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  • My 20th Century dans Where’d All My Friends Go?

    «Review», M, Where’d All My Friends Go?, 11 novembre 2009
    mercredi 11 novembre 2009 Presse

    Bradyworks & Quatuor Molinari together constitute the audio half of a compelling new multimedia project, My 20th Century, by Montréal-based guitarist/composer Tim Brady. The two compositions align many styles Brady has previously employed but, right off, seems best suited to the voluminous chamber. With a film by videographers Martin Messier (also a renowned French-Canadian musician) and Oanu Suteu exhibited alongside four guitar-led narratives, Brady eloquently melds important artistic and social developments of the 20th century. Together, through abstraction and recognizable archetypes, it’s all very moving, at times even overwhelming. An interesting project, but Brady’s half of the deal is what I’ll casually return to.

    it’s all very moving, at times even overwhelming.

    Migration, Live au Upstairs dans Le Devoir

    «Jazz — La victoire de Malasartes», Serge Truffaut, Le Devoir, 7 novembre 2009
    samedi 7 novembre 2009 Presse

    Allons-y avec une lapalissade. Il existe à Montréal un noyau de musiciens étonnants et singuliers parce qu’il regroupe des éclaireurs. Des bonshommes qui nous font voyager sans que nous ayons à nous déplacer avec armes et bagages. Précisons que cette évocation au voyage est à prendre au sens physique, géographique. Horizontal et non vertical.

    Si l’on a bien compris, le cœur de ce noyau est en fait un duo. Côté cour, il y a Damian Nisenson. Côté jardin, il y a Jean Félix Mailloux. D’origine argentine, le premier joue du saxophone ténor, de l’alto, et compose heureusement beaucoup. Le second? Il est contrebassiste et compose heureusement à point. Par là, le «à point», on veut dire… comment dire? Prenons le foie de veau, la tranche évidemment épaisse. Eh bien, elle doit être cuite à point. Ni trop cuite ni trop saignante. Ce détour culinaire accompli, on aura compris que les compositions de Mailloux étant toutes à point, elles sont à mille lieues des effets de l’esbroufe et du racolage. On le répète, elles sont «à point».

    À ces deux gardiens du désert des Tartares se joignent fréquemment Marie-Neige Lavigne au violon et Julie-Odile Gauthier-Morin au violoncelle. Sur l’instrument qui fit la fortune, au sens notoriété et non économique du terme, de Paganini, mademoiselle ou madame Lavigne défend avec ardeur les couleurs de l’audace et de la subtilité. Au violoncelle, mademoiselle ou madame — on tient à l’observation de la politesse élémentaire — Gauthier-Morin affiche un talent aussi pesant, dans le sens profond du terme et non rébarbatif, que l’inventaire de son identité: deux prénoms et deux noms propres. En espérant que cela ne choquera ni maman ni papa Gauthier-Morin. Si c’est le cas, on présente nos excuses les plus sincères. Dans le sens évidemment très vieille France.

    Des alchimistes

    Au gré de leurs aventures, ces explorateurs s’associent des maîtres trappeurs. On pense au percussionniste Ziya Tabassian, grand initié aux rythmes perses et amateur des musiques de la Renaissance, au guitariste Bernard Falaise, architecte de nappes sonores très denses, et à un de nos héros: le batteur Pierre Tanguay. De ce dernier, on croit que l’expression «s’il n’était pas là, il faudrait l’inventer» lui va comme un gant. De velours et non de boxe. Parfois, d’autres se joignent à eux.

    Depuis peu, ces dames et ces messieurs, ou vice et versa, proposent deux albums parus sur étiquette Malasartes que distribue la famille Dame-Ambiances magnétiques. L’un s’intitule NozenLive au Upstairs. C’est Nisenson avec Tanguay, Falaise et Mailloux. L’autre a été baptisé Migration. Il s’agit du groupe Cordâme, dont Mailloux est le principal animateur parce que seul compositeur. Il est flanqué des deux dames ou demoiselles, de Tabassian et Tanguay ainsi que de Rémi Giguère aux guitares. De Giguère dont le jeu fait écho à celui de Marc Ribot.

    Et maintenant, le meilleur de l’histoire du jour qui est une des meilleures de l’année. Ce que ces artistes montréalais, et non strictement musiciens, nous proposent, vous offrent, est absolument extraordinaire. Ce qualificatif ayant été tellement galvaudé, on tient à lui greffer certains synonymes. Ces deux productions sont fantastiques sans être démentes, sublimes sans être ineffables. Parce que tous sont des alchimistes: une louche de jazz, une autre des musiques classiques orientales, une ou trois pincées de Bartók, une ou deux de Ravel, une de Brahms, le Brahms des quartettes et quintettes, etc. Après quoi, ils et elles touillent. Bref, l’étiquette Malasartes s’affiche comme le pendant exact de Tazdik, l’étiquette de Zorn. C’est tout dire et beaucoup dire.

    Ce que ces artistes montréalais, et non strictement musiciens, nous proposent, vous offrent, est absolument extraordinaire.

    Interview dans Monsieur Délire

    «Journal d’écoute», François Couture, Monsieur Délire, 6 novembre 2009
    vendredi 6 novembre 2009 Presse

    Un joli disque de musique contemporaine pour trompette solo. La Montréalaise Amy Horvey propose un programme varié, allant de la placidité inébranlable de Giacinto Scelsi à la vivacité de Cecilia Arditto. Aussi au programme, une pièce d’Anna Höstman et une signée Ryan Purchase inspirée de l’œuvre de Daniil Charms (toujours agréable!). En clôture, une improvisation avec boîtes à musique et électroniques (avec Jeff Morton). L’accent n’est pas sur la virtuosité mais l’ambiance et la texture. Quoique d’approche différente, Interview me fait penser au premier disque solo d’Arve Henriksen

    Un joli disque de musique contemporaine pour trompette solo.
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