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  • Chemin de fer dans Rumore

    «Recensione», Nicola Catalano, Rumore, no 125, 1 juin 2002
    samedi 1 juin 2002 Presse

    Abbondanza di accostamenti di tal tipo la si trova nella doppia compilation The Freest of Radicals edita dall’etichetta canadese No Type, finora attivissima come label online con eccellenti MP3 scarcabili dalla rete (www.notype.com). In oltre due ore e mezza questa sorta di manifesto della nuova elettroacustica casalinga (con digressioni più o meno prevedibili: i contributi di Idmonster e Kanovanik flirtano, ad esempio, con la ballata rocks) allinea soluzioni di ispirazione quanto meno variegata, passando dal dub soffocato e soffocante del genietto Tomas Jirku alle croccanti textures di chitarra preparata, onde radio e strumenti non ortodossi di James Schidlowsky, passando per la proto-electronica di Camp, le delicate melodie di clicks di Claudia Bonarelli e gli intoppi microsonici di Dick Richards. Per la stesso marchio di Montréal esce anche Chemin de fer dell’autrice elettroacustica Magali Babin. Trascorsi nel gruppo femminile d’improvvisazione Les Nitroglycérins e collaborazioni con nomi del calibro di Tétreault e St-Onge, la Babin edifica pregnanti sculture sonore, pellicole acustiche contrappuntate da dettagli e risonanze timbriche ottenute con l’impiego esclusivo di oggetti metallici riciclati o reinventati.

    Chant des adieux, chant de la solitude dans Solénoïde Radio

    «Les Chroniques du Solénoïde», Solénoïde Radio, 1 juin 2002
    samedi 1 juin 2002 Presse

    Une fois n’est pas coutume, Solénoïde s’intéresse au cas de… paroliers! En fait, nous avons affaire ici à d’étranges compteurs québécois dont le nom est à lui seul un roman. Sur cet album au titre tout aussi éloquent ce sont violon, contrebasse, accordéon, piano ou encore guitare qui se partagent harmonieusement les rôles. Evoquant à la fois la blessure et l’espoir, ce fantasmatique Hôtel nous immerge dans des ambiances nostalgiques, ambiances désenchantées aux airs de comédie musicale. Mais l’un des grands mérite de ce disque est surtout de réconcilier des domaines aussi éloignés que ceux des musiques nouvelles et de la chanson. En définitive, Chant des adieux, chant de la solitude est une œuvre impressionniste raffinée, œuvre hors du temps et des modes, œuvre aux contours aussi atypiques qu’humains. Un album tout simplement touchant, bien au delà des clivages musicaux habituels.

    Un album tout simplement touchant, bien au delà des clivages musicaux habituels.

    Les contes de l’amère loi dans WomanRock

    «Review», Tom Schulte, WomanRock, 1 juin 2002
    samedi 1 juin 2002 Presse

    Les Poules is a 1990 experiment in improvisation and electronic music by figures that later loom large out of the Montréal electroacoustic scene. The female trio is Joane Hétu (alto saxophone, synth and vocals), Diane Labrosse (synthesizers and voice) with Danielle Palardy Roger on percussion and synthesizers. Long out of print from the original LP issue until this CD, the album features abrasive sonic experiments like Les siamoises, Residents-like minimalist electro-pop (Chanson du pain) and synthesizer-fueled electronic free jazz around Hétu’s sax as on En criant su’l’perron. About half the pieces are instrumental and for those that contain lyrics, those words are provided in the French and translated into English.

    … the album features abrasive sonic experiments, Residents-like minimalist electro-pop and synthesizer-fueled electronic free jazz…

    La spirale de l’escargot, Ipso Facto, Monsieur Fauteux, m’entendez-vous? dans BavART

    «Portrait: Ipso Facto», Élian Mata, BavART, 1 juin 2002
    samedi 1 juin 2002 Presse

    Un nom évocateur et imagé pour le premier album du groupe Ipso Facto. En janvier 2002, grâce à une subvention du Conseil des Arts du Canada ainsi qu’une bourse de la Fondation du Maire de Montréal pour la jeunesse, Ipso Facto concrétise un rêve: la production de leur premier enregistrement sonore. Il faut bien avouer que ce projet n’aurait pas vu le jour sans l’engouement et la volonté de ses protagonistes. Et dès la première écoute, l’essence et la complicité qui les animent sont vite palpables.

    La spirale de l’escargot, premier opus du groupe, comporte 12 pièces instrumentales qui transporteront l’auditeur dans des univers tous plus étonnants les uns que les autres. Ayant puisé à la lisière de leur imaginaire, les quatre membres d’Ipso Facto offrent un voyage à travers la musique gitane endiablée au klezmer remanié en passant par le tango et le bluegrass ludique. Le guitariste David Bussières qui compose la majorité des pièces, a pu compter sur l’interprétation enthousiaste de la violoniste Chantal Bergeron, du contrebassiste Simon Dolan et du percussionniste Francis Roberge. Un premier album enivrant, rêveur et avec lequel l’auditeur découvrira une musique pure et loyale faite sans compromis.

    À l’image de l’escargot qui poursuit son chemin tranquillement mais sûrement, l’écoute de l’album est un voyage agréable ponctué d’escales imagées et inspirées. Subtile et nomade, La spirale de l’escargot a un certain goût d’intemporalité ce qui fait de cet album un petit investissement que l’on appréciera encore dans 5 ou même 10 ans.

    En profondeur

    La musique d’Ipso Facto se veut avant tout une musique expressive. Inspiré à la fois par la sensibilité des compositeurs classiques, la liberté des jazzmen et la folie émouvante des musiques du monde, le quatuor se distingue par ses métissages uniques de rythmes latins, de mélodies gitanes et juives et d’improvisation jazz. Le groupe exploite au maximum le caractère acoustique qui prédomine dans leur instrumentation: cordes pincées, frottées, frappées, percussions des quatre coins du monde… Là où Ipso Facto se distingue, c’est dans la texture, la sonorité qu’ils ont savamment remaniée donnant ainsi une couleur riche et une saveur de modernité à leurs inspirations souvent classiques. Les quatre musiciens prennent un malin plaisir à naviguer à travers les genres en ayant réussi à se les approprier et à y donner leurs propres couleurs. Bref, en explorant les langages musicaux des différentes cultures, Ipso Facto a créé une nouvelle musique universelle.

    Un peu d’histoire

    Ipso Facto naît en 1996 du désir du jeune guitariste David Bussières, compte trois membres et se donne pour mission de donner vie à des compositions et des projets musicaux. Une chimie se crée rapidement entre les trois artistes et donne naissance à un désir de se produire en concert et d’aller ainsi jusqu’au bout de leurs ambitions.

    Une participation au concours Cegeps en spectacle donne au trio l’opportunité de se produire en public pour la première fois. La formule simple et acoustique ainsi que la sonorité nouvelle du groupe exerce un engouement immédiat auprès des spectateurs. Pendant cette première prestation, on assistera aux premiers balbutiements de ce qui deviendra bientôt le groupe Ipso Facto. Cet engouement ne sera pas sans conséquences. En effet, le groupe se rendra jusqu’à la finale nationale du concours Cegeps en spectacle et sera le récipiendaire du stage de perfectionnement en France offert par l’OFQJ (Office franco-québécois pour la jeunesse). La réponse du public français face à la musique métissée, à l’ambiance intimiste et à l’interaction constante des trois musiciens incite le trio à poursuivre sa voie.

    Le rapprochement qu’impose la convergence des idées artistiques au sein du groupe crée certains bouleversements. La rencontre d’un nouveau musicien ouvert aux mêmes passions que le trio intensifie la relation entre Ipso Facto et sa musique. Un choix s’impose: un nouveau contrebassiste prendra la place de l’ancien.

    Les réalisations se multiplient, la musique semble avoir trouvé sa propre sonorité et les musiciens n’ont jamais été aussi proches les uns des autres. C’est donc en 1998 qu’Ipso Facto en est à sa version définitive et s’apprête à plonger au cœur du milieu artistique.

    En octobre 1998, le nouveau trio fait une performance à l’émission Le plaisir croît avec l’usage, diffusée à Télé-Québec. Cette participation sera un élément clé pour la visibilité du groupe. S’en suivront plusieurs performances autant sous forme de concert que sous forme de divertissement. Ipso Facto a en effet cultivé une polyvalence qui en fait un groupe aux multiples facettes.

    En octobre 2000, Ipso Facto croise un percussionniste talentueux, créatif et dynamique. Quelques répétitions et quelques spectacles plus tard, Ipso Facto devient officiellement un quatuor. Une énergie supplémentaire alimente alors la fougue du trio, si bien que tous deviennent de vrais bêtes de scène.

    Dans l’avenir

    Ipso Facto qui aime le contact immédiat avec son public, espère jouer souvent sur scène et ainsi acquérir une certaine renommée montréalaise.

    Effectuer une tournée nationale ou internationale est un projet qu’Ipso Facto envisage et affectionne particulièrement. Le quatuor aime croire que rien n’est impossible.

    Récapitulatif

    Toujours en évolution, rien n’est acquis ni figé pour Ipso Facto, l’exploration de nouveaux horizons, de nouvelles sonorités est un domaine où ils excellent. La polyvalence dont ces musiciens jouissent, leur permet de s’aventurer toujours un peu plus loin et ce, pour le plus grand bien de leur musique.

    Pour goûter aux plaisirs de l’escargot, rien ne sert de courir, présentez-vous chez votre disquaire, il devrait s’y trouver!

    … dès la première écoute, l’essence et la complicité qui les animent sont vite palpable.

    kasi naigo, Alexandre St-Onge dans Revue & Corrigée

    «Critique», Manu Holterbach, Revue & Corrigée, no 52, 1 juin 2002
    samedi 1 juin 2002 Presse

    Se plonger dans la musique d’Alexandre St-Onge, c’est un peu comme faire l’expérience de l’ombre. Son univers sonore semble dessiner en obscurité les contours du réel le plus ordinaire, d’une part le magnifiant, et d’autre part le faisant glisser dans une belle confusion. Car cette ombre, dont on ne sait exactement l’origine, trouble, déconcerte. Un peu comme si on pouvait rencontrer une ombre détachée de toute origine, une ombre en soi. Imaginons alors que nous pourrions nous y asseoir, nous y fondre: un petit ilot dans lequel le monde se projetterait par l’obscur. Tout y viendrait troublé, étouffé, atténué. Nous pourrions encore y voir (y entendre), mais tout serait étrangement voile et distant. Voilà ce qui se passe dans la musique d’Alexandre St-Onge, qui contrairement au paradième temporel occidental de la composition, ne contient aucun mouvement narratif quelconque, positionnant le present de l’écoute dans un point tangenciel entre passé et avenir. Raison sans doute de notre culture d’écoute impatiente et superficielle, gavée d’attentes qui exigent d’être résolues. Chez Alexandre St-Onge, il s’avère que la musique est suspendue dans un présent immobile. Pas d’avenir, pas d’avant. Tout est immédiatement là, avec cette perception particuliere que l’on a dans ]es moments de stases, ces instants bouche bée où l’on n’attend plus rien. Peut-être estce dans un instant comme celui-la qu’Alexandre St-Onge a décidé de mettre un micro dans sa bouche pour y filtrer l’insaisissable “reel” quotidien, et de l’y faire résonner en frottements avec les mouvements métaboliques. Corps résonnants de la bouche, qui devient aussi oreille, captant les echos des bruits du monde dans les cavités du crâne. Ce qui tend à révéler l’absurdité de ce que nous nommons le récl: ce n’est jamais que l’ombre de la réalité dont nous parlons. De cette facon qu’a le monde de projeter son contour au travers de nos conduits, de nos muqueuses. Rumeurs sereines, et parfois inquiètes d’un univers déboussolé, allegé de toute cardinalité. Ecouter la musique d’Alexandre St-Onge, c’est un peu s’immiscer dans un point d’une extrême etroitesse, mais qui, du fait de son étroitesse même, permettrait de capter avec une infinie acuité l’etrangeté du monde, sa sonore altérité, sans esperer y trouver quelque chose, simplement en partageant ce quelque chose. Profonde expérience de l’immanence, pour qui acceptera ce jeu secret et bouleversant. Kasi Nago est un hommage à Tystnaden (Le silence) d’Ingmar Bergman, on y trouve aussi un hommage parallèle au silence de 4’33” de Cage.

    Sur le même label, Alexandre St-Onge a édité le son d’une performance de Vito Acconci, on comprend pourquoi a l’écoute: deux univers se téléscopent. UNDO (Alexandre St-Onge et Christof Migone) y vont de leur “remix”, excellent disque aussi. Saluons à propos de ces deux disques, le soin particulier porté a la pochette, ce qui en fait des objets particulièrement attrayants. Merci.

    … l’expérience de l’ombre.…

    Canot-camping, expédition 4 dans Revue & Corrigée

    «Critique», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 52, 1 juin 2002
    samedi 1 juin 2002 Presse

    Dans le second enregistrement, Jean Derome convie une dizaine de ses amis du collectif dont Joane Hétu, Diane Labrosse, Martin Tétreault, Tom Walsh, et Pierre Tanguay à l’accompagner dans une expédition en Canot-camping.

    Le parcours, les rencontres, les paysages ou tout simplement le quotidien d’une telle expédition — monter la tente, faire la popote, se baigner, se repérer sur une carte… — constituent autant de prétextes à formuler d’autres textures musicales, ouvertes aux initiatives de chaque “randonneur”, dans le cadre d’un itinéraire prévu par le tour-opérateur. Plus que Le magasin de tissu, cette expédition, dont le présent recueil en constitue la quatrième édition (les trois premières furent proposées sur trois scènes: Montréal, Victoriaville et Ottawa), est apte à susciter l’intérêt des auditeurs / randonneurs virtuels, par l’imaginaire qui s’attache à chacune des textures proposées.

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