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  • La musique de mon disque dans ImproJazz

    «Critique», Luc Bouquet, ImproJazz, no 72, 1 février 2001
    jeudi 1 février 2001 Presse

    Percussions légères, verres à vin, bâtons de pluie, sonnettes d’alarme, tôles et tuyaux, flûtes, crécelles et théière pour Pierre Tanguay et La musique de mon disque, disque de quiétude et de placidité. Quelque chose qui va son chemin, paresseusement, nonchalamment. Quelque chose d’intemporel et d’enfantin. De la musicalité de l’usuel, Tanguay extrait le sensoriel, le bémissement. Il est des approches plus radicales et moins déterminées. Il est des audaces plus marquées aussi.

    Seule dans les chants dans ImproJazz

    «Critique», Luc Bouquet, ImproJazz, no 72, 1 février 2001
    jeudi 1 février 2001 Presse

    Chant d’oubli, de perte, d’attente, de convulsion pour la saxophoniste et chanteuse Joane Hétu. Là aussi dépouillement, là aussi réflexion (Pourquoi? se demande Joane dans le livret interieur). Seule dans les chants peut dérouter de par ses extrémes. Joane cherche la note inaccessible (chant de plainte), éructe (chants de bêtes, chants de la «buzzée»), détruit, s’écoute, s’offre. Seule dans les chants, solitaire. Parfois intense, souvent bouleversante. Entendue. La solitude partagée est-elle encore solitude?

    Do dans ImproJazz

    «Critique», Luc Bouquet, ImproJazz, no 72, 1 février 2001
    jeudi 1 février 2001 Presse

    Toute autre est la démarche de Bernard Falaise. Do est le fruit de deux années de travail. Ici, les couches se superposent, se multiplient. Pas de sécheresse mais une autre forme de dépouillement. Un alphabet d’accords, de résonances, de choix (les trois notes de l’accord de do choisies comme unique mais luxueuse possibilité de construction), des beats souterrains et lancinants, tout ici prouve que le dédoublement et la multiplication peuvent aussi s’inviter en dépouillé.

    Do

    Solos de guitare électrique dans ImproJazz

    «Critique», Luc Bouquet, ImproJazz, no 72, 1 février 2001
    jeudi 1 février 2001 Presse

    Comment être présent au monde, seul, dans l’exercice du solo? Comment exister dans l’espace? Aller en dépouillé? Ordonner le vide? Eviter le remplis sage? Questions…

    Pour René Lussier et ses Solos de guitare électrique, la solution passe par la solitude du studio d’enregistrement. Une guitare électrique, un amplificateur, huit micros dispersés dans le studio, aucun effet, pas de réverbération, aucune superposition. Ici, place est offerte à l’improvisation absolue, aux instants de présence et d’abandon, aux traits de génie et aux revers. On saura gré au guitariste d’avoir fait ce choix d’une construction spontanée pouvant engendrer sécheresse, rudesse et rapture. Si Lussier ne drague pas le silence, il ne le craint pas. Silences (réflexion), affolements (action) s’enchâînent sans autre souci que celui de la verité de l’instant présent, ici instant vivant.

    Live à la Casa dans The Wire

    «Soundcheck Review», Julian Cowley, The Wire, no 204, 1 février 2001
    jeudi 1 février 2001 Presse

    The group takes its name from a Thelonious Monk composition; eight others form the programme for this live recording, made in Montréal in 1999 Jean Derome on alto saxophone, Pierre Tanguay at the drums and Pierre Cartier on electric bass are adventurous musicians, yet their homage is played respectfully straight. There’s a slightly glutinous quality to Cartier’s plugged in bass which sometimes threatens to dampen the quirky spring in Monk’s music. It also contrasts oddly with Derome’s pinched tone.

    There’s a slightly glutinous quality to Cartier’s plugged in bass which sometimes threatens to dampen the quirky spring in Monk’s music.

    Tricotage, Joëlle Léandre, Danielle Palardy Roger dans Cadence

    «Review», Frank Rubolino, Cadence, no 27:2, 1 février 2001
    jeudi 1 février 2001 Presse

    Léandre is very much at home in the duet setting having used this format on several recent recordings with different partners and instrumentation. On, she and drummer Roger speak in very personal tones that bring out the esthetic beauty of their two instruments. Léandre initiates the action with a vigorous display of arco playing, to which Roger simultaneously responds with a deft, sensitive drum touch. Roger uses bells cymbals, and other percussion devices to establish a serene mood. This state is temporary for she becomes more aggressive in response to the physicality displayed by Léandre. The bassist moves gracefully from bowing to plucking and back again, projecting hugely rich tones containing muscular strength and power. In step, Roger shrouds the output with quickly emerging splats of brush and stick work to set a galloping pace for the two women.

    The program consists of nine exercises in bass/ drum intercommunication. Either artist is likely to set the direction. On Jeux de mains, Roger uses her hands and palms to rub abrasive textures into the song, which causes Léandre to become somewhat percussive herself as she aggressively taps the strings The rhythm patterns are not completely atonal. An occasional tangible beat will suddenly emerge and then flee as quickly as it appeared. On au clair de lune, Léandre plays a mournful strain while Roger is in complete contrast with spontaneous and rapid spitfires of sound. Throughout, the music is cloaked in density and weightiness. The foreboding overtones give way to hopefulness and then recede back in an undercurrent of darkness. Léandre vocally injects the spirit of the Native American on Coupes blanches, and the ethnic beat of Roger matches. These duets represent two very talented artists. painting a formidable picture of intense audibility. There is no need for any other instrument on this set. Léandre and Roger say it all.

    These duets represent two very talented artists.
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