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  • Sur une balançoire dans Ici Montréal

    «Compact!», François Dadon, Ici Montréal, 9 septembre 2004
    jeudi 9 septembre 2004 Presse

    Cet album est le fruit d’une invitation du pianiste Gianni Lenoci lancée à la grande contrebassiste Joëlle Léandre. Une première rencontre entre les deux musiciens qui laisse l’auditeur pantois devant une telle osmose. À l’écoute, on croirait qu’une seule personne joue simultanément de deux instruments. Léandre et Lenoci ont su faire fi de leur virtuosité respective afin de mettre l’accent sur la qualité de l’ensemble. Leur jeu respectif est musical et plein de retenue. Ils évitent par le fait même les écueils de l’aridité et de la facilité. Le résultat est probant, nos oreilles se laissent bercer au gré des 14 improvisations en duo. Les amateurs de musiques improvisées seront étourdies par tant de beauté. 9,5

    Les amateurs de musiques improvisées seront étourdies par tant de beauté.
    9,5

    Canevas «+» dans Splendid E-Zine

    «Review», Matt Pierce, Splendid E-Zine, 7 septembre 2004
    mardi 7 septembre 2004 Presse

    If you’re an adventurous listener who’s curious about the seemingly endless parade of avant-garde jazz and improv music streaming in all directions from Montréal’s Ambiances Magnétiques label, this supergroup sampler is a fine place to find your bearings. The Ensemble is a large and loose collective whose “members” include people like Jean Derome, Martin Tétreault, Joane Hétu and Sam Shalabi. This CD is… kind of confusing, so I’ll let the liner notes explain — Canevas «+» “is a collage made from 14 sound excerpts taken from five different concerts by Ensemble SuperMusique presented between 1998 and 2004”. Each concert had a specific theme. One from October of 2000, for example, was an homage to folk singer/songwriter Mary Travers, known as “La Bolduc”. As that explanation implies, this is a shaky, inconsistent album that’s hard to swallow whole, but it covers such a wide spectrum of experimental improv that it should have something for everyone.

    There’s a lot of potential action and many sparse stretches here. La tulipe is the sound of random (but probably not random) whistles and thwacks created with various implements, tools and appliances. Impro2 sneaks Diane Labrosse’s truly terrifying sampler bursts and other squeals into your drink, while Kristin Molnar’s banshee violin lends a fever dream quality to Le caillou, le cristal et le camion’s batshit-crazy crescendo. Trio sounds like Cecil Taylor on speedballs trading dreamed-up licks with a toy horn-wielding Don Cherry. On a more boring note, Impro 1 is over five minutes of bullshit wank revolving around simulated birdcalls. So even if it’s a mixed bag as an album, Canevas «+» will at least point you to the outer limits players and composers you’ll want to study further.

    Puce à l’oreille dans Revue & Corrigée

    «Critique», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 61, 4 septembre 2004
    samedi 4 septembre 2004 Presse

    Découverte dans La douleur in Sang9, il y a quelques mois, Mélanie Auclair (violoncelle et chant) fait désormais l’objet d’un album en entier. Comme dans la pièce issue de la compilation Dame, elle s’y exprime surtout dans le cadre de petites structures, une série de duos (avec un contrebassiste, un percussionniste, un saxophoniste, un clavier, une guitare) et un trio (contrebasse et shakuhacbi), mise à part la première pièce, en soliste. Créatrice à l’aise dans l’improvisation (même sur le plan vocal avec Joane Hétu) quoique aussi familière d’autres genres musicaux, elle multiplie ainsi les textures et les sonorités de son instrument, faisant preuve d’une habilité dans ses expérimentations. Toutefois les huit pièces du recueil, simplement symbolisées par une iconographie stylisée d’essence naturaliste apparaissent souvent à l’auditeur comme des études, des exercices dans lesquelles manque un peu de spontanéité, de vie, de sorte que l’auditeur n’y adhère pas pleinement.

    … elle multiplie ainsi les textures et les sonorités de son instrument, faisant preuve d’une habilité dans ses expérimentations.

    Canevas «+» dans Revue & Corrigée

    «Critique», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 61, 4 septembre 2004
    samedi 4 septembre 2004 Presse

    Formation à géométrie variable l’Ensemble Supermusique est une structure regroupant les membres du collectif québécois et associant, selon le projet, d’autres intervenants. Cet enregistrement est le reflet de cinq événements, déclinés en quatorze extraits. Tantôt fortement marqué par la présence des cordes, comme c’est le cas pour les deux extraits des rencontres musique écrite/musique improvisée, avec leur trame écrite sur laquelle se greffent des effets d’improvisation, parfois plutôt centrés sur effets bruitistes pétillants (La tulipe, les Mouches) — est-ce le printemps qui fait bourgeonner les sons de partout? — ou inspirés par l’esprit d’une chanteuse populaire des années 20 et 30 (La Bolduc/Mary Travers), qui se révèlent être les pièces les plus enjoucées de l’album, en particulier 7 variations et thème sur la Pitoune, l’Ensemble Supermusique pratique une improvisation mesurée, conforme à l’esprit de l’événement, à laquelle semble être attaché un aspect visuel que l’enregistrement rend mal et qui pourrait être une source de frustration pour l’auditeur, si la productrice, Joane Hétu, n’y avait pas remédié en agençant les extraits des divers événements en les croisant assez judicieusement.

    … l’Ensemble supermusique pratique une improvisation mesurée, conforme à l’esprit de l’événement…

    10 compositions dans Exclaim!

    «Review», Glen Hall, Exclaim!, 3 septembre 2004
    vendredi 3 septembre 2004 Presse

    The long-standing trio of saxophonist Jean Derome, bassist Normand Guibeault and drummer Pierre Tanguay is one of Canada’s national treasures. The harsh realities of surviving composing and playing creative music of the quality evidenced in the present CD wears down all but the most dedicated, persistent and just plain strong. The cliché “familiarity breeds contempt” is proven false in this case, as the threesome has not only survived for over a decade but has developed the rapport that is the sine qua non of great improvised music. Derome’s compositions show a fertile imagination, strong sense of structure, and an open-mindedness that includes materials from world music and the European scene but is firmly rooted in the jazz tradition. Squeak and blat stuff this isn’t. Meticulously detailed, magically interactive, exquisitely recorded, this is a listener-friendly introduction to free jazz for those who haven’t been exposed to the idiom and a polished gem of abstract lyricism. It encompasses the Ornette-ish Étymolgie, the humorously lugubrious Pangolin and the military Marcher sur des braises with intelligence and grace without sacrificing the tightrope-walking tension that is the true mark of spontaneous creation, which demands the kind of telepathic communication that is this trio’s hallmark. Long live Trio Derome Guilbeault Tanquay!

    Long live Trio Derome Guilbeault Tanquay!
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