis, Misha Mengelberg, Jelly Roll Morton, du moins on l’espère, Horace Silver, peut-être Bobby Timmons, Duke Jordan, Sun Ra — pourquoi pas? — et deux ou cinq autres.

    Ensuite, le 9 février, un groupe qu’on ne connaît pas du tout: Derome entouré de Caloia à la contrebasse, de Ceccarelli à la batterie et de Dostaler aux claviers, qui vont interpréter les originaux signés par Caloia. Le 11 février, Derome sera à la tête de sa formation la plus oulipienne, celle qui, comme dans un poème de Raymond Queneau, «Maigris du bout des doigts / Parce que c’est ce qu’il y a de plus distingué».

    Toujours est-il (bis) que Derome et les Dangereux Zhoms vont jouer les pièces conçues, arrangées par Derome. Les bonshommes qui effraient sont Cartier, Dostaler, Tanguay et bien sûr Derome dans la fonction d’éclaireur et de chef de bande. Puis, le 15 février, le TGG alias le TGD sera de retour. Cette fois-ci, Deveault va laisser sa place à François Bourassa, à qui se joindra la chanteuse Karen Young. Et que vont-ils faire? Revoir le grand livre écrit par Billy Strayhorn, auteur notamment du splendide Ispahan, de Passion Flower, de Chelsea Bridge et d’autres pièces à conviction qui sont devenues des pièces d’anthologie une fois jouées par Duke Ellington. Vive Ellington! Vive Derome!

    Parce que Jean Derome, sans surnom particulier, est l’un des dix musiciens appartenant à la catégorie des artistes les plus passionnants, et donc incontournables, en Amérique du Nord.

    Ellipsis dans Hour

    «Spins», Steve Guimond, Hour, 27 janvier 2011
    jeudi 27 janvier 2011 Presse

    A mere seven years in the making, welcome to the weird and wild world of Montréal’s “agente provocatrice” Alexis O’Hara as heard on her sophomore record, Ellipsis. O’Hara has always embodied the term “artist,” a true blue multidisciplinarian who’s dabbled in visuals, theatre, film, installations and, of course, music, an avant-garde outlook on popular music played live or processed. She has amassed a local laundry list of extraordinary musicians — Michel F Côté, Bernard Falaise, Radwan Moumneh, Alexandre St-Onge, as well as members of The Luyas and Godspeed. En anglais and in French, she belts out trilogies of experimental glitch torch songs.

    En anglais and in French, she belts out trilogies of experimental glitch torch songs.

    Ave <w> dans CISM

    «Tiari, fais-moi mal», Pierre-Jean Lavigne, CISM, 25 janvier 2011
    mardi 25 janvier 2011 Presse

    Quand j’étais plus jeune et que j’expérimentais avec les drogues, j’avais la manie de les consommer en solitaire plutôt qu’à devoir affronter certaines situations sociales. Je m’enfermais dans ma chambre, le soir, et j’entamais un petit rituel qui plus souvent qu’autrement me confrontait à mes pires peurs. C’est dans ces moments de terreur pétrifiante que je me sentais le plus sensible à mon environnement et à mes pensées enfouies là ou le soleil ne brille jamais. Aujourd’hui je suis trop vieux pour faire de la drogue, alors je trip d’une autre manière. Je pense que cette fois-ci, je vais m’initier à l’acuponcture avec le disque de Tiari Kese à 10 dans mes écouteurs! Au diable le confort bourgeois, je veux de la musique qui dilate mes pupilles et qui me fait suer à grosses gouttes d’angoisse!

    Au diable le confort bourgeois, je veux de la musique qui dilate mes pupilles et qui me fait suer à grosses gouttes d’angoisse!

    Palétuvier (rouge) dans CISM

    «Si y’a pas de passion, y’a rien», Pierre-Jean Lavigne, CISM, 25 janvier 2011
    mardi 25 janvier 2011 Presse

    Oh wow! Voici un album complet qui recrée parfaitement l’ambiance qui régnait dans la salle à manger quand j’ai annoncé à mon père que je laissais tomber mes études en droit pour me rediriger en histoire de l’art à l’UQAM.

    Oh wow!

    1 – 15 février 2011: 5 cartes blanches Jazz à Jean Derome en février à Montréal

    mardi 25 janvier 2011 En concert

    La Maison de la culture Côte-des-Neiges offre une carte blanche Jazz à Jean Derome qui donnera une série de 5 concerts différents en février 2011. On pourra entendre le 1 février, le groupe Évidence — compositions de Thelonious Monk; le 5 février, le Trio Derome Guilbeault Tanguay + Normand Deveault — compositions de grands pianistes de l’histoire du jazz; le 9 février avec le groupe Tilting — compositions de Nicolas Caloia; le 11 février avec Jean Derome et les Dangereux Zhoms — compositions de Jean Derome et le 15 février avec le Trio Derome Guilbeault Tanguay + Karen Young + François Bourassa — compositions de Billy Strayhorn.

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