Sauter au contenu principal
actuellecd

Blogue

276 résultats
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18
  • Steve Reich: Different Trains dans emoRAGEi

    «De zéro à disque», Nicolas Pelletier, emoRAGEi, 8 septembre 2006
    vendredi 8 septembre 2006 Presse

    Le Quatuor Bozzini est un prolifique ensemble de cordes entièrement féminin. [sic] Spécialisées dans l’interprétation des compositeurs classiques de notre temps, les musiciennes s’attaquent cette fois à l’Américain Steve Reich, un pionnier du minimalisme et de l’utilisation de motifs répétés. Le créateur du «loop», pourrait-on dire. Reich a aussi le mérite d’avoir intégré des bandes pré-enregistrées à ses œuvres, ainsi qu’à avoir élargi son champ d’action jusqu’à un opéra-vidéo en 2002. L’œuvre Different Trains date de 1988. Il s’agit de la superposition de plusieurs quatuors à cordes et de bandes où des bouts de phrases sont répétés. Le tout évoque les voyages en train que faisait Reich enfant, au début des années 1940, entre NYC et LA. Étant juif, il réalise par après la chance qu’il a eu d’être né en Amérique. En Allemagne, son voyage ferroviaire aurait sans doute été un aller simple vers la mort… Le Quatuor Bozzini en fait une interprétation magistrale, recréant les différents bruits d’un train avec leurs violons. Une œuvre hypnotique et impressionnante. Une fascinante réflexion humaine.

    Lepage remporte le Prix Richard Grégoire

    jeudi 7 septembre 2006 Général

    Aujourd’hui la Fondation SPACQ a remis six prix d’excellence à des compositeurs et des auteurs. Le Prix Richard Grégoire, remis à un compositeur de musique sur images, a été décerné à Robert Marcel Lepage qui a signé des centaines de musiques pour des documentaires, des séries télévisées, des moyens-métrages, des films d’animation et des longs métrages.

    Songs of Place dans Octopus

    «Du processus à la cité sonore (3e partie): Le lieu en soi, d’après Songs of Place de Steve Heimbecker», Philippe Gimet, Octopus, 1 septembre 2006
    vendredi 1 septembre 2006 Presse

    Nouvelle étape dans notre voyage au cœur des mondes de l’art et du renouvellement du répertoire formel, Songs of Place est une série de portraits sonores de lieux urbains ou ruraux (Halifax, Montréal, Vancouver) entamée en 2000 par l’infatigable Steve Heimbecker. Œuvre fleuve, elle se poursuit au gré de ses déplacements, souvent motivés par des invitations ou des résidences d’artiste au Canada. Songs of Place a été réalisé dans le cadre d’une résidence à Oboro, acteur incontournable et atypique de la scène montréalaise, pour paraître au printemps 2005. Utilisant de multiples enregistrements réalisés sur une courte période de temps, ces œuvres visent à capturer l’espace sonore propre à un lieu, de manière à révéler le lieu en soi. Un voyage au cœur de la résonance physique du lieu, un voyage intérieur qui transcende le sensible.

    La série Songs of Place est aussi difficile à catégoriser que Steve Heimbecker lui-même. Il s’agit d’une œuvre d’art visuel et sonore qui engage pleinement les sens et la sensibilité du public. Nous sommes ici à la croisée de la composition électroacoustique, du paysage sonore et de l’écologie acoustique, du montage vidéo et de la sculpture sonore. Amis de la catégorisation, bon courage! Steve Heimbecker est la parfaite illustration du principe nietzschéen, selon lequel la vertu salvatrice d’un parcours ne peut se trouver que dans le zig-zag.

    Originaire de la province de Saskatchewan, Steve Heimbecker a reçu une formation en beaux-arts au Alberta College of Art and Design (Calgary, Canada). Sans pour autant délaisser ses intérêts pour la dimension visuelle, ou plus précisément spatiale, de la création, il a principalement axé sa pratique sur la dimension sonore. Heimbecker s’intéresse à l’effet sculptural du son et se définit lui-même comme un sculpteur sonore. Reconnu pour ses créations dans le domaine de l’art audio et de la musique électroacoustique, il a également réalisé plusieurs sculptures et installations intégrant des composantes sonores ou des dispositifs générateurs d’éléments sonores de son invention.

    Les installations d’Heimbecker sont liées à la tradition très riche des concepteurs d’instruments alternatifs et de systèmes de production sonores, remontant aux expériences des futuristes et des dadaïstes. Ainsi en 1996, une exposition personnelle intitulée Soundpool: The Manufacturing of Silence est présentée à la Illingworth Kerr Gallery du Alberta College of Art and Design. Installation interactive à caractère fantaisiste, on pouvait y voir et entendre huit peintures de grand format fonctionnant également comme haut-parleurs. Activée, l’installation enveloppe le public avec une vibration de trois hertz, inaudible mais perceptible par le corps, dans une cacophonie de bruit de moteurs et de machinerie. Cette installation a été par la suite présentée à Montréal (2001), Québec (1996) et Edmonton (1996).

    Dans le cadre de l’exposition et de la conférence internationale «The Tuning of the World», tenue au Banff Centre et au Nickle Arts Museum de l’University of Calgary, et inspirée du livre éponyme de R Murray Schafer, Heimbecker crée l’installation The Acoustic Line as the Crow Listens (1993) qui explore les qualités acoustiques d’espaces extérieurs souvent très vastes. Pour la réalisation de cette œuvre, l’artiste qui est aussi membre fondateur du World Forum for Acoustic Ecology, effectue des enregistrements simultanés en huit points sur une distance linéaire de 1,5 km dans le but d’élaborer une «cartographie sonore» et de créer une expérience auditive riche sur le plan spatial, en utilisant la vitesse du son dans un environnement naturel comme un événement sonore susceptible d’être enregistré et donc joué par après.

    À la même époque, Heimbecker met au point des techniques de mixage de sons directs et préenregistrés pour diffusion en quadriphonie et en octophonie sur un système multipiste de son invention. Une série de concepts tels que le «bassin sonore» (soundpool), la «navigation sonore» (sound sailing), et la «cartographie acoustique» (acoustic mapping) résultent de ces techniques, qui enveloppent l’écoutant d’une matière sonore riche. Ces techniques s’inscrivent dans la lignée de la musique concrète, à la suite de pionniers tels que Pierre Schaeffer, qui utilisait des sons enregistrés dans l’environnement pour créer des œuvres.

    Songs of Place est une œuvre qui mérite une immersion totale, car même s’il s’agit du déroulement normal de la vie tous les jours de lieux en soi, les portraits qui en résultent sont loin d’être insignifiants. Le quotidien y devient plutôt extraordinaire lorsque rendu audible à une pareille haute résolution. Les deux DVD présentent en effet quatre portraits vidéos et sonores multiphoniques de lieux: Halifax, Montréal, Vancouver et Springwater, Saskatchewan. Ils ont été réalisés avec des techniques d’enregistrement et de production quadriphoniques. Le principe repose sur l’application pour chaque lieu du système cartographique mis au point par l’artiste, pour identifier un point central et une circonférence géographiquement déterminés. Suivant les points cardinaux, huit à dix points d’enregistrement équidistants sont choisis le long du cercle ainsi défini et un enregistrement audio omnidirectionnel et quadriphonique est fait de chaque point. L’image et la vidéo, elles, sont tournées vers l’extérieur sur le pourtour du cercle aux endroits mêmes où la partie audio est enregistrée. Nous sommes donc au cœur de l’interface au sens kantien du terme.

    Ainsi, le système fonctionne essentiellement comme la partition d’une composition faisant à la fois à appel à l’intention artistique et à l’aléatoire. Les emplacements d’enregistrement sont tous des lieux publics extérieurs: rues, intersections, parcs, rives. L’espace ainsi cartographié offre une organisation et une expérience temporelle complexes, une mise en espace qui révèle ce que nombre de démarches tentent en vain d’obtenir: l’expression du lieu en soi, la révélation de l’identité et du patrimoine sonore de nos espaces publics.

    Ces portraits sont au fond des méditations sur les courants qui animent les lieux tout en permettant au public de changer continuellement de points de vue parmi leurs multiples subjectivités, avançant le long de la circonférence de l’espace cartographié et entre la périphérie et le centre. Par moments nous sommes immobiles mais pas statiques, oscillant entre l’immobilité et le mouvement. Tout comme la marche est une curieuse fuite en avant formulée par la danse du déséquilibre, Heimbecker nous offre avec Songs of Place la possibilité de comprendre les courants multidimensionnels d’un lieu et ses œuvres en général se caractérisent peut-être mieux avec l’analogie de la quadrature du cercle. Les huit points de la diffusion octophonique suggèrent un cube, soit un son immersif vécu dans quatre dimensions (la quatrième étant le temps). Nous nous trouvons ainsi submergés dans un bassin de sons et dans la résonance du lieu, une expérience sensible hors du commun qui nous plonge dans un univers musical d’une sérénité rare. Finalement, la grande victoire de Steve Heimbecker, celle qui fait de Songs of Place une œuvre remarquable et significative, c’est de parvenir à procurer une satisfaction de savoir et de découverte faite de temps qui s’écoule et de temps en suspens, de chant audible et visible.

    … une œuvre remarquable et significative…

    The Feeling of Jazz dans ImproJazz

    «Critique», Luc Bouquet, ImproJazz, no 128, 1 septembre 2006
    vendredi 1 septembre 2006 Presse

    Jean Derome nous prévient d’emblée: «il n’y a pas d’explication rationnelle à l’amour et au désir. Cette musique est tatouée dans nos cœurs et nous la jouons parce que nous l’aimons et que ça nous rend heureux de le faire». Comment, après ça, en vouloir au trio Derome, Guilbeault, Tanguay de revisiter avec un bonheur, certes irrégulier, ces douze standards (dont le Rollo II et A Beat Nervous de Misha Mengelberg)? Si Derome a été beaucoup plus convaincant dans le passé (avec le trio Évidence notamment), on ne peut passer sous silence ses dons d’altiste: frondeur, oiseau fou se lançant dans des phrasés cassés et tortueux (entre Konitz et Dolphy), sûr de lui et de ses dérapages, il se joue des écarts et des harmonies, écrabouille les grilles et les métriques (superbes You’d Be So Nice to Come Home to et It’s You or No One). Hors du moelleux originel, voici Derome le saillant. Le voici cisaillant le vif de la pierre, rabotant l’angle avec une âpreté assassine. Je serai néanmoins beaucoup plus réservé sur ses talents de saxophoniste baryton (il m’évoque ici James Carter!) et de vocaliste dans un tel contexte. Mais finalement, que reprocher à Jean Derome ici? J’ai beau chercher: rien, vraiment rien!

    Engagement & Confrontation dans Blow Up

    «Altrisuoni», Stefano Isidoro Bianchi, Blow Up, no 100, 1 septembre 2006
    vendredi 1 septembre 2006 Presse

    Tra gli strumenti più votati (e personalmente preferiti) per l’improvvisazione solista perché portatore di un suono molto caldo, espressivo e malleabile, il contrabbasso è il protagonista assoluto di questi due album dall’ispirazione e dai risultati molto diversi. […] Il differente approccio dei due strumentisti si può intuire anche dalla lunghezza media dei pezzi: venti minuti Linson, due e mezzo Martel, che non utilizza mezzi elettronici ma come unica “distrazione” prepara lo strumento con carte e pezzi di metallo e legno. Il suo suono è quindi più “proprio”, caldo e sommesso, se vogliamo più “jazz”, inteso però in un’accezione che di classico ha veramente poco. Anche in questo caso la capacità di Martel (canadese del Québec) è memorabile; i suoi assolo dalle tinte tribaloidi e dagli umori primitivisti, molto puliti e diradati e fortemente poggiati sulla magia di corde stirate e violate, si colorano in maniera sempre diversa e imprevedibile pur restando fedeli all’assunto programmatico di una felpata, interrogativa circospezione. (8) a entrambi, con leggera preferenza per il secondo.

    Chansons de la belle espérance dans Revue & Corrigée

    «Disques», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 69, 1 septembre 2006
    vendredi 1 septembre 2006 Presse

    Associés au début des années 80 au sein de Conventum, membres fondateurs du collectif québécois Ambiances Magnétiques et tous deux en rupture de ban, André Duchesne et René Lussier se retrouvent ici associés dans une chronique commune. Non pas parce que leur parcours fut longtemps commun, mais parce que les deux guitaristes, chacun de leur côté, se tournent vers la chanson. Pour le premier, il s’agit plutôt d’un retour, plus de vingt ans après le “temps des bombes”. […]

    André Duchesne reprend le monde là où il l’a laissé au milieu des années 80, et la situation n’a pas véritablement changé. Constat plutôt amer d’un monde toujours en proie aux “bruits de guerre” certes, mais aussi aux tragiques “faits-divers” locaux, laissant à peine quelques ouvertures plus optimistes avec quelques titres plus humoristiques (Le vieux matou, On est dans la merde). L’accompagnement instrumental (André Duchesne, à la guitare et au piano, est épaulé par Jean Derome, flûtes et saxes, Pierre Tanguay, batterie et Patrick Hamilton à la basse électrique) oscille, selon les pièces, entre hargne, vigueur et nonchalance, privilégiant l’efficacité à l’expérimentation sonore. […]

    Bassiste de son état, Pierre Cartier est lui un familier de l’univers de la chanson. Après les Chansons de Douve, puis de celles du “transsibérien”, voici celles de la “belle espérance”. Son propos, ici, est de transcrire certains poèmes québécois (mais aussi Apollinaire) évoquant notamment l’amour, en un jazz vivant et énergique. Le résultat fait preuve de subtils arrangements, toutefois dominés par des approches langoureuses, dues aussi bien à l’alto de Jean René ou au jeu discret de la guitare de Bernard Falaise.

  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18