Sauter au contenu principal
actuellecd

Blogue

109 résultats
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 10 compositions dans L’Express

    «À table, le jazz est servi!», L’Express, 25 mai 1999
    mardi 25 mai 1999 Presse

    S’il est vrai que la musique alimente l’âme et l’intellect, alors Jean Derome est probablement le plus nourrissant des jazzmen canadiens. En multipliant les champs d’action avec une insatiable curiosité (de la fanfare la plus festive à l’avant-garde la plus décoiffante), le multi-instrumentiste et co-fondateur de l’étiquette Ambiances magnétiques nous concocte au fil des ans un régime savemment équilibré.

    10 Compositions (Ambiances magnétiques/SRI) décortique le jazz à travers la lentille du trio qu’il forme avec le contrebassiste Normand Guilbeault et le batteur Pierre Tanguay. Tantôt, Derome arrache des viscères de son baryton un blues lascif, qui inciterait les plus pudiques au strip-tease, tantôt il souffle un hommage délicieusement aérien à Eric Dolby, tandis que Marcher sur des braises, sur lequel ouvre l’album, est ancré dans un pattern de basse piqué à Chuck Berry. Pourtant, dans la façon dont il traduit les idées les plus complexes dans un langage conversationnel, 10 Compositions est plus près de l’esprit du génial Ornette Coleman, pour qui le jazz ne sera toujours qu’une chanson que chacun module à sa façon. Le résultat, qui se prête autant à l’analyse détaillée qu’à une écoute épidermique (ce qui n’a rien de péjoratif), peut d’emblée être classé au rang des triomphes de l’année.

    Le résultat, qui se prête autant à l’analyse détaillée qu’à une écoute épidermique (ce qui n’a rien de péjoratif), peut d’emblée être classé au rang des triomphes de l’année.

    Tout le monde, Monsieur Fauteux, m’entendez-vous? dans Le Soleil

    «Le vrai vent de l’été», Pierre Boulet, Le Soleil, 22 mai 1999
    samedi 22 mai 1999 Presse

    De la fanfare? Y va pas bien, le bonhomme? Hop là, on se calme! S’il vous plait, oubliez les corps de tambours et clairons qui font branler les glands de leurs bottes de cowboys sur l’asphalte glacé des carnavals. Pensez plutôt à l’été. Aux vents chauds. Aux musiques d’un film dont vous seriez l’acteur. À des climats remplis de continents.

    Essayez, pendant une petite minute, d’imaginer une musique qui serait à la fois complètement champêtre et tout à fait urbaine. Un tantinet racoleuse, mais parfaitement intelligente. Une musique qui voudrait que tout le monde (mais là, vraiment tout le monde) soit joyeux, sinon heureux, pendant 56 minutes et neuf secondes. Eh bien, ça porte un nom: la Fanfare PourPour. Et ça donne un disque: … tout le monde. Fanfare PourPour… tout le monde. Un délice inattendu. Le vrai vent de l’été.

    Je vous parlais de climats. Ne niaisons pas avec la puck. Essayez d’imaginer. Un roulement de caisse claire, et c’est parti. Des échos de Nino Rota et de Kurt Weill. Un prétexte pour amener ce petit son tout à fait montréalais, actuel et irremplaçable, qui fait la vraie beauté du Festival de jazz. Un mélange de vents d’Est parfumés de klezmer, de fête foraine, d’atmosphères à la Radio Days de Woody Allen, de Nouvelle-Orléans et de musique de char qu’on pousse «au boutte», en traversant le rang de gravelle d’une verte campagne.

    Un son. Extrêmement confortable. Admission génélale. Et pourtant saisissant et dérangeant pour peu qu’on s’arrête à l’originalité des compositions, à la nervosité subtile des arrangements, à la spontanéité de l’invention. Ça sent le bitume et ça souffle des fleurs.

    Une fanfare merveilleuse, une petite messe, qui porte l’empreinte de Bernard Poirier, réalisateur et directeur musical (clarinette, clarinette basse, harmonica, guitare). Et qui ramasse ce qu’il y a de plus hot en musique intemporelle à Montréal: Lou Babin (accordéon, voix), Némo Vemba (trompette), Guido Del Fabbro (violon, alto),,Jaco Duguay et Benoît Fauteux (caisse claire et percussions), Stéphane Ménard (saxos), Luc Proulx (guitare), Suzanne Babin (clarinette), (Christine Lajeunesse (euphonium). Et des invités de marque, qui sont pourtant de la famille depuis toujours:Jean Derome (saxo alto), Claude Vendette (saxo ténor), Normand (G uilbeault (contrebasse) et René Lussier (guitare acoustique et composition).

    Des moments forts?

    La poussière du rang 4: Ça commence FarWest, à l’harmonica les cuivres font rouler la basse, l’accordéon et la clarinette vous déménagent chez les Juifs de l’Est et puis, d’un coup, le violon vous sort quelque chose qui ressemble à un reel. Un choeur vous achèveça à l’unisson. Insaisissable.

    Le vaisseau d’or (mon hit), composé et interprété par René Lussier à la guitare acoustique. Avec la voix de Lou Babin qui copule littéralement sur une trompette wa wa des années 20. De la musique venue de la peau. Un frisson épouvantable!

    Vous l’entendez, le son? Pas encore? Placez-le quelque part entre la valse, le tango, Tom Waits, un côté bon enfant tordu el la dernière bouffée qu’on tire, au lever du soleil, à la fin d’une nuit d’été. Ajoutez-y pigue-nique en famille ou un party de mariage en plein air… Ça, c’est de la fanfare. PourPour… tout le monde!

    Tout le monde, Monsieur Fauteux, m’entendez-vous? dans Hour

    «Review», Charlie McKenzie, Hour, 20 mai 1999
    jeudi 20 mai 1999 Presse

    This classical work of musical cabaret art is brought to you by the same people who’ve provided the Plateau with a good slice of its joie de vivre for the past 25 years. PourPour a highly polished, impromptu band of Plateau musicians, ranging in ages from 16 to 60, that takes a very definite Fellin-esque approach to life in general and music in particular. It’s funny that in an area where so many revel in the self-inflicted “underground” label, the real thing isn’t at all what you’d expect. Its much better.

    Tout le monde, Monsieur Fauteux, m’entendez-vous? dans Le Plateau

    «Un premier disque de musique de Fanfare», Alain Perron, Le Plateau, no 3:33, 16 mai 1999
    dimanche 16 mai 1999 Presse

    La fanfare Pourpour existe depuis quatre ans. Mais ses membres se connaissent depuis 25 ans s’étant tour à tour retrouvés au sein des formations l’Enfant Fort, fanfare spontanée, du Pouet Pouet Band, fanfare de scène, et de Montréal Transport Limité, une troupe de cabaret underground du Plateau Mont-Royal.

    «On a commencé à jouer ensemble pour le plaisir et on continue à le faire juste pour le plaisir. Ce serait utopique de croire que nous pourrions vivre de ce projet», affirme Bernard Poirier, compositeur de la formation ayant travaillé aux arrangements, clarinettiste et guitariste.

    De toute façon, la plupart des prestations de la fanfare Pourpour n’entrainent pas de réels bénéfices pour ses membres. «Nous offrons beaucoup de spectacles bénéfices. Il en est ainsi d’un prochain spectacle offert à Sherbrooke, le 17 mai, pour des enfants de Tchernobyl. Prochainement aussi, Pourpour participera à une campagne de financement pour permettre aux enfants défavorisés de profiter des camps de vacances au cours de l’été. Cette campagne est organisée par Radio-Canada et aura lieu le 13 juin prochain.

    On pourra entendre les airs de fanfares de Pourpour en plein air au parc Jeanne-Mance lors du Tour de l’ile, le 6 juin, de 10h à 14h.

    Les membres de la fanfare Pourpour ont été invités lors du dernier Salon du livre à Paris. «lls ne voulaient pas avoir de rigodon ni de ceinture fléchée. Alors nous avons animé l’exposition qui mettait le Québec à l’honneur.

    La formation de fanfare Pourpour

    Les gens ont apprécié de découvrir un nouveau genre de musique enfin offert par le Québec», raconte Bernard Poirier.

    «Notre musique provient d’un métissage d’influences, ce qui correspond à ce qui se vit ici au Québec grâce à l’apport des communautés culturelles», insiste-t-il.

    À la saveur du plateau

    La formation est composée principalement de musiciens du Plateau Mont-Royal: Bernard Poirier, composition, arrangement, clarinettes et guitare, Luc Proulx, guitare acoustique, composition, Lou Babin, accordéon, voix, Suzanne Babin, clarinette danse, Guido del Fabbro, violon, mandoline, Jacô Duguay, grosse caisse et voix, Benoit Fauteux, caisse claire, percussions, Roy Hübler, guitare acoustique, banjo, Christine Lajeunesse, euphonium, Stéphane Ménard, saxophones, et Nemo Venha, trompette.

    Pourpour vient de lancer un disque sur lequel on trouve 16 pièces, dont la majorité sont originales, composées par les membres du groupe. Huit pièces sont de Bernard Poirier, quatre de Luc Proulx, deux de Jean-Marc Zelwer, une de René Lussier et une de Tom Waits.

    Les influences de ce genre de musique de fanfare proviennent des gitans et de l’Europe de l’Est. À l’époque du Pouet Pouet Band, la troupe a d’ailleurs vécu comme des gitans en voyageant en Europe au début des années 1980. «Nous avancions de village en village en offrant des mini-concerts pour financer notre voyage. L’aventure a duré trois mois. Au début nous avions deux véhicules, à la fin c’était toute une caravane qui nous suivait avec des musiciens locaux», se souvient Bernard Poirier. La musique de fanfare rejoint de plus en plus d’adeptes et connait une certaine popularité «Il s’agit d’une musique vivante et joyeuse. On entend aussi de la musique de fanfare dans les bandes sonores de plus en plus de films» fait-il remarquer.

    Avec la popularité de ce type musical, Bernard Poirier et sa troupe caressent un projet de créer un festival de la musique de fanfare. Un festival qui s’ajouterait aux autres tendances musicales mises en évidence lors d’événements publics à Montréal.

    Tout le monde, Monsieur Fauteux, m’entendez-vous? dans Le Devoir

    «La Fanfare», Sylvain Cormier, Le Devoir, 15 mai 1999
    samedi 15 mai 1999 Presse

    À la parade, je n’ai jamais été. Ni Saint-Jean, ni Saint-Patrick, ni rallye politique. Pas plus pour regarder passer la parade sur les épaules de papa que pour parader moi-même. Jamais soufflé dans une trompette. Jamais tenu la cadence au tambour dans l’harmonie de la polyvalente secondaire Henri-Bourassa, encore moins un bâton de majorette. C’est dire à quelle distance je me suis tenu des fanfares et leur tintamarre et leurs notes à côté de la note. C’est dire combien je suis surpris d’être tombé amoureux fou de ce premier disque de la Fanfare Pourtour.

    Que c’est beau, une fanfare, quand c’est joué avec intelligence et sensibilité. Que c’est fou, une fanfare d’esprits libres. Que c’est plein de toutes sortes de choses à la fois, une fanfare sans frontières: il y a dans celle-là la frénésie des orchestres klezmer, les musiques de Nino Rota pour Fellini, l’improvisation collective des jazzbands de La Nouvelle-Orléans, les rythmes de musiques d’un peu partout dans le monde.

    C’est joué par onze copains-copines de l’«idiot professionnel» François Gourd, habitués du regretté Cabaret de l’incantation à la pleine lune, anciens de L’Enfant Fort, du Pouet Pouet Band et du Montréal Transport Limité, infatigables et irrépressibles saltimbanques du Plateau, qui ont appris à jouer en jouant ensemble pour le plaisir.

    Qu’il s’agisse des compositions maison de Bernard Poirier et Luc Proulx ou des versions du Russian Dance de Tom Waits et du Vaisseau d’or de René Lussier, tout là-dessus exalte l’émerveillement, la beauté, la liberté, mais sans nier la tristesse et la cruauté. Pour tout dire, la Fanfare Pourpour joue pour tout le monde. Même moi. Foi d’ancien exclu de la parade.

    Tête à queue dans Voir

    «Critique», Nicolas Tittley, Voir, 13 mai 1999
    jeudi 13 mai 1999 Presse

    Bernard Falaise, Pierre Labbé, Rémi Leclerc et Frédéric Roverselli sont des habitués de la scène de la musique actuelle, et leur facilité à improviser les a bien servis sur ce premier disque de Papa Boa. Rock, électro, free, pop, jazz ou country rien ne résiste à leurs pulsions créatrices éclatées, et pourtant, ils ont accouché d’un album d’une formidable cohérence. Des invités viennent poser leur voix sur les musiques, parfois avec des petits contes surréalistes (sur Un lutin, Marie-Jo Thério plaque son plus bel accent de Moncton contre les guitares tonitruantes de Falaise) qui contribuent à l’esprit joyeux et imaginatif de Papa Boa. Le groupe ne compte pas faire de spectacles, mais Falaise sera à Victo avec Kllaxon Gueule, le 2] mai.

  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13