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  • Jean Derome in The Senior Times

    “Victoriaville Festival: The delight and innocence of being Jean Derome”, Irwin Block, The Senior Times, May 7, 2015
    Thursday, May 7, 2015 Press

    It might sound incongruous to label a confirmed modernist a “Renaissance Man”, but the moniker fits Jean Derome’s many modes of expression.

    Montrealer Derome began a 45-year career in jazz, contemporary, and improvised music, or musique actuelle, by playing descant recorder by ear at 15, before any formal training. He graduated to flute, saxophone and clarinet, which he plays with imagination and verve.

    Thanks to a $60,000 lifetime achievement award from the Conseil des arts et des lettres du Québec, Derome has prepared a 13-month creative celebration that kicks off May 14, with the first of 18 planned concerts, a new work called Résistances, at the Festival Internationale de Musique Actuelle in Victoriaville. He will play with and direct 19 musicians — the cream of Quebec improvisers. In the year ahead, he will play 38 different pieces, five of them totally new and still under development, with a total of 86 musicians. In all his musical work, Derome can be both serious and playful, often simultaneously.

    Approaching his 60th birthday in June, Derome builds delight and innocence into his music, a determination to carve out new territory, but retains artistic integrity. You hear it in his latest CD, Musiques de Chambres 1992-2012 (Ambiances Magnétiques), an anthology of six previously recorded works for various ensembles. It is a truly unique and inspired collection.

    Launching his celebration, Derome mused that once he started playing in the jazz-rock group Nébu at 16, he knew music would be his life.

    When he auditioned on flute at Montreal’s Conservatoire de musique, and was asked to play a piece by Handel, he had to tell the prof: “You play it for me first, then I will play it — I was not yet able to read music.”

    “Every style has its value system, like the monetary currency of a country. I enjoy travelling between the various musical countries.”

    Résistances is a composition for improvisers, with sections for spontaneous creation that he will direct, using “a dictionary of hand signals that the musicians are learning which will allow future versions to be very different.”

    On his latest CD: “I have always resisted the desire to notate everything, as if we were already dead … Composing is like gardening or rearing children: It is not enough simply to plant the seed! We are obliged, instead, to nurture young life and guide it to maturity.”

    The orchestra is a who’s who of veteran and younger Montreal-based improvisers, including clarinetist Lori Freedman, drummers Pierre Tanguay and Isaiah Ciccarelli, electric guitarist Rainer Wiens and Bernard Falaise, violinists Guido del Fabbro and Josh Zubot, trumpeter Elwood Epps, trombonist Scott Thompson, and sampler Diane Labrosse, and saxophonist/vocalist Joane Hétu, Derome’s life partner.

    He lauds the Victoriaville festival for providing a platform for Quebec’s high quality and wide-ranging creative musicians. It has enabled him to play with such world-class players as French saxophonist Louis Sclavis. As for the festival celebrating its 31st year, Derome noted that avant-garde projects are able to survive in Quebec. His Ensemble SuperMusiques, now in its 36th year performs at the Gesù in Montreal as part of his concert series.

    “They do not have high commercial values but they resist — which underlines a central theme of my work Résistances.”

    It might sound incongruous to label a confirmed modernist a “Renaissance Man”, but the moniker fits Jean Derome’s many modes of expression.

    Jean Derome in La Nouvelle Union

    “L’Année Jean Derome commence au FIMAV”, Manon Toupin, La Nouvelle Union, May 7, 2015
    Thursday, May 7, 2015 Press

    C’est le 29 juin que Jean Derome célèbrera son 60e anniversaire. Mais l’année de festivités et de grands projets qui y est reliée commencera au FIMAV avec la présentation du projet Résistances.

    En entrevue téléphonique, le musicien et compositeur a expliqué que ce projet regroupera 20 musiciens sur scène, dirigés par lui-même. Une partie de la musique est composée, mais une autre est improvisée, modelée sur place par Derome qui a élaboré toute une série de signes que les musiciens devront suivre.

    «Ça poursuit le travail de Canot-camping, présenté à Victoriaville en 2000», raconte-t-il. Parce que depuis ce temps, il a continué d’élaborer des signes qui lui permettent de façonner, «live», la musique.

    Résistances, comme son nom l’indique, s’inspire de la thématique de l’électricité, selon plusieurs points de vue. D’ailleurs, Jean Derome a fait plusieurs recherches sur le sujet depuis trois ans. Qu’il s’agisse des aimants, des aurores boréales ou même du système nerveux, l’électricité est au centre de sa musique qui se veut une grande mosaïque contenant des petites pièces.

    «Pour moi, il était important de venir au FIMAV pour mes 60 ans. J’avais offert à Michel Levasseur (directeur général et artistique) de venir au début de l’année ou à la fin. Il a choisi le début», explique-t-il. Ainsi, cette année soulignant les 60 ans du musicien et compositeur sera bien occupée avec 19 concerts, 5 créations, 38 œuvres, 86 participations, un nouvel album, 2 projections de films et une exposition photo.

    Jean Derome estime que Victoriaville est un pilier de la musique actuelle. «C’est le FIMAV qui a contribué à identifier ce style.» Il va même jusqu’à dire que c’est le festival qui est fondateur de cette musique, d’où l’importance d’y présenter un grand concert en cette année de célébrations

    Il est très excité, content et anxieux de ce concert qui se tient lors de la soirée d’ouverture du FIMAV (22 h le 14 mai au Colisée). Et à une semaine de la soirée, cinq répétitions avaient eu lieu sur huit. Des répétitions décisives, selon lui.

    Bien entendu, il invite les gens de Victoriaville à venir apprécier son concert et les autres présentés au FIMAV. «Ça m’a toujours frappé de voir que le festival a de la difficulté à rejoindre les gens de Victo. Mais on voit que ça change, entre autres, avec les installations sonores», note-t-il.

    Derome considère que les Victoriavillois ont une chance inouïe de pouvoir entendre des créations pour la première fois. «D’entendre quelque chose de différent de ce qu’ils peuvent entendre à la télévision. D’ouvrir des horizons et se familiariser avec ce monde musical. Les gens de Victo ont un trésor entre les mains et ne s’en rendent pas compte», souligne-t-il. Le musicien va même jusqu’à dire que le FIMAV, c’est les chutes Niagara de Victoriaville…

    Les gens de Victo ont un trésor entre les mains et ne s’en rendent pas compte», souligne-t-il. Le musicien va même jusqu’à dire que le FIMAV, c’est les chutes Niagara de Victoriaville…

    Jean Derome in Voir

    “Jean Derome au FIMAV. Résistances”, Réjean Beaucage, Voir, May 6, 2015
    Wednesday, May 6, 2015 Press

    Le compositeur et multi-instrumentiste Jean Derome lance «L’année Jean Derome» avec un projet d’envergure en soirée d’ouverture du FIMAV.

    «Mon premier concert, c’était en 1971, avec Pierre St-Jak (le duo Octogaf, qui deviendra Nébu); un vrai concert, avec un prix d’entrée, du public, etc. C’est là que je situe le début de ma carrière professionnelle.» Jean Derome pourra donc célébrer 45 ans de carrière en 2016, mais cette année, le 29 juin, c’est son 60e anniversaire de naissance qu’il fêtera. Et pourquoi pas le fêter toute l’année! «Je vais profiter de cette année pour reprendre des pièces de mon catalogue et en faire de nouvelles versions. J’essaie de ne travailler qu’avec des interprètes qui sont difficiles à remplacer, parce que ce sont ceux qui m’intéressent, alors c’est évidemment un défi!»

    Le saxophoniste et compositeur explore le jazz d’avant-garde, l’improvisation et les musiques risquées depuis plus de 40 ans. Les différentes reprises présentées tout au long de l’année nous permettront de découvrir des œuvres qui nous avaient échappé, comme Sudoku pour pygmées que l’ensemble Upstream a créée à Halifax et que l’on pourra entendre durant le Off Festival de jazz, interprétée par Jean Derome et les Dangereux Zhoms (le saxophoniste participera aussi au Festival international de jazz de Montréal, un doublé assez rare!). On trouve aussi certaines de ces pièces sur le plus récent disque du compositeur, Musiques de chambres, 1992-2012, qui s’ajoute à la centaine d’enregistrements auxquels il a collaboré et qui paraît évidemment sous étiquette Ambiances Magnétiques, une maison dont Jean Derome fut l’un des cofondateurs en 1984.

    Cette année de célébration débutera le 14 mai avec la création de la pièce Résistances par une vingtaine de musiciens au Festival international de musique actuelle de Victoriaville. «Ça part de mon projet Canot-camping [présenté en 2000 au FIMAV], alors on peut dire que nous étions déjà dans le courant, et il nous a menés à un barrage hydro-électrique!» Jean Derome est certainement l’un des plus dignes représentants de ce courant alternatif québécois que l’on nomme «musique actuelle». Comme il est aussi pataphysicien à ses heures, et donc amoureux des mots, il a bâti sa plus récente œuvre autour d’un thème relié à une autre ressource naturelle bien de chez nous: l’électricité. «Toute l’Amérique du Nord module son électricité à la même fréquence, 60 hertz. C’est sur cette fréquence que l’orchestre sera accordé pour jouer Résistances, qui durera 60 minutes. C’est un thème tellement vaste que je ne vais pas l’épuiser avec cette seule pièce, alors ce sera à suivre!»

    Les nombreuses activités qui jalonneront cette «Année Jean Derome» sont rendues possibles grâce à une bourse de carrière que le CALQ a octroyée à Derome en 2013 (c’était évidemment un hasard, mais il a alors reçu… 60 000$!). Il y a aussi une exposition de photos (à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal jusqu’au 31 mai), un documentaire de Richard Jutras (le 26 juin à la Cinémathèque québécoise) et une vingtaine de concerts dont on trouvera le détail sur le tout nouveau site web du compositeur (jeanderome.com). Un secret trop bien gardé qui se dévoile enfin à tous!

    Un secret trop bien gardé qui se dévoile enfin à tous!

    The Squiggle Game in Blow Up

    “Waves. Impro Rock”, Stefano Isidoro Bianchi, Blow Up, no. 204, May 1, 2015
    Friday, May 1, 2015 Press

    Qualcuno ricorderà, nove anni fa, l’unico album dei canadesi Foodsoon che potremmo definire “band collaterale” dei Klaxon Gueule; ecco, a distanza di tanto tempo ritroviamo il batterista Alexander MacSween all’esordio a nome personale dopo una carriera andata avanti per anni e anni alla corte di molte delle migliori formazioni di imrpo-jazz/rock attive a Montréal. Con lui (batteria, programmazione, sampler e tastiere) ci sono Corinne René (marimba, timpani, gong, vibrafono, percussioni), Nicolas Caloia (contrabbasso) e Sam Shalabi (chitarra elettrica) e al centro di tutto c’è, inutile dire, il (senso del) ritmo. Guidato però più da Shalabi che da MacSween: è la sua chitarra rigurgitata e singultante che dà l’abbrivio a quasi tutti i pezzi, ora più decisi (That Gum You Like, DCVI), ora più astratti (Eleanor Bone, la jazzata Crocodiles), ora vagamente technoidi (Uncle Flabbius, Onward), ora completamente sfasciati e disgregati (Scarsdale, The Poacher’s Dream). Il responsabile primo programma tempi e controtempi (Love Me On Tuesday) e con gli altri “comprimari” aggiunge sample, rimbrotti, botte, rimbalzi. Tutto è essenziale fino ad apparire spartano e talvolta interrogativo: bel disco. (7/10)

    7/10
    7

    The Squiggle Game in Bad Alchemy

    “Kritik”, Rigobert Dittmann, Bad Alchemy, no. 85, May 1, 2015
    Friday, May 1, 2015 Press

    Beats’n’Bass? Beats’n’Guitar? Beides. MacSween gibt mit Rhythm Programming & Sampler und seinen Erfahrungen mit Bernard Falaise und Martin Tetreault den Ton an, Nicolas Caloia (Ratchet Orchestra) spielt Kontrabass & Korg, Corinne René klopft und streicht Marimba, Woodblocks, Tympani, Gongs, Cymbal etc., Sam Shalabi, MacSweens Duopartner in Detention und rundum einer von Montréals umtriebigsten Köpfen, etwa mit Shalabi Effect oder Land Of Kush, spielt E- & Nylonstringgitarre. Zusammen wildern sie Eisbären oder Krokodile, sie kauen Gummi oder Pflaumen und krakeln, wie es der Phantasie beliebt. Wobei das erste Klangbild eher einem Tüpfeln gleicht, mit seinen punktuellen Gesten und Kürzeln, die in straightes Drumming von René münden, während Shalabi frei drauflos improvisiert. Nach ähnlicher Rezeptur entstanden so 11 Tracks, jedoch mit jeweils besonderer perkussiver Finesse und Klangfarbe, mal mit qualliger Pauke und geschraubtem Knarren, mal mit dadaistischen Spracheinwürfen und krumm genagelten Bluesnoten. Shalabi lässt sich jedenfalls immer ein bisschen was anderes einfallen und trumpft sogar mal als ironischer Coq-Roqer auf. In Zweifelsfall ist es meist MacSween, der einem ein X für ein U vormacht, mit Automatengetickel zu Marimageklöppel und Knarrbass bei ‘Uncle Flabbius’, mit seltsamen Wooshes, U U U U-Kampfrufen und systemwidrigem Verhalten von Krokodilen bei ‘Crocodile’. Wenn es komisch flötet oder rauscht, ist er der Haupt­verdächtige. Wenn es nicht wie bei ‘Scarsdale’ doch der gestrichene Gong und eine aufbrausende Gitarre ist. Die dann auch fies jaulende Schlingen legt. Caloia streicht Pflaumenmus, bei ‘Onward’ ticken Sekunden zunehmend groovy und stompy. Auch das Finish ist groovy, mit Korg und Marimba und einem schnellen, treibenden Shufflebeat. Ich fühle mich bestens besquigglet.

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