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  • Ensemble SuperMusique (ESM), Robert Scott Thompson dans Le Devoir

    «Musique topographique», Frédérique Doyon, Le Devoir, 9 octobre 2009
    vendredi 9 octobre 2009 Presse

    Les trajectoires de 20 musiciens et de 10 danseurs dans les galeries de l’édifice Belgo du centre-ville de Montréal feront écho, demain, aux 30 années de parcours des Productions SuperMusique (PSM). BELGOrientation convie le public à ce dédale auditif, visuel et proprioceptif, sous la gouverne du compositeur topographique de Toronto, Scott Thompson.

    «Une partition typique dit aux musiciens quoi jouer, mais pas quand ni où. Ma philosophie, c’est l’envers de ça: mes compositions disent où et quand jouer, mais pas quelle matière», résume ce dernier.

    Il crée des mises en situation pour chacune des cinq étapes du spectacle: un violoncelliste et une danseuse dans la galerie Joyce Yahouda du cinquième étage; une saxophoniste, un tromboniste et un danseur dans la galerie [SAS] du quatrième étage. Puis il orchestre leurs déplacements, dans le temps et dans l’espace, faisant la part belle au hasard des rencontres dans les corridors. Un tel langage devient ainsi lisible tant pour un danseur que pour un musicien ou un simple spectateur, lui aussi créateur de la proposition artistique par ses choix.

    «Ses partitions sont comme des circuits à l’intérieur desquels les gens se rencontrent et le public décide lui-même son parcours; il n’est pas statique dans la perception de l’œuvre», précise, à propos du compositeur de 34 ans, Joane Hétu, directrice et fondatrice de PSM avec Danielle Pallardy Roger et Diane Labrosse, qui a quitté le navire l’an dernier.

    Cette grande fresque mouvante, imprévisible, en devient même impossible à saisir dans son ensemble, ce qui fait aussi partie de son charme.

    «Mon inspiration principale, ce sont les musiciens et les danseurs. J’essaie de créer un environnement hors du commun pour leur talent et pour l’expérience du public. Et pour créer cet environnement, je m’inspire de l’architecture spécifique d’un lieu», explique Scott Thompson, à qui le Belgo s’est imposé d’emblée par son amour pour les édifices industriels investis par l’art contemporain.

    Cette grande manifestation reflète bien l’esprit qui préside aux créations des PSM, nées Wondeur Brass en 1979, puis Productions SuperMémés jusqu’en 2002. Nouvelles, actuelles, créatives: les noms pour désigner leur genre musical se multiplient, justement parce que ce genre reste fuyant, indomptable, allant des musiques fondées sur des partitions, et interprétées avec des instruments traditionnels, jusqu’aux musiques bruitistes et improvisées à partir de bidules et d’objets courants. Mais surtout, ces musiques ont toujours frayé avec les autres disciplines artistiques (danse, arts visuels, performance) et mélangé les générations d’artistes.

    C’est à PSM qu’on doit la perfusion musicale de la superbe installation Each and Every Inch du Cryptic Theater de Glasgow, à l’Usine C en 2002. Les PSM sont aussi entrées dans la danse pour Treize lunes, coproduction avec Danse-Cité qui jumelait 10 danseurs et 10 musiciens.

    BELGOrientation convie à son tour autant la relève (Emmanuel Jouthe et les sœurs Lombardo pour la danse, Mélanie Auclair, Rémy Bélanger de Beauport, Antoine Berthiaume pour la musique) que des chorégraphes-interprètes (Louise Bédard, Sophie Corriveau) et des musiciens au long parcours (Pierre Tanguay, Lori Freedman).

    «C’est un très grand honneur d’être invité à faire un projet avec PSM, qui est un modèle inspirant pour la diffusion et la promotion des musiques créatives au Canada et à l’étranger», dit Scott Thompson.

    … compositions disent où et quand jouer, mais pas quelle matière…

    L’embarquée dans Voir

    «Critique», Stanley Péan, Voir, 8 octobre 2009
    jeudi 8 octobre 2009 Presse

    Invités à se produire au Palais Montcalm en 2008 en première partie d’Oliver Jones, lauréats du prix OFQJ-Rideau cette année, l’excellente pianiste Marianne Trudel et l’harmoniciste Lévy Bourbonnais nous avaient vivement impressionnés en juin dernier, à l’occasion de l’OFF Festival de Jazz de Montréal, avec un concert dont l’essentiel du programme était constitué des compositions que l’on retrouve sur ce premier opus, à classer au rayon du jazz de chambre onirique, aérien et intimiste. Empreint de fantaisie, de poésie et de mélancolie, leur dialogue musical donne la mesure du tempérament de compositrice et de l’admirable éclectisme dont sait faire preuve Trudel, un véritable trésor de la scène jazz d’ici.

    3.5 étoiles

    Empreint de fantaisie, de poésie et de mélancolie, leur dialogue musical donne la mesure du tempérament de compositrice et de l’admirable éclectisme dont sait faire preuve Trudel, un véritable trésor de la scène jazz d’ici.

    Somewhere the Sea and Salt dans The Squid’s Ear

    «Review», Kurt Gottschalk, The Squid’s Ear, 7 octobre 2009
    mercredi 7 octobre 2009 Presse

    Charity Chan has appeared on two previous Ambiances Magnetiques releases. On those, with the trio Fenaison (Remy Belanger de Beauport on cello, flute and electronics and Kris Colvin on saxophone and voice), her extended piano fell deep within alien abstractions. The Montréal label now isolates her instrument for a solo CD that is a series of beautiful surprises.

    Chan distinguishes her technique as “extended,” rather than “prepared” piano, in that the objects she uses aren’t fixed. In the Cagean tradition of prepared piano, nuts and bolts are put between the piano strings, they are muted with duct tape, or otherwise altered to affect their vibrations. Chan’s approach is more like a slide guitarist — handheld objects are moved across the strings, sometimes as she plays but more often being both slide and plectrum.

    A piano is not a guitar, however, and the deep resonance of the instrument’s big case cannot be, shouldn’t be and isn’t hidden. Somewhere the sea and salt is an eminently pianistic record. The first half of the disc tends toward greater extension, with techniques employed that are not dissimilar to the work of Denman Maroney. The microphones are set so close that the listener is put alongside the tin pans and metal bowls inside the case. It’s unorthodox music for sure (although the language of altered piano is starting to become codified), but it’s also warm and musical. Which makes it all the more surprising, just past midpoint, when Chan reveals herself as a strong, classically trained player. The piano begins to sing, to proclaim its presence, making its way through the applied rattles and mutes. The instrument’s natural voice then disappears again on the beautiful Silent Sands, a piece built around a gentle midrange drone that sounds as if it might be generated with an E-bow. By the lovely closing track, J’ai manque son depart, piano and player seem to have found compromise as harpsichord. The 14 tracks are quite a workout, and Chan proves herself to be a talented and inventive player.

    The 14 tracks are quite a workout, and Chan proves herself to be a talented and inventive player.
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