Le magasin de tissu dans Convergence
Derome’s collaborations with his partner, reed player and vocalist
Like fellow alto player
Faisant peu à peu son chemin, le quatuor à cordes Bozzini peut se féliciter d’une année bien remplie. En effet, c’est à l’automne de l’an 2000 que cette jeune formation fit sa première percée en s’associant avec le guitariste compositeur Tim Brady, le chevronné directeur de l’Ensemble Bradyworks et l’organisateur des Concerts M. Fort de sa première saison, ce quatuor semble désormais sur sa lancée, comme le confirme sa feuille de route des derniers mois
Fondée en 1998 par les sœurs Bozzini (Stéphanie à l’alto et Isabelle au violoncelle), cette formation montréalaise mise principalement sur le répertoire contemporain, donc de compositeurs de notre temps, comme le souligne la violoncelliste, mais cela ne l’empêche pas pour autant d’inscrire des pages de Haydn, de Mozart ou de Chostakovitch dans ses programmes de concert. Comme deux et deux font quatre, l’ensemble compte aussi sur deux violonistes expérimentés, soit Clemens Merkel (un virtuose spécialiste en musiques contemporaines, qui a quitté son Allemagne natale pour s’établir au Québec) et Geneviève Beaudry (une interprète d’expérience qui a trempé dans tous les répertoires, tant ancien, baroque que contemporain).
En dépit du rythme croissant des activités du quatuor, il n’en demeure pas moins que la partie est loin d’être gagnée.
Comme tout nouveau venu qui cherche à se tailler une place au soleil, le quatuor place l’enregistrement au cœur de ses préoccupations. À ce chapitre, les nouvelles semblent prometteuses, car deux projets sérieux sont sur la table en ce moment.
Bien lancé dans sa deuxième saison des Concerts M, le quatuor ne ralentira en rien ses activités durant les prochains mois et on pourra d’ailleurs l’entendre à cinq reprises d’ici mai. Parmi les rendez-vous prévus, le plus ambitieux de tous sera celui du 12 au 16 mars, lorsque le Quatuor Bozzini et l’Ensemble Bradyworks se diviseront les honneurs d’un événement conjoint (Voyage Dublin [Montréal] avec deux formations irlandaises, le Crash Ensemble et Vox 21. D’ici là, on pourra voir le quatuor dès le 11 novembre prochain, à 20 h, dans la salle de récital des Jeunesses Musicales du Canada (305, avenue Mont-Royal, 845-4108). Fidèle à sa vocation de présenter la contemporanéité musicale selon ses époques, le quatuor interprétera une œuvre de Malcolm Goldstein, en plus d’une de Sciarrino et d’une de Webern.
Martin Tétreault et i8u se sont croisés il y a quelques mois lors d’une soirée organisée par Francisco López au Silophone. Poursuivant leur carrière respective, les deux bruiteurs-musiciens-compositeurs comptent bien unir leur talent sur scène et sur disque. Nous les avons rencontré à Mutek 2001. C’était leur première vraie prestation en duo.
D’abord formé en arts plastiques, Martin Tétreault s’est découvert une passion pour les tourne-disques en 1984 en s’amusant à casser des disques vinyles en deux, à les rescotcher l’envers et les faire jouer sur son pick-up. Bruiteur, manipulateur de tourne-disques et compositeur, Martin Tétreault est associé au courant de musique improvisée, de musique actuelle montréalaise et plus particulièrement au collectif Ambiances Magnétiques. Il a accompagné, en spectacle et sur disques, plusieurs autres artistes de ce collectif
i8u a suivi un parcours plus traditionnel. Ayant d’abord reçu une formation en musique classique, elle s’est ensuite tournée vers la musique blues, voie qu’elle aurait sans doute poursuivie si le hasard n’eut pas mis David Kristian sur son chemin. Curieuse de nature, elle s’est lancée dans la musique électronique sur l’invitation de David Kristian, comme ça, juste pour voir…
Les deux artistes ont un point en commun
Elle, en concert, trimballe notamment un synthetiseur Emu Morpheus, un synthétiseur Korg ES-1, et un lecteur de mini-disques sur lequel elle a préenregistré des sons qu’elle traite ensuite en direct. Elle fabrique et échantillonne des sons provenant de diverses sources, obtenus directement de l’ordinateur.
Sur scène, le duo laisse une grande place à l’improvisation.
Tant mieux pour les deux artistes si les occasions et lieux de diffusion de leur musique se multiplient. Car au demeurant, le quotidien n’est pas toujours facile pour ces deux-là qui préfèrent l’expérimental au commercial.
Martin, lui, a la chance d’avoir un grand réseau de collaborateurs et de jouer plus souvent. Il travaille régulièrement comme musicien invité, ici et en Europe,
i8u et Martin Tétreault n’ont pas officiellement formé un duo, mais le plaisir qu’ils ont à jouer ensemble les amènera surement vers d’autres collaborations. D’ici là et en attendant leur prochaine sortie, les amateurs du genre peuvent commander les albums solos des deux artistes sur le site d’i8u et d’Amblances Magnétiques. Pour découvrir la résonance des deux univers, il faut se procurer une pièce rare
Plinc
In Casse-Cou, terzo pezzo,
Nell’ultima traccia vengono abbandonati gli strumenti e il duo diviene protagonista di un pezzo, forse, cabarettistico, con schiacciapensieri e voci alterate. Brano, che, probabilmente avremmo potuto maggiormente apprezzare nella performance dal vivo, per via della mancanza della componente visiva. Un’opera, comunque, decisamente interessante e umana, caratteristica questa difficilmente riscontrabile in molte uscite di musica improvvisata, più o meno derivante dal jazz.