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  • 28 – 31 mai 2008: Bertrand Denzler en tournée européenne avec le Trio Sowari

    samedi 24 mai 2008 En concert

    À l’occasion de la sortie du CD shortcut paru sous étiquette Cathnor Recordings, le Trio Sowari (Phil Durrant, ordinateur; Bertrand Denzler, saxophone; Burkhard Beins, percussions) sera en tournée en Europe:

    • 28 mai 2008: au Théâtre du Saulcy, à Metz (France);
    • 29 mai 2008: à La Malterie, à Lille (France);
    • 30 mai 2008: aux Instants Chavirés, à Montreuil (France);
    • 31 mai 2008: au Centre d’Art Passerelle, à Brest (France);
    • 20 juin 2008: à t-u-b-e, à München (Allemagne)

    Gordon M Allen, Charity Chan, Guido Del Fabbro, Jean Derome, Fanfare Pourpour, Lori Freedman, Normand Guilbeault, Joane Hétu, Lars Hollmer, Diane Labrosse, Philippe Lauzier, Pierre-Yves Martel, Kim Myhr, Jean René, Pierre Tanguay, Martin Tétreault, Rainer Wiens dans Le Devoir

    «La maturité de L’OFF Festival de jazz», Serge Truffaut, Le Devoir, 24 mai 2008
    samedi 24 mai 2008 Presse

    Enfin! Bravo! Merci aux organisateurs de L’OFF Festival de Jazz de Montréal d’avoir accompli un retournement temporel. La neuvième édition de cet événement ne se tiendra pas simultanément à l’autre, le «gros», si l’on peut se permettre. Après s’être rendu compte que l’offre musicale se confondait avec hyperinflation au début de l’été, les responsables de l’Off ont décidé de devancer les dates. Bref, il se déroulera du 13 au 21 juin.

    La deuxième modification apportée est géographique. Adieu le Patro Vys, bonjour le Dièse Onze, qui a ceci de bien qu’il est un club de jazz à l’année. Jazz et resto situé au 4115 A du boulevard Saint-Denis, pour être précis. Les autres points de chute sont les mêmes que ceux de l’édition antérieure: le Lion d’or et le Pub Saint-Ciboire. Auxquels s’ajoutent cette année…

    … La Sala Rossa. Et là, si l’on peut dire, c’est l’autre bonne nouvelle de cette année. Voici de quoi il s’agit: les organisateurs de l’Off se sont associés à ceux du festival Suoni per il popolo, qui se tiendra du 1er au 30 juin. Cette alliance, selon les confidences de Jean-Jules Pilote, cheville ouvrière de l’Off, devrait s’étoffer au cours des prochaines années.

    C’est à espérer. Car au cours des prochaines semaines, ce duo d’organisateurs va proposer deux spectacles à La Sala Rossa: le Sun Ra Arkestra, dont on a parlé la semaine dernière, le 14 juin, et le Barnyard Drama, le quartet Lauzier, Myhr, Martel, Tétreault ainsi que Gordon Allen le 15 juin. Prix du billet de Sun Ra: 25$, alors que celui du lendemain se détaille entre 14 et 16$.

    Puisqu’on décline les histoires d’espèces sonnantes, il faut insister sur un fait économique fondamental. C’est sérieux, très sérieux même. Le rapport qualité/prix inhérent aux shows de l’Off est REMARQUABLE! Le coût d’entrée des spectacles à l’affiche du Dièse Onze est de 8$. Ceux du Pub Saint-Ciboire sont gratuits. Ceux du Lion d’or: 20$ en prévente ou 25$ à la porte pour deux shows ou 15$ pour celui débutant à 21h30. Pour les détails, on peut se renseigner au lofffestivaldejazz.com

    Bon. Après lecture du programme, six des shows au Lion d’or sont à retenir: la Fanfare Pourpour, qui aura l’accordéoniste et chanteur suédois Lars Hollmer pour invité. Cette fanfare à la veine humoristique indéniable est toujours dirigée par l’immense Jean Derome. Quoi d’autre? Il suffit d’écouter leur album paru sur étiquette Ambiances Magnétiques pour s’apercevoir que les membres de cette grande formation excellent dans l’alchimie des folklores du monde.

    Le 18 juin, le saxophoniste et clarinettiste Chet Doxas va proposer un spectacle propre à aiguiser toutes les curiosités: Le Mur de Jean-Paul Sartre. Doxas a composé une série de thèmes inspirés, donc, de ce chef-d’œuvre littéraire qu’il interprétera en compagnie de Stéphane Allard et Zoé Dumais aux violons, de Jean René à l’alto, de Sheila Hannigan au violoncelle, de Zack Lober à la contrebasse, de son frère Jim à la batterie, tous sous la direction de Jon Sapoway.

    Le même soir, mais après Doxas, les musiciens phares des labels DAME et Ambiances Magnétiques vont occuper la scène pour improviser à tout va. Autour de Derome, on retrouvera Joanne Hétu au saxo, Charity Chan au piano, Diane Labrosse à l’échantillonnage, Lori Freedman à la clarinette basse, Guido Del Fabbro au violon, Rainer Wiens à la guitare et l’incontournable Pierre Tanguay à la batterie.

    Le 20 juin, le très courageux, le musicien essentiel, le contrebassiste battant Normand Guilbeault va décliner ses compositions retraçant la vie de Louis Riel. Il sera flanqué de quatorze musiciens, narrateurs et projectionnistes. C’est au Lion d’or le 20 juin à 20h. La veille, au même endroit, on aura droit à l’accouplement jazz et poésie avec José Acquelin, Renée Gagnon, Hélène Monette, Carole David et Jean-Marc Desgent.

    Enfin, le 21 juin, l’affiche est alléchante parce que… parce que… le saxophoniste Janis Steprans a réuni trois autres saxos autour de lui pour clôturer cette 9e édition. André Leroux sera au soprano, David Bellemare au ténor, Jean Fréchette au baryton et Steprans, bien entendu, à l’alto. Simon Lévesque à la contrebasse et Dave Laing à la batterie vont rythmer le tout.

    Les billets sont en vente à L’Oblique, à L’Échange, à L’Articulée ainsi qu’à la Casa Del Popolo et à Cheap Thrills pour les shows du 14 et du 15 juin.

    À propos de Tom Walsh

    vendredi 23 mai 2008 Général

    Tom Walsh lancera 2 nouveaux disques sous étiquette ombú cet été:

    • Virtual Bone: solos, duos et trios mettant en vedette le son de son trombone et ceux des «altistes» Jean Derome, John Oswald, Richard Underhill, ainsi que Pierre Tanguay à la section rythmique;
    • Tectonic Shift: un album du «trio lyrique» européen de Tom Walsh (avec le batteur Balázs Elemér et le bassiste virtuose Sandai Mátyás) enregistré en direct à l’occasion du concert de clôture du Festival d’Automne de Budapest 2006. Avec la participation de Richard Underhill.

    De plus, Tom Walsh travaille à la pré-production d’un album de chansons lyriques qui mettra en vedette des artistes vocaux de renommée internationale.

    Gordon M Allen, Isaiah Ceccarelli, Jean Derome, Fanfare Pourpour, Normand Guilbeault, Lars Hollmer, Philippe Lauzier, Pierre-Yves Martel, Jean René dans La Presse

    «L’OFF Festival de jazz: beaucoup plus qu’une tapisserie de jazz local», Alain Brunet, La Presse, 22 mai 2008
    jeudi 22 mai 2008 Presse

    À son tour, L’OFF festival de jazz de Montréal a dévoilé sa 9e programmation: la Fanfare Pourpour, le projet de Normand Guilbeault consacré à Louis Riel, les improvisateurs d’Ambiances Magnétiques, le quatuor de saxophones mené par Janis Steprans, Chet Doxas inspiré par Jean-Paul Sartre ou encore le doué jeune bassiste Rémi-Jean Leblanc s’inscrivent dans cette plus que trentaine de concerts.

    Du vendredi 13 au samedi 21 juin, donc plus tôt que les années précédentes, ces concerts de l’Off se déclineront quotidiennement dans quatre salles: le pub Saint-Ciboire, le Lion d’Or, le Dièse Onze et La Sala Rossa.

    «Ce festival est mené par une équipe de bénévoles musiciens. Chaque année, nous essayons de représenter le plus fidèlement possible la scène montréalaise dans le milieu du jazz et de la musique créative. Nous portons une attention particulière à la présentation de projets originaux, tous d’une grande qualité artistique», explique le contrebassiste Christophe Papadimitriou, président de l’Off.

    «Également, poursuit-il, nous avons la grande joie d’accueillir des musiciens étrangers et des musiciens canadiens issus de plusieurs provinces qui viennent collaborer avec les musiciens québécois. Nous aimons beaucoup cette dimension de l’échange.» L’Off, aurons-nous déduit, n’est pas une simple tapisserie de jazz local. On y fait des choix artistiques bien au-delà d’une simple idéologie de représentativité.

    Au Lion d’Or, donc, la Fanfare Pourpour y présente son projet réalisé de concert avec l’accordéoniste suédois Lars Hollmer, le «quartetski» du contrebassiste Pierre-Yves Martel (prix François-Marcaurelle l’an dernier) s’y consacre à Érik Satie, le quartette de la trompettiste torontoise Lina Alemano s’amène avec notamment le très singulier saxophoniste Brodie West.

    Aussi au menu principal, on retient l’ambitieux sextuor du contrebassiste Miles Perkins, un concert du trio du saxophoniste Chet Doxas avec quatuor à cordes (et inspiré par ses lectures de Jean-Paul Sartre), une soirée Ambiances Magnétiques consacrée à l’improvisation (sous la direction de Jean Derome). On suggère aussi Cantouque du contrebassiste Joel Prenovault qui évoque l’œuvre du violoneux Louis «Pitou» Boudreault, on reprend le concept jazz et poésie (animé par l’écrivain José Acquelin), on emprunte La 5e route bleue (arabo-occidentale) de la compositrice Katia Makdissi-Warren avec notamment le contrebassiste autrichien Peter Herbert, on relance le Projet Riel du contrebassiste Normand Guilbeault, sans compter le quintette du contrebassiste Dave Watts, le septuor de la pianiste Marianne Trudel ou le Quatuor du Nord, ensemble de saxophones de Janis Steprans.

    À la Sala Rossa, l’Off se joint aux Suoni per il Popolo pour y coproduire le Sun Ra Arkestra, le groupe Barnyard Drama (mis de l’avant par le batteur Jean Martin et la chanteuse Christine Duncan), le jazz électroacoustique du saxophoniste Philippe Lauzier, le trio du trompettiste Gordon Allen.

    Au Dièse Onze, on compte attirer les nuitards avec le Soundclash du saxophoniste Eric Hove, l’ensemble Ka Noo du saxophoniste Jason Sharp, le quartette du contrebassiste Alex Bellegarde, les Jazz Warriors du batteur Adam Miller, le sextuor du batteur Isaiah Ceccarelli, l’ensemble de la chanteuse Sonia Johnson et du contrebassiste Frédéric Alarie, le groupe du jeune bassiste Rémi-Jean Leblanc (prochain Alain Caron?), le quintette du contrebassiste Dave Watts.

    Prévue de 17h à 19h, la série du pub Saint-Ciboire privilégie les jeunes loups de la scène locale, sauf exception: le quartette de la saxophoniste Anna Weber, le quintette du saxophoniste (alto) Mario Allard, l’ensemble CLH, le quartette du pianiste Malcolm Sailor, le trio du violoniste Robin Bouliane, le quartette du guitariste Carlos Jimenez, le trio du guitariste Greg Amirault, le trio Turtle Boy.

    Tim Brady, Bradyworks dans All About Jazz

    «Review», John Kelman, All About Jazz, 22 mai 2008
    jeudi 22 mai 2008 Presse

    Tim Brady has led a dual career, not unlike Norway’s Terje Rypdal. A fine guitarist, Brady has released a series of albums that focus more on a unique approach to playing that’s a stylistic mélange of Robert Fripp’s circuity and Fred Frith’s angularity, amongst others. Compositionally, he’s moved the electric guitar, with all its broad sonic possibilities, into the realm of contemporary composition on albums including 10 Collaborations (Justin Time, 2000) and GO (Ambiances Magnétiques, 2006). Brady’s music can be rigorous and complex, but he’s also an improvising musician, sometimes blurring the line between form and freedom.

    For his 1:00 PM show at Cinema Laurier, Brady collaborated with video artist Martin Messier for a series of pieces where sound and image integrated seamlessly. Unlike keyboardist Bugge Wesseltoft’s multi-media performance at the recent JazzNorway in a Nutshell however, the visuals are not an automated response to the music, but a constructed set of images that bring Brady’s already highly pictorial music to a more discrete light.

    Technically staggering, Brady’s control of a wealth of sound-processing devices allows him to expand the sound of one guitar into a very large soundscape. His layering of delay and oscillation, during the first composition of the performance, allowed what was initially a very small group of notes played with a relentlessly rapid tremolo (up-and-down picking) to evolve almost imperceptibly. Effects that generated no small amount of noise made the piece more about texture than tonality, even as he expanded the piece away from those initial few notes.

    Other pieces occupied more traditional spaces of melody, rhythm and harmony, despite there being little of the conventional in Brady’s writing. Blending richly arpeggiated chords with jagged punctuations, Brady at times favored knotty, long-form themes that would, no doubt, yield far more on repeated listens but, even with this one exposure, created lengthy and intriguing narratives.

    Brady’s writing ranged from the brief miniatures of Switch, titled for his use of the five-way switch on his electric guitar, to the more expansive 57 Ways of Playing Guitar, which incorporated the use of preprogrammed material and additional guitar tracks (“I’m a great guitarist”, Brady said while introducing the piece, but not that great). But it was his Double Quartet (Hommage à Chostakovitch), on which Brady was joined by his Bradyworks group—saxophonist André Leroux, percussionist Catherine Meunier, sampler David Kronkite and Brigitte Poulin — that was both the performance’s longest piece and its highlight.

    Using images from St. Petersburg and revolving around a four-note motif that Russian composer Dmitri Shostakovich (1906-1975) often used — D, Eb, C, B, which represented his first name — Brady’s piece began in new music territory, but with his effected guitar (in particular an overdriven tone almost never heard in classical music, with the exception, again, of Terje Rypdal) often a sharp contrast to the organic sounds of piano, tuned percussion and saxophone, it ultimately paid homage to one of Shostakovich’s primary influences, Baroque composer JS Bach. Angular melodies, sharp dynamic juxtapositions and oblique passages were replaced with melodies approaching beauty, but from a unique perspective filtered through Brady’s personal lens.

    With Brady, Meunier, Poulin and Leroux forming the first of the composition’s titular groups, it was the three hours of string quartet music Brady had sampled for use by Kronkite that formed the second quartet. Perhaps a nod to the economic realities of touring with a larger ensemble, the resourceful addition also created a more modernistic sound and allowed Brady to shape the music and sonic landscape in ways that might not have been possible with two full quartets onstage.

    As a composer, Brady fits in alongside contemporaries including Evan Ziporyn, David Lang and Martin Bresnick. As a player, with and without Bradyworks, he shares a modernity of approach with Bang on a Can, So Percussion and Alarm Will Sound. But his incorporation of a very electric guitar has created his own space, one that continues to evolve and whose many facets were demonstrated at his FIMAV 2008 performance.

    But his incorporation of a very electric guitar has created his own space, one that continues to evolve…
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