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  • Chèvre dans Le Devoir

    «Chèvre, Chevreuil», Mario Cloutier, Le Devoir, 5 septembre 1998
    samedi 5 septembre 1998 Presse

    Bon dieu que la zizique improvisée si bien criticotée, on en prendrait tous les jours. Un délice d’inventivité et de vivacité. Et marquons tout de suite d’un idem l’appréciation du Chevreuil des deux chasseurs de sonorités à l’emporte-pièce. Cette fois, les deux complices ajoutent quelques flèches (pieds, daxophone, voix, guimbardes, théière, appeaux et percussions de toutes sortes) à leur arc. Cette quête alimentaire nous amène dans un deuxième voyage de chasse qui va du rap au folklore en passant par tous les croassements et grenouillages imaginables et possiblement exprimés par la dextérité des deux instrumentistes.

    Certes, l’animalerie du duo québécois n’est pas exempte de quelques redondances. Mais, en improvisation, nul n’est tenu à l’impossible. Avouons qu’il est difficile de faire mieux dans le genre «endroit-où-nul-homo-sapiens-ne-s’est-aventuré-auparavant».

    L’improvisation comme une vague incessante de joie, dit le proverbe magnétique. Au contraire de la Cherry Blossom et de la langue avide de la publicité, ce plaisir est ici facilement partagé par nos oreilles ébahies.

    Chevreuil dans Le Devoir

    «Chèvre, Chevreuil», Mario Cloutier, Le Devoir, 5 septembre 1998
    samedi 5 septembre 1998 Presse

    Deux disques, un duo, deux improvisateurs, un même esprit. Tellement, qu’il en résulte deux instruments, maniés du début à la fin de mains à la fois expertes et fofolles, semblant découler l’un de l’autre. Et nous avons là, que diable, une guitare et une batterie! Rien de plus, rien de moins. Sur Chèvre, Lussier poursuit sa quête de narrativité en nous «interprétant» la vie d’un quadrupéde qui ne sait plus trop sur quel pied danser. Déséquilibrante aventure qui nous amène ludiquement dans les méandres parfaitement imbriqués d’échanges époustouflants entre deux musiciens hors pair.

    Chansons de Douve dans Le Devoir

    «Critique», Mario Cloutier, Le Devoir, 5 septembre 1998
    samedi 5 septembre 1998 Presse

    La mort et le deuil. Les mots manquent, les musiques aussi. Inspiré du poète et philosophe français Yves Bonnefoy, le compositeur québécois Pierre Cartier a écrit Chansons de Douve, œuvre sensible et émouvante qui saisit toute la douleur, le mystère, la solitude, le désespoir mais aussi l’espoir suscités par le mourir… Brillamment, Pierre Cartier a transposé avec le plus grand respect tous ces moments de dénuement en une musique, inspirée notamment du jazz, qui oscille, creuse, fouille, monte et descend, procédant d’un souci constant de purété, de gravité, de recueillement. Œuvre sans compromis, cet album unique a d’abord été un spectacle in 1996 et Ambiances Magnétiques a eu l’heureuse idée d’en préserver la subtile et précieuse trace avec la collaboration de Radio-Canada. Soulignons d’ailleurs l’excellence de la prise de son. On trouve sur Douve la basse électrique de Cartier et le jeu de sept musiciens, dont cinq souffleurs, qui soutiennent les voix superbes de Noëlla Huet et d’Angèle Trudeau.

    La musique de Cartier est simple sans être simpliste. Elle va directement au cœur de l’émotion sourde. Spirale nostalgique et descente aux enfers, onde de fond et douce tristesse, dure réalité et limpide cristal émergeant du silence, ce disque s’avère sans aucun doute l’un des plus beaux moments musicaux de l’année au Québec.

    … l’un des plus beaux moments musicaux de l’année au Québec.

    Dur Noyau Dur dans Revue & Corrigée

    «Critique», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 37, 1 septembre 1998
    mardi 1 septembre 1998 Presse

    Autre duo, plus extrémiste, surtout plus bruitiste. Les guitares dans tous leurs états, à la fois électriques et acoustiques, associées aux scratches, bruitages et autres sonorités liées à la manipulation de tourne-disques et de radios. Vingt et une confrontations (où est passée la 22e, «manufacture»?) et un concept — les noms en «ure» — susceptible d’être renouvele près de vingt fois. Exploration d’un champ lexical, à travers l’extension d’un champ sonore? A moins que cela ne soit le contraire! Ou tout simplement le pretexte d’une rencontre fructueuse? Après tout, rien n’interdit de faire les mêmes exercices avec les mots en «age»: Mais mon nom ne serait pas en phase avec le concept.

    Dur Noyau Dur dans Pulse!

    «Review», Art Lange, Pulse!, 1 septembre 1998
    mardi 1 septembre 1998 Presse

    In the 1950s, electronic composers began working with live instrumentalists, creating electroacoustic music and fulfilling the prophecy of the Futurists back before World War 1. Today, improvisers like the Québécois duo of guitarist Lussier and turntable-manipulator Tétreault have taken hold of the technology, slicing and splicing together the most outrageous sounds imaginable. Every piece constructs its own form from scratch, literally; their music is a collage of percussive clatter, radio static, distorted sounds from LPs, and abstract guitar timbres. The results have an almost tactile feel and unearthly ambiance— Nervure sounds like amplified steel-wool against the electroacoustic music and fulfilling the prophecy of the Futurists back before World War 1. Today, improvisers like the Québécois duo of guitarist Lussier and turntable-manipulator Tétreault have taken hold of the technology, slicing and splicing together the most outrageous sounds imaginable. Every piece constructs its own form from scratch, literally; their music is a collage of percussive clatter, radio static, distorted sounds from LPs, and abstract guitar timbres. The results have an almost tactile feel and unearthly ambiance— Nervure sounds like amplified steel-wool against the surface of a vinyl disc, and Azur could be the soundtrack to John Fahey’s nightmare. Don’t listen for conventional melody or regular rhythms; the music is in the confusion of sounds and sources. ★★★★

    ★★★★

    3 musiques pour UBU dans Pulse!

    «Review», Art Lange, Pulse!, 1 septembre 1998
    mardi 1 septembre 1998 Presse

    This CD set of witty, moody and atmospheric scores you for Montréal theatrical productions of Beckett, and Jarry and Russian Futurist/Constructivists.

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