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  • Sautons ce repas de midi dans Radio-Canada: Bande à part

    «Disque de la semaine», Éric Parazelli, Radio-Canada: Bande à part, 30 janvier 2004
    vendredi 30 janvier 2004 Presse

    Je m’en serais voulu de fermer les livres de 2003 sans vous parler de cette petite perle rare de Frank Martel et l’ouest céleste. Si vous êtes de ceux qui pensent que le country-folk ne recèle plus de surprises, Sautons ce repas de midi devrait vous faire changer d’avis. C’est que ce maître brasseur (il est copropriétaire du Cheval Blanc à Montréal) et poète déluré a su s’entourer d’un trio du tonnerre (Bernard Falaise, Michel F Côté et Éloi Deit) que l’on rencontre plus souvent dans les territoires de la musique actuelle que dans le terroir musical québécois. Il en résulte une poignée de chansons bourrées d’un imaginaire débordant, comme autant de rêves animaliers, exotiques ou quotidiens, auxquels on aurait fait faire un tour de manège dans une foire agricole sous une pluie d’aurores boréales! Sans parler de la voix «approximative» mais émouvante de Martel, qui s’amuse à parodier le genre country sans jamais s’en moquer. Et ces mélodies qui s’immiscent dans notre cerveau comme autant d’antidotes à la grisaille de l’hiver… Un pur délice!

    Un pur délice!

    Ensemble SuperMusique (ESM) dans Le Devoir

    «Place à l’impro musicale», Frédérique Doyon, Le Devoir, 28 janvier 2004
    mercredi 28 janvier 2004 Presse

    L’improvisation n’est plus l’apanage du jazz ou de la musique actuelle, c’est un moteur de découvertes, tous styles musicaux confondus. Tel est le credo de la quatrième semaine de musique thématique organisée par la Société québécoise de recherche en musique (SQRM), Les journées québécoises de l’impro en musique.

    Le nouveau coordonnateur artistique de l’événement, Jérôme Blais, qui a pris le relais de Sean Ferguson, veut ainsi mettre l’accent sur «le décloisonnement des disciplines musicales en improvisation», phénomène prégnant depuis quelques années. «Même s’il n’y a pas de concert commun où ils partagent la même scène, tous les artistes présentés ont une préoccupation commune qui est non seulement l’avancement de l’impro, mais la découverte de nouvelles formes d’expression», explique-t-il. D’où une programmation qui puise dans plusieurs genres musicaux.

    Outre le jazz représenté par les compositeurs Thom Gossage (30 janvier) et Steve Lacy (31 janvier), et la musique actuelle de l’ensemble SuperMusique (5 février) qui compte notamment les musiciens Jean Derome et Diane Labrosse, Les journées de l’impro présentent également l’ensemble de musique ancienne moyen-orientale Constantinople, le quatuor de musique contemporaine Quasar ainsi que Codes d’accès, qui explore les nouvelles technologies et le traitement électronique.

    «C’est un peu des cartes blanches: on a demandé aux artistes de nous dire, par le biais d’un concert, où en sont leurs recherches sur l’improvisation, de nous montrer ce qu’ils ont de plus innovateur», précise M. Blais. L’explosion de l’improvisation et les croisements entre genres musicaux s’opèrent aussi à l’intérieur d’une même soirée. «Thom Gossage, qui est un musicien de jazz, va créer une œuvre de Rainer Wiens, plus connu en musique actuelle; SuperMusique passe une commande au compositeur Jean-François Laporte, qui est plutôt associé à la musique de concert contemporaine mais qui fait une exploration très originale sur le son et le timbre», cite en exemple le coordonnateur.

    En axant la quatrième édition de son événement biennal sur l’improvisation, la SQRM rompt avec ses trois autres semaines thématiques menées sous la gouverne de Sean Ferguson. Celles-ci se concentraient chacune sur un type d’instrument (le piano en 1997, la voix en 1998 et les cordes en 2001). Mais cette quatrième édition s’inscrit dans le même esprit de démocratisation de la recherche musicale à laquelle aspirait la SQRM en créant les semaines thématiques en 1997.

    L’organisme de recherche s’est alors doté d’un volet concerts pour «briser ses réflexes académiques» qui prenaient déjà la forme de colloques, de conférences et de publications d’articles. Pour faire le pont entre ces deux types d’activité, une table ronde intitulée «L’improvisation peut-elle sauver la musique?» s’insère au milieu des performances musicales des Journées québécoises de l’impro en musique, le 1er février.

    10% de rabais sur tous les Brady

    mercredi 28 janvier 2004 Général

    Pour souligner les deux Prix Opus (prix annuels du Conseil québécois de la musique) remis au compositeur Tim Brady (Compositeur de l’année ainsi que Concert jeune public de l’année), actuellecd.com offre 10% de rabais sur tous ses albums! Complétez votre collection ou découvrez ce guitariste de talent.

    La machine à explorer le tempo dans The Squid’s Ear

    «Review», Phil Zampino, The Squid’s Ear, 26 janvier 2004
    lundi 26 janvier 2004 Presse

    The body of work from Robert Lepage is an ever expanding universe of ideas and concepts, including his core clarinet work, experiments with other actuelle artists such as Martin Tétreault and René Lussier, and his many compositional and soundtrack pieces. His recent 20h17 rue Darling is a dark and moody soundtrack composition with a persistent narrative. La machine à explorer le tempo shows another side to Lepage’s compositions, more melodic and playful, demonstrating his talent in a wide variety of styles.

    This work was commissioned by the La Nef, a group founded in 1991 by Sylvain Bergeron, Claire Gignac and Viviane LeBlanc to focus on early music placed in modern settings. They challenged Lepage to create a piece for 10 musicians with modern and traditional instrumentation. The result is a piece for horns, an early trombone called the sackbut, guitar and banjo, a form of bazouki known as the saz, bass, flutes, percussion, violins, sampling and live sound treatment, for which Louis Babin provided deft arrangements. This live recording is taken from the second performance of the work, and includes brief dialog from Lepage (in French) discussing the piece. The 18 movements are parts of three “Paradoxes” which Lepage describes tongue-in-cheek as allowing the “courageous chrononauts to visit three music time Paradoxes: passing Time, running Time, and slipping Time.” Each paradox lasts about 20 minutes, and explores composition, musical games, improvisations, sampling and live processing.

    The resulting music is an absorbing combination of genres and styles, reflecting both Lepage’s interest in mood and his breadth as a composer. American ballads, exotica, cinematic sweeps, banjo ramblings, moody narratives, simple melodic settings and orchestral grandeur slip and slide into each other with an excellent sense of direction. Genre-jumpers will find this an excellent work to deconstruct, while the merely curious will find in it an ever-shifting yet always engaging work. Ultimately it is an excellent reflection on musical style with a broad historical vision. As well it should: Lepage named the piece in reference to H G Well’s novel, The Time Machine, with the further aim of creating a cinematic universe to freely mix music of all periods.

    Ultimately it is an excellent reflection on musical style with a broad historical vision.

    La boulezaille dans The Squid’s Ear

    «Review», Kurt Gottschalk, The Squid’s Ear, 26 janvier 2004
    lundi 26 janvier 2004 Presse

    In his duo with Pierre Tanguay, Pierre Langevin is the exception that proves the rule. Or if not him, then in any event his clarinet. When his licorice stick twists through polyrhythms and ethnic pretensions, it serves to illustrate that otherwise la boulezaille is a world of percussion. From the two whistles that start the disc to the coughs that conclude it, the two Pierres find rhythm around every turn. The recording is a moody piece of work, using vaguely familiar melodies to suggest different weathers in different lands, and comes off something like Henry Kaiser’s world music forays (although there is only guitar on one track, played by Jean René, with Jean Derome also sitting in on sax). Otherwise, hand drums, thumb pianos, harmonicas, childrens’ toys and cocktail shakers form the charming and seemingly preconceived backdrop. The surprise of this simple disc is its complexity. It seems rudimentary, but it’s never repetitive. It comes off as abstract, but is immensely listenable. And while you might think you get it, there might not be anything to get.

    The surprise of this simple disc is its complexity. It seems rudimentary, but it’s never repetitive.

    Carré de sable dans Ici Montréal

    «Compact!», François Couture, Ici Montréal, 22 janvier 2004
    jeudi 22 janvier 2004 Presse

    Violoniste de Rouge Ciel et de la Fanfare Pourpour, Guido Del Fabbro se révèle homme orchestre sur son premier album solo. Il y joue de 29 instruments: cordes, vents, percussions et électroniques. Ce joyeux fouillis bourlingué d’une chambre d’hôtel à l’autre (l’album a été enregistré sur deux ans, à la maison et en tournée) se reflète dans l’éclectisme des styles abordés: éléments de musique traditionnelle, d’électronica lo-fi, d’ensembles de jouets et de détritus, en plus d’une influence provenant du courant néopsychédélique de l’underground américain (Jewelled Antler Collective, Tower Recordings). Et de cet univers complexe et fragmenté se détachent des mélodies séduisantes.

    De cet univers complexe et fragmenté se détachent des mélodies séduisantes.
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