Skip to main content
actuellecd

Blog

323 results
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • Tremblement de fer in Le Devoir

    “Critique”, Serge Truffaut, Le Devoir, October 16, 2010
    Saturday, October 16, 2010 Press

    Son album, Labbé l’a baptisé Tremblement de fer. Avant d’en causer, il y a obligation de vous signaler que cette suite musicale fut déclinée en ouverture de l’Off de l’an dernier. Labbé était alors flanqué d’une cinquantaine de musiciens, des violonistes, des trompettistes, des batteurs. Bref, des conteurs.

    En juin dernier, au Studio 270, Labbé était entouré de douze instrumentistes. Ce qui a été perdu en puissance a été remplacé par la densité ou l’intensité. C’est au choix. Toujours est-il que les noms propres des musiciens appelés étant autant de gages de qualité totale, comme on dit en langue économétrique, il faut s’y arrêter.

    Ni raccoleur ni compliqué complexe

    Aux saxophones, il y a André Leroux, dont le son est… Comment dire? Franc du collier. Aux autres saxos, il y a Jean Derome, l’homme des subtilités comme des élégances. À la trompette, il y a Aaron Doyle, croisement de Bunk Johnson et de Lester Bowie. Au trombone, il y a Jean-Nicolas Trottier, version canadienne et pas uniquement québécoise de Steve Turre. Aux violons et au violoncelle, Josiane Laberge, Mélanie de Bonville, Jean René et Émilie Girard-Charest séduiraient John Zorn si celui-ci les entendait.

    À la guitare, on retrouve Bernard Falaise, qui prend autant de risques que Marc Ribot. À la rythmique, autrement dit au piano électrique, à la contrebasse et à la batterie, Guillaume Dostaler, Clinton Ryder et Pierre Tanguay touillent juste à temps et tout le temps les gammes et harmonies de Labbé. Plus haut on a écrit que c’était dense. C’est cela, mais c’est aussi…

    C’est également très étonnant comme très captivant. Ce que le compositeur Labbé et ses amis instrumentistes ont d’admirable, c’est que, nous étonnant, ils nous déstabilisent dans le sens aussi noble que bon du terme. Labbé n’essaye jamais de nous séduire en empruntant les voies du racolage ou celles opposées du compliqué complexe jusqu’à l’absurde. En clair, Labbé réveille et aiguise les neurones de toutes nos curiosités. Et ça, c’est «hénaurme».

    En clair, Labbé réveille et aiguise les neurones de toutes nos curiosités. Et ça, c’est «hénaurme».

    Tremblement de fer in Radio-Canada: Désautels

    “Critique”, Alain Brunet, Radio-Canada: Désautels, October 15, 2010
    Friday, October 15, 2010 Press

    Un des beaux albums de cet automne, celui de Pierre Labbé, Tremblement de fer. [Cette pièce] s’intitule Le 2e souk, on sent l’inspiration, n’est-ce pas? c’est très très moyen-oriental effectivement. Mais c’est un souk de Montréal. C’est drôle parce que le Festival du monde Arabe de Montréal s’en vient bientôt mais ça aurait très bien pu être une pièce emblématique, mais non, pas du tout, il n’y a aucun musicien d’origine arabe dans ce groupe de 12 dirigé par Pierre Labbé.

    Je crois que sur scène ce sera le concert de clôture de l’Off festival, dimanche de la semaine prochaine au Lion d’Or. Et ce Tremblement de fer, il réunit des esthétiques. C’est ça qui est intéressant. Il y a du jazz, du jazz post Bitches Brew avec des éléments d’improvisation de musique un peu électrique. Il y a des musiciens qui proviennent de la musique actuelle, je pense à Jean Derome, je pense à Bernard Falaise aux guitares. Jean Derome qui est un grand compositeur, très bon saxophoniste, excellent flûtiste. Je pense à André Leroux qui est à mon avis le meilleur saxophoniste en ville; Aaron Doyle, trompette, un quatuor à corde: Émilie Girard-Charest, Josiane Laberge, Mélanie De Bonville, Jean René à l’alto; une très bonne section rythmique: Pierre Tanguay à la batterie, Clinton Ryder, contrebasse, Guillaume Dostaler au piano électrique.

    Et différentes esthétiques: musique contemporaine, musique improvisée, parfois du groove. C’est quand même multi-polaire mais c’est très bien intégré par Pierre Labbé qui avait fait ce Tremblement de fer pour une cinquantaine de musiciens il y a un an et demi à un autre Off Festival et c’était beaucoup moins réussi. On dirait qu’il a complètement resserré ses propositions, il les a retravaillé et il a réuni la crème de cette cinquantaine de musiciens et ça donne un excellent résultat.

    Un des beaux albums de cet automne

    Tremblement de fer in Voir

    “Critique”, Réjean Beaucage, Voir, October 14, 2010
    Thursday, October 14, 2010 Press

    Voici un disque surprenant. L’œuvre a été créée l’an dernier en ouverture de l’Off Festival de jazz par un ensemble de 50 musiciens, et le compositeur a réduit l’effectif à 12 musiciens, qu’il dirige lui-même, pour l’enregistrement. Labbé, qui est saxophoniste, nous offre une manière de Third Stream très éclaté où le sax a bien sûr une bonne place (avec Jean Derome et André Leroux, pas de problème!), mais la guitare électrique (Bernard Falaise) ou le piano électrique (Guillaume Dostaler) ajoutent aussi de sacrées textures, et il y a même au milieu de l’ensemble un quatuor à cordes qui met ici et là des touches de couleur superbes.

    Voici un disque surprenant.

    24 Frames — Trance in Monsieur Délire

    “Listening Diary”, François Couture, Monsieur Délire, October 13, 2010
    Wednesday, October 13, 2010 Press

    24 Frames is a series of 24 pieces for guitar written over the past few years. 24 Frames: Trance is the first installment in a triptych documenting the whole cycle. This first release is actually part three, featuring the compositions Frame 19 up to Frame 24, all for electric guitar, electronics, and video (by Martin Messier) — hence the CD+DVD format. Messier’s videos are interesting abstract works, though not essential to the music (except perhaps for Frame 24: 57 Ways of Playing Guitar). Brady delivers virtuoso performances and deploys treasures of original techniques. This record puts him (once again) on par with Fred Frith and Nick Didkovsky. 24 Frames: 57 Ways of Playing Guitar in particular makes him worthy of the title of guitar hero. A splendid record that goes straight to the essence of Brady’s aesthetics. I’m eagerly awaiting the other two installments.

    This record puts him (once again) on par with Fred Frith and Nick Didkovsky.

    À l’inattendu les dieux livrent passage in Mouton Noir

    “À l’inattendu… chez &records”, Éric Normand, Mouton Noir, October 12, 2010
    Tuesday, October 12, 2010 Press

    Musicien éclectique, Michel F Côté codirige l’étiquette &records avec Fabrizio Gilardino — qui signe le design des pochettes sérigraphiées. & est une étiquette bien de son temps, post-crise du disque. La présentation mince — sans tranche — et soignée des disques nous dit d’emblée que l’objet n’est pas destiné à la vente au détail dans des étagères identifiées à tel ou tel style. Il s’adresse plutôt au mélomane, collectionneur, converti à l’achat en ligne — sans intermédiaire — ou mieux, fureteur de concerts. Les projets défendus par l’étiquette s’inscrivent dans la création vivante, musiques contemporaines sans snobisme qui se nourrissent de free-rock comme de minimalisme, mais jamais d’académisme.

    Michel F Côté est un créateur à tiroirs. Compositeur pour le théâtre (Wajdi Mouawad, Robert Lepage), la danse, le cinéma, il est passé maître dans l’art d’amalgamer comme de soustraire. Ses projets d’ensembles nous ont fait voyager entre le country blasé, le jazz primitif, le rock électronique. En solo ou avec l’ensemble Mecha Fixes Clocks, Côté nous propose des musiques méditatives et denses, toutes dédiées à la contemplation de textures fines, d’harmonies complexes qui se déploient lentement, nous portant dans un état de calme et de volupté.

    À L’inattendu… poursuit cette recherche de simplicité. Ici, fini les boucles rythmiques qui hantaient le premier opus de la formation; tout nous entraîne dans la lenteur et la largeur des orchestrations. Réussite éminente, d’une grande beauté, cet album s’inscrit dans la lignée des grandes œuvres méditatives des compositeurs tels que Morton Feldman ou Giacinto Scelsi, mais teinté d’un goût aigu pour les textures riches et les formes épurées héritées du rock comme des musiques expérimentales.

    Réussite éminente, d’une grande beauté…
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17