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  • Maison douce maison in Halifax Sunday Herald

    “Review”, Steve Pedersen, Halifax Sunday Herald, February 20, 2000
    Sunday, February 20, 2000 Press

    Pas Perdus can mean lost steps, mad steps — take your choice — it all fits this wacky band. The word «perdu» also resonates in French with words like lost, ruined, distracted, doomed, and reckless. They call themselves a marching band-ska-house.

    Such a description, if you didn’t hear them two years ago at the Atlantic Jazz Festival, will prepare you for this marvellously unbuttoned Montréal horn band who are brassy in every sense of the word.

    The compositions and arrangements are all by trombonist, musical saw-yer, and player of various small percussion bric-a-brac, Claude St. Jean. The CD starts with a 5 second welcome track — the sound of a tone arm tracking a vinyl disc leads to a laid back 40s dance band playing You’re Driving Me Crazy. Then the tone arm scratches across the record, the hissing and popping disappears and the trombone/saxes start a typical Pas Perdu intro to Acetaminophene.

    A characteristic funky rock-fusion bass line, eventually taken over by the tuba, supports solos and ensemble riffs over ricky-ticky sticks on muted cymbal and snare rim. The band is hot and cheeky, a wild thing, kind of a brass band dixie mix.

    Sometimes, as in Route 20, with its deep 60s kind of mayhem, it is hard to believe there are only six players: trombone, alto sax (piccolo, clarinet) tenor sax (flute, mouth noises), sousaphone, trumpet/flugelhorn, percussion/drums and almost everybody plays a noisemaker or rattle of some description. It can be hair-raising.

    Alto sax player Levasseur is a dangerous man (a dangereux zhom bloodline?). Typically the band begins a chart by establishing an off-kilter rhythmic lattice-work into whose spaces the melody instruments dodge in and out. This band is about rhythm and sheer for-the-hell-of-it playing, yet it is a very disciplined band. They play apart together.

    Every track jumps to a different rhythmic groove, some with a sort of tangoish rhythm stitched together by the tuba and the sticks on the cymbals, and all of it sounding that gapped syncopated line. Incidentally on Arabesque, Levasseur plays a great, meaty piccolo solo. Piccolo may not be your normal jazz voice, though, in his too-refined way, Hubert Laws used to dazzle us with it. The substantial sound of Levasseur is a different animal altogether.

    The band is hot and cheeky, a wild thing, kind of a brass band dixie mix. […] This band is about rhythm and sheer for-the-hell-of-it playing, yet it is a very disciplined band. They play apart together.

    Musique d’hiver in Le Journal de Montréal

    “Joane Hétu présente Musique d’hiver”, Manon Guilbert, Le Journal de Montréal, February 17, 2000
    Thursday, February 17, 2000 Press

    Année après année, les productions SuperMémé défendent leurs visions de la musique actuelle. Un nouveau projet, Les Saisons, se poursuit avec Musique d’hiver les 17 et 18 février.

    Joane Hétu signe cette œuvre en quatre mouvements. Elle y décrit le dépouillement, la lumière blanche, la lenteur, le silence, le bruit blanc inhérents à cette saison nordique.

    Depuis plus d’un an, Joane Hétu avait cette musique en tête. Elle a passé plusieurs mois à composer la pièce. «J’avais besoin de ce nouveau défi, explique-t-elle lors d’un entretien téléphonique. Mon écriture s’est améliorée. c’est tout à fait cette pièce que j’entendais. En 70 minutes, quatre blocs sont développés. La Chute. On se les gèle. Lumière de février et Perdu le nord, dans cette musicale description de l’hiver.»

    Cette œuvre sera interprétée par Joane Hétu elle-même, Jean Derome, Guillaume Dostaler, Diane Labrosse et Pierre Tanguay au Centre culturel Calixa-Lavallée au cœur du parc Lafontaine. On y accueillera les gens à compter de l9h avant chaque concert. Un feu de foyer extérieur y sera allumé sur le parvis.

    En première partie, trois D. J. feront une démonstration de «platinage artistique». «Nous courons certains risques, commente Joane Hétu. Notre musique ne suit pas les mêmes règles que la musique populaire. On travaille à développer le public.»

    La semaine prochaine, quelques jours après les exécutions publiques de l’œuvre, les musiciens entreront en studio, profitant du momentum, à Radio-Canada, pour l’enregistrement de Musique d’hiver.

    Musique d’hiver in La Presse

    “Musique d’hiver entre deux bordées”, Alain Brunet, La Presse, February 17, 2000
    Thursday, February 17, 2000 Press

    On vous l’a déjà dit, les Productions Super-Mémé roulent cette année sur des quatre saisons. Les Musiques d’automne ont été un franc succès au Centre culturel Calixa-Lavallée, on enchaîne ce soir et demain avec Musique d’hiver, gracieuseté de Joane Hétu.

    «Craquement et sifflements. Tempête, souffles et froidures, dépouillement, lumière blanche, lenteur, silence, bruit blanc. Cérémonie musicale pour une saison de frimas et de grands vents», annonce le communiqué. Le Canal Météo confirme, Joane Hétu ne pouvait mieux tomber: deux tempêtes ont précédé ses concerts, une autre bordée risque de leur succéder.

    Musique d’hiver est une pièce comportant quatre mouvements: La Chute évoque la première chute de neige de l’année, On se les gèle est un tableau de froid et de vent, Lumière de février s’inspire du blanc resplendissant et du bleu métallique qui illuminent nos paysages d’hiver, Perdu le nord se veut l’expression sonore de cette perte d’énergie, voire cette déprime généralisée au terme de la saison froide.

    «J’ai choisi une instrumentation acoustique pour une une musique très épurée»! amorce Joane Hétu. «Les mélodies y sont simples, les rythmes y sont lents, j’y greffe des matières sonores étonnantes et des paroles assez directes.» Joane Hétu jouera du sax alto et chantera, Jean Derome jouera les flûtes (alto, basse et piccolo), Guillaume Dostaler s’occupera du piano, Diane Labrosse de l’accordéon, Pierre Tanguay des percussions.

    Il y aura peu d’improvisation au menu de Musique d’hiver. «Mes partitions, dit la musicienne, ne comportent peut-être pas les nuances qu’on retrouve dans la musique contemporaine; elles sont plus simples mais elles s’appuient sur des interprètes avec qui je travaille depuis longtemps, dont je sais exactement le jeu et les possibilités. Ma musique repose sur des artistes qui connaissent ma musique et qui savent en faire quelque chose.»

    Autodidacte, Joane Hétu a construit son affaire lentement. Au fil des ans, au fil de Wondeur Brass, Les Poules, Justine, Nous Perçons les oreilles, Castor et compagnie, elle a fait sa petite bonne femme de chemin pour atteindre une certaine maturité.

    Progression

    «J’ai l’étrange impression de toujours recomposer la même affaire, avec chaque fois un peu plus de maîtrise, une meilleure connaissance du médium. J’arrive de mieux en mieux à faire passer ce que j’entends dans ma tête. «Ma progression n’est pas rapide, admet-elle néanmoins. J’ai de plus en plus confiance en moi mais je n’ai pas encore le sentiment d’avoir atteint ma vitesse de croisière. Mais je suis fière de Musique d’hiver qui, je crois, est la plus achevée de mes pièces.»

    Muets in Voir Québec

    “Le chant du souterrain”, Nicolas Houle, Voir Québec, February 17, 2000
    Thursday, February 17, 2000 Press

    Après un premier album énergique, à moitié free-jazz, à moitié free-rock, Klaxon gueule se transforme du tout au tout et accouche d’un nouvel album plus calme, plus atmosphérique et plus…déstabilisant.

    Le premier était Bavards et portait bien son nom. Album double sur lequel le power trio constitué du batteur Michel F Côté, du guitariste Bernard Falaise et du bassiste Alexandre St-Onge s’adonnait à une musique hyperactive, il évoquait un carrefour urbain avec ses rythmes rapides et ses sons mordants. Le second est Muets, plus posé, davantage bruitiste, il donne l’impression du même carrefour urbain, mais perçu au loin, d’un souterrain peut-être. Ce changement de cap, plutôt inattendu, avait néanmoins diverses prémisses: la toute dernière pièce de Bavards, qui allait en ce sens, et la prestation de Klaxon gueule au Festival de musique actuelle l’an dernier, qui laissait également poindre beaucoup d’éléments de cette nouvelle approche, fruit de la dynamique singulière qui anime le trio. «Chaque fois que l’on se rencontre pour le plaisir de se rencontrer, quand on se met à discuter musique, on finit toujours en désaccord majeur sur les différentes esthétiques, raconte Michel F Côté. Il y a bien sûr des points de rencontre, un respect mutuel ainsi qu’une complémentarité, mais il y a des divergences et on s’est rendu compte que de jouer sur les tensions et les divergences pouvait peut-être nous permettre certaines choses. Alors pour Muets, on a opté pour une logique de contraintes.»

    C’est en décidant de se débarrasser de sa lutherie habituelle qu’Alexandre St-Onge a quelque peu pavé la voie à cette nouvelle direction musicale. En effet, le bassiste ne joue plus du tout de son instrument, sinon préparé, c’est-à-dire orné de petits objets ou de petits micros, des micros-contact, lui permettant de faire des sons incongrus. Ses collègues lui ont emboîté le pas: Falaise a trouvé une approche qui se marie à celle du bassiste, tout comme Côté, qui a bardé sa batterie de micros-contact, qui l’a amplifiée, et qui n’a plus qu’à effleurer son instrument pour en jouer. Il en résulte un son très unifié, une série de textures sonores où les instruments sont à peine discernables. «On peut avoir l’impression que Klaxon gueule est un peu abandonné à lui-même, un petit peu en déroute dans un champ sonique bâtard ou complètement iconoclaste, indique Michel F Côté. C’est un peu vrai, mais je trouve à mon humble avis la situation beaucoup plus intéressante.» Or, si l’album est particulièrement différent de son prédécesseur, il n’en demeure pas moins que l’on peut reconnaitre Klaxon gueule à travers son type d’improvisation et certains de ses réflexes «Il y a un jeu de référence quand tu connais bien ie langage des autres, explique Bernard Falaise. Il y a des trucs qui reviennent et parfois on peut même prévoir ce que l’autre fera. On s’adonne à un jeu de réaction, soit par contraste, soit en se fondant dans le son de l’autre.»

    Klaxon gueule se produira dans le cadre d’un triple lancement de disques où Muets bien sur, mais également les nouveaux albums de Joane Hétu et de Diane labrosse seront à l’honneur. Quant à la prestation, Bernard Falaise nous promet un spectacle «avec bien des climats, assez doux, assez électronique et… inusité!»

    Martin Tétreault in La Presse

    “Musique d’hiver… entre deux bordées”, Alain Brunet, La Presse, February 17, 2000
    Thursday, February 17, 2000 Press

    En première partie de Joane Hétu, d’autres musiques d’hiver. On patine sur les platines: le DJ attitré de notre «musique actuelle», coloriste, bruitiste et abstrait, tentera de nouvelles hybridations en joignant ses aiguilles à celles de DJ Pocket, d’allégeance hip-hop, ainsi qu’à celles de DJ Mutante (un garçon, soit dit en passant) qui fait dans la techno hardcore.

    «J’étais un peu tanné du travail abstrait auquel je suis confiné dans le monde de la musique actuelle, confie Tétreault. J’avais envie d’ouvrir sur d’autres mondes, ce que j’ai fait avec ces DJ il y a quelques mois. On a eu tellement de fun qu’on a voulu répéter l’expérience. Il faut quand même dire que Mutante et Pocket sont des déviants dans leurs genres respectifs.» Le contraire nous eut surpris…

    «Chacun s’adapte au jeu de l’autre sans pour autant négliger son propre langage, explique en outre le DJ. On doit suivre les consignes d’un canevas d’intervention mais on peut provoquer des chose. On sait comment ça commence et comment ça se termine… Entre les deux, il y a toute une matière à développer. Il se peut qu’on glisse, qu’on tombe sur le cul… et qu’on se relève.»

    Musique d’hiver in Montréal Campus

    “Tempête de sons”, NM, Montréal Campus, no. 10:11, February 9, 2000
    Wednesday, February 9, 2000 Press

    En deuxième partie sera créée Musique d’hiver, une œuvre de Joane Hétu pour voix et instruments acoustiques: saxophone, flûtes, piano, accordéon et batterie. Joane Hétu, Jean Derome, Guillaume Dostaler, Diane Labrosse et Pierre Tanguay sont tous des artistes éclectiques, actifs et reconnus sur la scène de la musique actuelle, qui ont trempé dans les milieux de la danse, du théâtre et du cinéma. Un feu de foyer extérieur sera allumé chaque soir, avant le début du concert et à l’entracte. Chaleur en perspective pour musique de froidure.

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