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Frank Martel

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  • Yé-Yi-You-Ya, Frank Martel dans La Presse

    «Festival Voix d’Amériques: Frank Martel doit chanter», Alain Brunet, La Presse, 8 février 2007
    jeudi 8 février 2007 Presse

    Assorties d’ornements néo-dadaïstes et d’onomatopées consonantes, ses chansons n’appartiennent qu’à lui. Jusqu’à une période récente, ce quadragénaire avait été un artiste plutôt évanescent, préférant se dissimuler derrière sa plume, ses chansons et les conseils judicieux qu’il prodiguait à ses amis créateurs.

    Après tant d’années de camouflage, cet artiste doué tend enfin à se montrer la fraise sur scène. Déjà que Frank Martel aurait dû faire des disques bien avant 2001. Ses trois albums (Enjambons le désert, Sautons ce repas de midi, Yé-Yi-You-Ya) ne sont-ils pas parmi les plus intrigants à avoir été créés au Québec ces dernières années?

    Ainsi, il s’est laissé convaincre de se produire au festival Voix d’Amériques, plus précisément mardi à la Sala Rossa. Frank Martel a visiblement du mal à devenir chose publique, mais voilà, son travail étant forcément public, le destin l’attendait au détour. Mardi soir à la Sala Rossa, il y faisait face.

    Je l’avais déjà vu sur scène, ç’avait été clairement mauvais tant il était pétrifié par le trac. Mardi, c’était nettement meilleur. Plus détendu, plus drôle, plus apte à communiquer, mieux préparé à se produire devant une salle pleine, Martel avait la forme.

    Certes, cette salle lui était rassurante puisque pleine de ses amis et autres humains de mêmes affinités. L’artiste était capable de communiquer le contexte de ses chansons, nous faire partager les émotions fondatrices de son univers si singulier.

    Accompagné par Bernard Falaise et Éloi Deit, il nous a balancé en format de poche une portion probante de son répertoire. Formation réduite, instruments réduits (guitalélé, ukulélé baryton, guitare basse acoustique), tessiture réduite sur fond de country-folk afropolynésien (mettons), le tout au service d’un imaginaire on ne peut plus foisonnant.

    Martel peut certes nous plonger dans l’absurde mais aussi viser directement nos plexus avec des trouvailles hypersensibles, telles: «La prochaine fois que tu me tues, moi je joue plus», «Chus toujours dans tes jambes chus jamais dans tes bras» ou encore «Les partitions de l’amour se sont envolées de chez moi.»

    Visiblement, l’artiste fréquente les labyrinthes de l’amour, il sait aussi apprécier le chaos de la nature qui l’entoure, il sait se projeter dans l’absurde, nous faire voyager dans des contrées virtuelles qui ont tôt fait de s’illustrer en nous.

    S’il ne chantait pas si faux (pour les notes longuement appuyées, c’est franchement agaçant), Frank Martel pourrait conquérir un public beaucoup plus vaste, bien au-delà de sa gang qui a parfaitement raison de l’admirer.

    Sans vouloir le transformer en chanteur, son directeur musical (l’excellent guitariste Bernard Falaise) devrait à mon sens l’inciter à une plus grande précision vocale. Après tout, Martel ne dit pas ses textes, il ne les clame pas non plus. Il les chante. Aussi bien viser la justesse, non? Et chanter le plus souvent possible.

    Assorties d’ornements néo-dadaïstes et d’onomatopées consonantes, ses chansons n’appartiennent qu’à lui.

    1 – 3 décembre 2006: DAME aux Rencontres de musiques spontanées à Rimouski

    jeudi 23 novembre 2006 En concert

    Plusieurs artistes DAME seront présents aux Rencontres de musiques spontanées 3 (RMS3), tenues à Rimouski (Québec) du 1 au 3 décembre 2006. Le 1 décembre, Catherine S Massicotte, Brigitte Lacasse et Éric Normand présenteront leur projet Minus 3 et Érick d’Orion présentera sa récente œuvre audio Téléphonie cellulaire. Le 2 décembre, place à un second programme double avec Les gars trans, un groupe formé de Frank Martel, Robin Servant et Éric Normand, suivi de Cabina obscura avec John Blouin et Bernard Falaise. Le dimanche 3 décembre sera lancé le disque 10 situations précaires avec James Darling, Lori Freedman, Gabriel Dionne et Diane Labrosse. Le lancement sera suivi d’une présentation du projet Khôra de Jean-François Laporte par Martin Ouellet.

    Frank Martel est un sacré talent!

    mardi 5 octobre 2004 En concert

    En concert au bistrot culturel Le Va-et-vient le ,9 octobre, ainsi qu’O Patro Vys le 22 octobre 2004 (Montréal), Frank Martel est également l’un des artistes sélectionnés pour la campagne de promotion d’artistes québécois “Sacré talent” de l’Espace musique de Radio-Canada.

    30 avril 2004: Labrosse et son Petit bestiaire

    lundi 19 avril 2004 En concert

    Diane Labrosse vous convie à la visite de son «Petit bestiaire», une série de pièces bruitistes et absurdes basées sur la vie animale. Le concert à lieu à La Sala Rossa (Montréal) les 29 et 30 avril 2004, avec les musiciens Michel F Côté (percussion acoustique et électronique), Lori Freedman (clarinettes), Diane Labrosse (échantillonneur), Frank Martel (theremin, guitare électrique, voix) et Jocelyn Veilleux (cor français).

    Ohmix, Carnets de voyage, Tout le monde, Speechless, Upbeat, Grain, Chansons d’un jour, Sautons ce repas de midi, Maison douce maison, Studio — Analogique — Numérique, Fanfare Pourpour, Fred Frith, Klaxon Gueule, Frank Martel, Martin Tétreault dans actuellecd.com

    «En cadeau, élargir des horizons», François Couture, actuellecd.com, 25 novembre 2003
    mardi 25 novembre 2003 Presse

    Les Fêtes approchent. Vous vous demandez quoi offrir en cadeau cette année? Vous cherchez le truc original, ce qui étonnera et fera plaisir? Pourquoi ne pas élargir les horizons musicaux d’un être cher, d’une collègue de travail ou d’un cousin que vous n’avez pas vu depuis le dernier Noël. Voici une sélection toute personnelle d’idées cadeaux pour initier quelqu’un (ou vous-même, on peut bien se faire plaisir!) à la musique actuelle.

    La chanson

    Cela peut paraître un peu simpliste, mais tout le monde apprécie une bonne chanson. Cela dit, nous n’avons pas tous la même définition de ce qu’est une bonne chanson. Et les artistes du catalogue de DAME prennent beaucoup de liberté avec cette forme musicale, c’est d’ailleurs ce qui rend la chose si excitante. Frank Martel et Tomás Jensen sont des chansonniers au verbe ludique et à la musique intemporelle, chacun à sa façon (les amateurs de Richard Desjardins ou d’Urbain Desbois y trouveront leur compte). Et les Chansons d’un jour de Geneviève Letarte plairont à quiconque recherche une chanson au texte poétique et à la mélodie intelligente et accessible. Pour les rockeurs dans l’âme, Locomotive d’André Duchesne (des riffs à fond de train) demeure un classique.

    Castor et compagnie de Joane Hétu a déjà un côté plus pernicieux avec ses textes sensuels (voire érotiques) et ses moments de douce folie, une folie qui s’accentue dans le rock déconstruit du groupe féminin Justine: leur premier album, (Suite), tient du rock progressiste, alors que le second, Langages fantastiques, fait plutôt dans la chanson à haute teneur en improvisation. Comme va-tout, la compilation Chante! 1985-2000 offre une vaste sélection de chansons tordues et touchantes.

    La fête

    Moment de célébration, de carnavalesque, de transgression des interdits, la fête est aussi musicale et donne lieu dès lors à une distorsion des règles couramment admises. L’Orkestre des pas perdus insuffle à la musique de fanfare un air de cirque actuel, un R ‘n’ B (rhythm ‘n’ brass, bien sûr) qui rafraîchirait n’importe quelle parade. Son cousin Les Projectionnistes (les deux projets sont pilotés par Claude St-Jean) remplace le cirque par le rock et de fanfare fanfaronne la section de cuivres se transforme en funk frénétique. Pour sa part, la Fanfare Pourpour troque le caractère officiel des costumes de parade pour la spontanéité d’une fanfare de rue, une musique pour Tout le monde qui ne s’abaisse pas au plus petit dénominateur commun.

    Dans le même esprit, mais en ajoutant un côté est-européen et une imagination débridée, le groupe Interférence Sardines (qui compte en ses rangs deux membres du groupe néo-trad Les Batinses) brasse fort. Jean Derome et les Dangereux Zhoms adoptent un angle plus jazz avec un côté frivole qui pousse parfois jusqu’à l’exubérance. Les trois albums du groupe sont hautement recommandables, mais Carnets de voyage demeure un excellent point de départ. On trouve le même esprit de démesure et d’émotion pure dans La boulezaille (Pierre Langevin et Pierre Tanguay) et Plinc! Plonc! (Jean Derome et Pierre Tanguay), des disques où s’entremêlent improvisation, musiques du monde, jazz et fantaisie libératrice.

    Et pour aller plus loin

    Mais peut-être voulez-vous allez plus loin et donner le goût d’une musique actuelle plus audacieuse et abstraite? Voici quelques suggestions de musiques improvisées et électroniques.

    Martin Tétreault est l’un des artistes expérimentaux les plus fascinants en ce moment. Son utilisation du tourne-disque projette 45 questions par minute. Son récent disque Parasites avec Diane Labrosse pose la loupe sur de petits bruits inquiétants. Et sa nouvelle collaboration avec le Japonais Yoshihide Otomo, Studio — Analogique — Numérique, offre une musique de recherche étonnante dans une présentation originale: un coffret de trois mini-disques compacts.

    Actif sur la scène des musiques d’avant-garde depuis le début des années 70, Fred Frith demeure le favori de plusieurs amateurs du genre. Les deux albums de son Fred Frith Guitar Quartet (avec René Lussier, Nick Didkovsky et Mark Stewart) sont essentiels. DAME offre aussi les titres de son étiquette Fred Records.

    L’un des premiers groupes de l’écurie DAME à s’être tourné vers l’improvisation électroacoustique, Klaxon Gueule donne dans les textures bruitistes et le plaisir exigeant. Les albums Muets et Grain ont été acclamés par la critique internationale. Mentionnons aussi la compilation Ohmix, un projet électronique audacieux où une brochette d’artistes (dont Martin Tétreault, David Kristian, John Oswald, Terre Thaemlitz et Ralf Wehowsky) remixent les disques de l’étiquette Avatar.

    Enfin, au lieu d’envoyer les habituelles cartes de souhaits, je vous suggère les cartes postales sonores de l’étiquette Ouïe-Dire, des cartes accompagnées de mini-disques compacts. Et bon temps des Fêtes!

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