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  • Geisteswissen­schaften dans Exclaim!

    «Reviews — Improv & Avant-Garde», Eric Hill, Exclaim!, 1 septembre 2007
    samedi 1 septembre 2007 Presse

    Aimé Dontigny is a Québec artist with a slippery aesthetic that wriggles free of easy classifications. Having begun with the “free noise” collective Napalm Jazz, his treatment of sound at its root informs his later work, from electroacoustic duos with Diane Labrosse and Chantal Dumas to a recent live performance under the direction of Francisco López at this year’s Victoriaville festival. Dontigny accesses these muscles here but also draws upon his work with Érick d’Orion in morceaux_de_machines, a project that force-feeds noise into the drum & bass paradigm. What Geisteswissenschaften offers is the rapid surveying of a micro-managed patchwork landscape where many styles and ideas compete for space. It opens with the lazy hip-hop pulse of Koons, which is eventually overturned by a chaotic collapse of competing beats, followed by the smooth flow of Pruitt-Igoe, where the electric piano and syrupy strings are just a little too uncomfortably degraded to produce nostalgia. The album begins to describe the worm in the heart of cultural recycling. What many modern electronic albums undertake to preserve through mutation and adaptation, Dontigny slathers with new layers of decay and distance-confusing disorder. The album succeeds by allowing just enough of the “known” to peek through while spinning through its disorienting cycles of hyper-detailed noise.

    … is the rapid surveying of a micro-managed patchwork landscape where many styles and ideas compete for space.

    Geisteswissen­schaften dans Bad Alchemy

    «Kritik», Rigobert Dittmann, Bad Alchemy, no 56, 1 septembre 2007
    samedi 1 septembre 2007 Presse

    Aimé Dontigny hat sich weit über die Montréaler Szene hinaus einen Namen gemacht als Hälfte von morceaux_de_machines und in Partnerschaften mit Paul Dolden oder Diane Labrosse. Sein Solodebut fällt unter die Kategorie Plunderphonie und das nicht nur im musikalischen Sinn. Er zitiert Debords Die Gesellschaft des Spektakels und durchmischt kunstweltliche (‚Koons‘, ‚… informel‘, ‚Color Field‘, ‚All-Over‘, ‚Gutai‘, ‚Turner‘) mit philosophischen Anspielungen. ‚Begriffsschrift‘ stammt von Gottlob Frege, auf dessen Logizismus auch ‚Mathesis‘ hinweist. ‚Pruitt-Igoe‘, Minoru Yamasakis Betonburgen in St. Louis, deren Sprengung am 16.3.1972 (zufällig einem Jahrestag der Demolierung von Würzburg 1945) stehen ikonografisch für den ‚Todestag der Moderne‘. ‚Tatline‘ und sein Turm gehören zum ähnlich obsoleten Projektemachen. ‚Aufbau‘ schillert zwischen der Umkehrung von Heideggers ‚Abbau‘, der mit ‚Holzwege‘ auch noch explizit auftaucht, und Der logische Aufbau der Welt von Rudolf Carnap, auf den sich auch ‚Recollection of Similarity‘ bezieht. So ergibt sich ‚Die Fröhliche Wissenschaft‘ (Nietzsche) eines Auf & Ab, sprich De-Konstruktion. Dazu mixt Dontigny Cut-ups aus allen möglichen Stilen, die er zerhäckselt und zerschreddert, mit dem Ziel to make the familiar strange. Statt auf vermeintliche Originalität zu pochen, setzt Dontigny Jonathan Lethems meta-plagiatorischen Essay The Ecstasy of Influence in die Praxis um. Lethem stülpt Harold Blooms Anxiety of Influence um und plädiert in einem Text, der ausschließlich aus Zitaten besteht (!), für öffentliches Eigentum, die Schönheit des Wiederverwendens und eine „Ökonomie des Schenkens“. Originalität verhält sich zu Sampling, Collage, Variation, Remix, Parodie etc. wie Einbildung zu ‚Wirkungsgeschichtsbewusstsein‘. An Stelle der Angst, im Schatten zu stehen, bestohlen zu werden oder sich zu verunreinigen, tritt die „Ekstase der Kontamination“, der Vergiftung, Kreuzung, Verschmelzung. Dontigny schwelgt in einer Portmanteau-Klangwelt, in ‚Koffermusik‘ aus gekreuzten und überblendeten, gestauchten und beschleunigten Fetzen von Noise, Jazz, HipHop, Der Pate III, Satie, Living Strings etc. Wer sich dabei die Quersumme aus John Oswald, Carl Stone, Christian Marclay, Rick Rue, Stock Hausen & Walkman oder den Otomo Yoshihide von Sampling Virus vorstellt, ist auf der richtigen Spur. Jon Vaughns ‚Rondo Mix‘, der diese Ästhetik überdreht, zeigt die ihr immanente Crux — Übereifer, Datenstau.

    Sein Solodebut fällt unter die Kategorie Plunderphonie und das nicht nur im musikalischen Sinn.

    Bebe Donkey dans Revue & Corrigée

    «Disques», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 73, 1 septembre 2007
    samedi 1 septembre 2007 Presse

    Le jeune guitariste canadien élargit son spectre sonore dans ce partenariat avec la Californienne MaryClare Brzytwa. Après les approches expérimentales de sa guitare en compagnie de ses confrères Fred Frith ou Derek Bailey ou de son trio avec Quentin Sirjacq et Norman Teale, plus traditionnelles avec Ellen’s Bar, voici qu’il approfondit son travail sur les effets — à l’instar de Ernesto Diaz Infante, Pascal Battus ou Pierre Redon (avant que celui-ci ne développe davantage son travail sur l’environnement — accompagné par la flûtiste-laptopiste. Cette démarche est actuellement adoptée par de nombreux instrumentistes, usant des bruits et interférences électroniques diverses comme d’un nouveau langage musical. Associée à une réflexion aboutie, elle peut déboucher, et c’est le cas pour ce Bebe Donkey, à des résultats enthousiasmants: par le son lui-même (telle la guitare et son résonateur ou la flûte sifflant tel un oiseau dans Girl from Philadelphia), par la variété des constructions et des scénarii envoûtants, optant tour à tour pour des séquences bruitistes, voire grinçantes et des pièces traversées par des nappes sonores plus uniformes, drones à base de guitare, sans tomber dans le répétitif stérile grâce à un renouvellement constant de l’alchimie entre les deux protagonistes.

    … une réflexion aboutie […] des résultats enthousiasmants…

    Étymologie dans La Scena Musicale

    «Échos d’été», Marc Chénard, La Scena Musicale, no 13:1, 1 septembre 2007
    samedi 1 septembre 2007 Presse

    On connaît bien ces trois lascars, tous de bons (on ne dira pas encore «vieux») routiers de la scène jazz et musique actuelle de chez nous. Comptant deux disques à leur crédit (Dix Compositions et The Feeling of Jazz), ils reviennent à la charge avec une préstation de concert, reproduite presque intégralement. On y retrouve, entre autres, des reprises de leurs disques (Jitterbug Waltz, Fleurette Africaine d’Ellington, la pièce titre Étymologie et Fluide, tous deux de Derome), deux pièces d’Eric Dolphy et une de Tristano. Réalisée en 2006 au Off Festival de Jazz, cette captation nous en met plein les oreilles… et les yeux. Côté sonore, on peut accorder bien des dièses à cette production, même dans les morceaux avec plusieurs bémols à la clef. M. Derome proclama jadis qu’il refusait de jouer la musique de gens qu’il ne pouvait pas joindre au téléphone. Cela exclurait pratiquement tous les morceaux de ce disque de 68 minutes, la seule exception étant A Bit Nervous du pianiste batave Misha Mengelberg. Mais qui ne finit pas par changer son fusil d’épaule avec le temps? Côté visuel, on nous autorisera une ou deux réserves: les prises de caméra multiples qui deviennent étourdissantes à la longue, surtout quand elles changent aux cinq secondes (ou moins). Le jeu nerveux de Derome (surtout à l’alto) est déjà vertigineux, faut-il l’amplifier davantage par un tel montage? Et que dire de ces prises de vue du bassiste Guilbeault, isolé à droite ou à gauche de l’écran, devant un arrière-plan noir comme la nuit? De plus, on voit le trio entier au milieu de la salle, mais l’éclairage sombre détone avec les plans rapprochés, nettement mieux éclairés. Certes, ce n’est pas une mince affaire que de synchroniser son et image dans ce genre de montage et, sur ce plan, le coup est bien réussi. En terminant, retenons qu’il s’agit d’une production musicale d’abord, et cinématographique ensuite. On ne peut qu’apprécier la ferveur de cette prestation, quitte à se ferner les yeux de temps en temps pour mieux se laisser transporter par les gaillardises des musiciens. Quatre étoiles pour le son, trois pour l’image.

    On ne peut qu’apprécier la ferveur de cette prestation…

    Nouvelle musique d’hiver dans SOCAN — Paroles & Musique

    «Lancements», Gilles Boisclair, SOCAN — Paroles & Musique, no 14:3, 1 septembre 2007
    samedi 1 septembre 2007 Presse

    Deuxième volet de son tryptique sur l’hiver, Nouvelle musique d’hiver de Joane Hétu a le don de provoquer le sourire. On sent dans ces quatre mouvements aux titres ironiques (Joyeux temps, Être dans le vent, La marmotte, Calcium sloche) son esprit espiègle. Cherchant à amplifier l’aspect anecdotique des sons naturels et à les intégrer aux interventions électroniques ou acoustiques des musiciens, elle nous amène à une réflexion sonore sur l’hiver à la fois originale et nécessaire.

    … une réflexion sonore sur l’hiver à la fois originale et nécessaire.

    L’autre dans SOCAN — Paroles & Musique

    «Lancements», Gabriel Bélanger, SOCAN — Paroles & Musique, no 14:3, 1 septembre 2007
    samedi 1 septembre 2007 Presse

    Diplômé en guitare classique et cofondateur de l’ensemble Skalène avec lequel il a fait paraître trois albums, Jean-Marc Hébert regroupe ici des musiciens de talent provenant d’horizons différents. Afin de mettre en scène une musique très personnelle à la croisée de différents styles, il s’est associé au contrebassiste Christophe Papadimitriou, à la violoniste Marie-Soleil Bélanger et au batteur Pierre Tanguay. Ces quatre comparses réussissent à faire vivre des compositions très jazzées aux influences africaines et orientales marquées.

    Ces quatre comparses réussissent à faire vivre des compositions très jazzées aux influences africaines et orientales marquées.
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