Jürg Frey: String Quartets
Quatuor Bozzini / Jürg Frey
Le disque […] a été acclamé dès sa sortie et a depuis été cité par
Björk […], loué par le critiqueAlex Ross et cité comme source d’inspiration par de nombreux autres, à juste titre. — Эксперимент, Ukraine
… le quatuor montréalais nous impressionne une fois de plus par son souci du détail, alors que des moments en apparence simples se dévoilent avec une beauté, une merveille et une émotion qui rendent véritablement justice à l’œuvre de
Frey . — Take Effect, ÉU
La musique de
La simplicité — mais aussi la difficulté — de jouer simplement une gamme ou d’équilibrer des sons, des combinaisons de sons et des proportions pendant longtemps, à la limite de l’audible et presque sans bouger, avec une concentration maximale, est l’essence même de cette musique.
Nous sommes depuis longtemps liés artistiquement et amicalement à
Nous remercions
- Compositeur·trice(s): Jürg Frey
- Interprète(s): Quatuor Bozzini, Nadia Francavilla, Clemens Merkel, Stéphanie Bozzini, Isabelle Bozzini
- Image de couverture: Mario Côté
- Graphisme: Marie-Pierre Morin
- SODEC
CD (CQB 2535, 2025)
- Cet article peut être téléchargé et/ou écouté sur le site collectionqb.bandcamp.com.
- 1Streichquartett (1988), 10:55quatuor à cordesQuatuor Bozzini (Nadia Francavilla, violon
; Clemens Merkel, violon; Stéphanie Bozzini, alto; Isabelle Bozzini, violoncelle) - 2(Unbetitelt) VI (1990-91), 18:54quatuor à cordesQuatuor Bozzini (Nadia Francavilla, violon
; Clemens Merkel, violon; Stéphanie Bozzini, alto; Isabelle Bozzini, violoncelle) - 3Zwei allerletzte Sächelchen (1990), 1:08quatuor à cordesQuatuor Bozzini (Nadia Francavilla, violon
; Clemens Merkel, violon; Stéphanie Bozzini, alto; Isabelle Bozzini, violoncelle) - 5Streichquartett 2 (1998-2000), 28:59quatuor à cordesQuatuor Bozzini (Nadia Francavilla, violon
; Clemens Merkel, violon; Stéphanie Bozzini, alto; Isabelle Bozzini, violoncelle)
- Étiquette: Collection QB
- CQB 2535
- 2025
- UCC 771028373529
- Durée totale: 60:06
- Boîtier sympathique
- 126 mm × 126 mm × 5 mm
- 35 g
Sur le web
Téléchargement (CQB 2535_NUM, 2025)
- Cet article peut être téléchargé et/ou écouté sur le site collectionqb.bandcamp.com.
- 1Streichquartett (1988), 10:55quatuor à cordesQuatuor Bozzini (Nadia Francavilla, violon
; Clemens Merkel, violon; Stéphanie Bozzini, alto; Isabelle Bozzini, violoncelle) - 2(Unbetitelt) VI (1990-91), 18:54quatuor à cordesQuatuor Bozzini (Nadia Francavilla, violon
; Clemens Merkel, violon; Stéphanie Bozzini, alto; Isabelle Bozzini, violoncelle) - 3Zwei allerletzte Sächelchen (1990), 1:08quatuor à cordesQuatuor Bozzini (Nadia Francavilla, violon
; Clemens Merkel, violon; Stéphanie Bozzini, alto; Isabelle Bozzini, violoncelle) - 5Streichquartett 2 (1998-2000), 28:59quatuor à cordesQuatuor Bozzini (Nadia Francavilla, violon
; Clemens Merkel, violon; Stéphanie Bozzini, alto; Isabelle Bozzini, violoncelle)
- Étiquette: Collection QB
- CQB 2535_NUM
- 2025
- UCC 771028373581
- Durée totale: 60:06
Notes liminaires
Matériau anonyme
Le matériau peut être anonyme. Prenons comme exemple les voix médianes dans un cahier d’hymnes médiévaux
Quand je travaillais sur le
J’ai ressenti qu’il y avait une visibilité dans son art qui correspondait à l’audibilité dans ma musique. Audibilité
Au long des années, il m’est apparu de plus en plus clairement qu’il n’existe pas de matériau anonyme. Chaque matériau a sa propre forme, et dès qu’il existe dans l’espace et le temps, il possède sa propre empreinte. Le matériau anonyme est plutôt une idée qui porte le travail à un point où la concentration de ce qui est essentiel devient possible. Il permet de sentir qu’on peut commencer à zéro.
—
Quelques articles recommandés
La presse en parle
Review
From Collection QB,
This disc’s centrepiece is the ethereal 29-minute
In the original liner notes the composer cites
The second quartet is preceded by several other shorter works. His first quartet, from 1988, offers a personal and more restrained vision of the soft, insistent chromaticism innovated by
Review
Originally released in 2006, this reissue assembles the Swiss composer’s first two quartets and other works, where
The back half belongs to the 2 segments of
An often slow moving body of work, the Montréal quartet again impress us with their detail, as seemingly simple moments unfold with beauty, wonder and emotion that truly does justice to
9/10
Critique
Recenzje
Un compositeur notable de musique contemporaine, un quatuor classique canadien tout aussi notable et cinq compositions datant du siècle dernier, interprétées au début du suivant et aujourd’hui rééditées. Les deux premières durent une douzaine de minutes chacune, les deux suivantes sont des miniatures de quelques dizaines de secondes, tandis que la dernière dure près d’une demi-heure, une épopée de sons qui s’estompent d’une beauté unique.
La première histoire est une sorte de trépidation douloureuse, une berceuse déchirante et sans joie, sous la forme d’une répétition constante construite par des oppositions, tant sur le plan sonore que dramatique. Le récit ondule, adhérant avec détermination à l’idée de minimalisme et parfois de réductionnisme constitutif. Le silence joue ici un rôle important, qui, de temps à autre, fait entrer clandestinement des bribes de mélodies qui s’estompent. La deuxième piste semble s’inspirer de l’esthétique de la musique ancienne, est plus sombre et est certainement la plus classique de l’ensemble de l’album. La narration apparemment simple subit ici une rupture systématique, mais elle ne perd pas la marque d’une exposition moelleuse. Il fait souvent un pas en avant, puis deux en arrière. Il avale de petites portions de mélodie, les mâche et les remet en place. La fin même semble porter une note d’optimisme mystérieux. Parmi les miniatures annotées, la première cherche un fond, la seconde brille d’un post-baroque strident. Le cinquième morceau occupe la moitié de l’album et en constitue définitivement la qualité. Elle coule du fond de la crypte obscure, s’étirant entre les dents serrées, évoquant une procession des morts. C’est d’une beauté indicible, bien que construit avec des méthodes extrêmement réductrices. Une grande omission qui déplace des montagnes. Une vie qui porte depuis longtemps la marque d’une mort irrémédiable. Elle sent la musique ancienne, la bande-son parfaite d’une mort exceptionnellement lente.
Traduit du polonais.
Texte original
Znamienity kompozytor muzyki współczesnej, równie znamienity, klasyczny kwartet z Kanady i pięć kompozycji pochodzących jeszcze z poprzedniego wieku, wykonanych na początku kolejnego, a obecnie reedytowanych. Dwie pierwsze trwają po kilkanaście minut, dwie kolejne, to kilkudziesięciosekundowe miniatury, ta ostatnia zaś, to prawie półgodzinna, wyjątkowa piękna epopea zanikających dźwięków.
Pierwsza opowieść, to rodzaj bolesnej trwogi, rzewnej, nieradosnej kołysanki, w formie nieustannej repetycji budowanej przeciwieństwami, tak brzmieniowymi, jak i dramaturgicznymi. Narracja faluje, z pełną determinacją trzyma się idei minimalizmu i niekiedy konstytutywnego redukcjonizmu. Ważną rolę odgrywa tu cisza, która from time to time przemyca ochłapy gasnącej melodii. Drugi utwór zdaje się sięgać po estetykę muzyki dawnej, jest bardziej rozśpiewany, definitywnie najbardziej klasyczny w albumowym zestawie. Pozornie prosta narracja ulega tu systematycznemu rozkładowi, ale nie gubi znamion ekspozycji łagodnej dla ucha. Często robi krok do przodu, a potem dwa do tył. Łyka drobne porcje melodii, przeżuwa je, a potem odkłada na miejsce. Samo zakończenie zdaje się nieść nutę tajemniczego optymizmu. Z anonsowanych miniatur, pierwsza szuka dna, druga błyszczy piskliwym post-barokiem. Piąty utwór zajmuje połowę albumu i definitywnie konstytuuje jego jakość. Płynie z samego dna mrocznej krypty, cedzony przez zaciśnięte zęby, przypomina pochód umarlaków. Jest niewymownie piękny, choć budowany wyjątkowo redukcjonistycznymi metodami. Wielkie zaniechanie, które przenosi góry. Dogorywające życie, które od dawna nosi znamiona bezpowrotnej śmierci. Pachnie muzyka dawną, idealny soundtrack do wyjątkowo powolnego umierania.
Review
Released via the
Critique
Le
String Quartets présente les deux premiers quatuors à cordes du compositeur suisse, dont le magistral et presque fantomatique
Le premier quatuor procède de la même pensée structurelle, bien que plus affirmatif dans sa gestuelle et son volume sonore. Deux miniatures complètent le programme, les
Depuis cet album, les Bozzinis ont créé d’autres œuvres de Frey, dont le
Un monument de minimalisme austère et stoïque.
Needle Drops
Swiss composer
The Bozzini’s precise execution amplifies the music’s mesmerizing qualities, highlighting why they’ve become one of contemporary music’s most significant ensembles, having premiered approximately 500 works across diverse compositional approaches.
Review
Crítica
Amb el suport d’Actuellecd, un recurs inestimable en la música nova i d’avantguarda, que treballa, entre d’altres, amb DAME-Music, un segell discogràfic amb seu a Montréal, Canada.
El disc, que forma part de la Collection QB, recull quatre obres per a quartet de corda de
El llançament de l’àlbum
El compositor suís Jurg Frëy és poc conegut al nostre país. La seva música és lenta, reflexiva, amb cops d’arc llargs realitzats amb un so expressiu que dona coherència a tot el cos de la producció musical de Frëy.
En la peça central, Streichquartett, el quartet fa sonar uns repetitius intervals cromàtics descendents sotmesos a una llarga cadena d’acords lents que generen harmònics
El segon quartet està precedit per altres obres més breus. El díptic Zwei allerletze Sächelchen —Mailied i Vorbei— crida l’atenció per la seva delicada brevetat. Són moviments sorprenents perquè cadascun d’ells dura escassament un minut. Dues idees, dos instants.
El Quatuor Bozzini ofereix una visió moderada del cromatisme suau i insistent, una construcció harmònica innovada per
El Quartet de cordes núm. 2 és més ombrívol i les tècniques interpretatives del
El seu rigorós ofici, que cerca la qualitat per damunt de tot, els ha convertit en un dels conjunts de cambra de música d’avantguarda més importants de l’actualitat.
Blogue
- lundi 23 février 2026 / Presse
Le disque […] a été acclamé dès sa sortie et a depuis été cité par
Björk […], loué par le critiqueAlex Ross et cité comme source d’inspiration par de nombreux autres, à juste titre. Suite - jeudi 15 janvier 2026 / Presse
La pièce maîtresse en est le deuxième
Streichquartett , de près de 30 minutes, particulièrement fantomatique, qui évolue dans un espace en apesanteur, une sorte de halo brumeux et apaisant. Suite - mercredi 7 janvier 2026 / Presse
… le quatuor montréalais nous impressionne une fois de plus par son souci du détail, alors que des moments en apparence simples se dévoilent avec une beauté, une merveille et une émotion qui rendent véritablement justice à l’œuvre de
Frey . Suite






